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Losc, les disparus ?

Ce soir (20h45), Lille entame sa campagne de Ligue des champions face au BATE Borisov. Un match largement dans leurs cordes si les Dogues avaient les crocs acérés. Or, les Nordistes balbutient leur football. Et comme dirait Martine, quand c'est flou, il y a un loup. Reste à trouver lequel…

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Accoudé au zinc, on écoute le diagnostic quand, par miracle, les conversations désertent le PSG (oh, pas longtemps hein) pour migrer vers le cas lillois : « J'vous l'avais dit : sans Hazard, Lille, ils sont morts. Moi, j'dis toujours "Un seul être vous manque et…" Heu… putain j'me souviens plus de la suite, mais bon, vous avez pigé quoi… » À première vue, la démonstration est imparable : c'est vrai qu'Eden Hazard est parti du Losc pour Chelsea ; c'est vrai que les champions de France 2011 se portent moins bien. Un seul être vous manque, donc… En partant à Londres, le petit lutin belge a fourré dans ses valises un bilan individuel de vingt pions et quinze passes décisives, un truc ahurissant quand même. Aujourd'hui, on ne va pas se mentir, Lille peine à retrouver ce pouvoir de décision et, fatalement, le lien de cause à effet paraît évident. Mais, en fait, l'histoire est un peu plus nuancée que ça. Déjà parce que les Dogues paient surtout une succession de départs depuis deux ans.

Peu se le rappellent, mais lors de la saison du titre, le détonateur en chef ne se nommait pas Eden Hazard (7 buts et 8 passes « seulement » ), mais bel et bien Gervinho (15 pions, 10 offrandes), la meilleure stat combinée de Ligue 1 alors. D'autant que l'Ivoirien au front proéminent évoluait avec un autre artificier on fire, Moussa Sow, 25 réalisations s'il vous plaît. Quand les deux Africains s'en sont allés, Hazard avait pris la relève statistique, mais déjà, collectivement, le club nordiste avait manifesté une régression. Désormais, Lille doit gérer ce déficit individuel et ce déclin collectif. Pour tout dire, on ne sait pas ce qui est le plus préoccupant. C'est vrai qu'un Hazard, on en croise une fois tous les dix ans en L1 et un tel départ est considérable, surtout quand, on insiste, il fait suite à ceux déjà meurtriers de Gervinho et Sow, que ni De Melo, ni Roux, ni même Payet n'ont fait oublier. Mais aujourd'hui, au-delà de ça, c'est un peu toute la belle mécanique d'ensemble qui paraît grippée. Gênant…

Martin, cette drôle de clé

Car ces quatre dernières années, la force lilloise semblait essentiellement liée au fonds de jeu, le meilleur de France certainement. Et le voilà, le hic : le Losc joue moins bien. Parfois beaucoup moins bien. Si on a beaucoup glosé sur les départs offensifs, si sur les flancs Payet et Kalou n'ont pas (encore ?) la même capacité de perforation que feu le duo Gervinho-Hazard, on n'a probablement pas bien mesuré l'impact envolé à Newcastle d'un Cabaye. L'an passé, c'est sa capacité à se projeter vers l'avant par rapport à un Pedretti, son remplaçant théorique, qui avait privé l'escouade de Rudi Garcia de ce volume offensif supplémentaire. Actuellement, c'est davantage dans l'organisation tactique que cette absence pèse de tout son poids. Cet été, Marvin Martin a posé ses bagages dans le Nord, avec ses qualités, mais aussi ses limites. Auparavant, le triangle était impeccablement disposé : Mavuba en sentinelle avec Balmont et Cabaye en piston de part et d'autre.


Avec l'ex-Sochalien, l'équation se complique. Dans l'idéal, il faudrait inverser le triangle avec Martin en axial plus haut devant les deux récupérateurs et c'est ce que Garcia avait installé en tout début de saison. Un four. Car Mavuba a un mal fou à devoir se décaler pour faire de la place à un autre pur défensif (Balmont) et il faut sans doute chiner par là les raisons de la fragilité défensive, notamment à Copenhague lors du match aller de barrages de C1. Alors on pourrait se dire qu'il suffit de réinstaller Martin dans la même position qu'un Cabaye pour mieux laisser Rio reprendre son poste défensif axial. On pourrait, oui, si l'ancien Lionceau possédait le même volume athlétique que le Magpie, cette même capacité à franchir les lignes tout en allant au mastic. Or, dans cette position décalée dans un milieu à trois, Martin tombe dans l'abattage obscur auquel il ne rechigne pas, mais il perd dès lors la plus grande de ses aptitudes : la justesse dans les vingt-cinq derniers mètres et l'art de la dernière passe. Au vrai, à bien y regarder, la clé s'appelle peut-être Marvin Martin. Comme un pied de nez au préambule sur Hazard : un seul être est là et tout est dépeuplé…

Par Dave Appadoo
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