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Losc à moelle

Sans faire de bruit, le champion de France fait son petit bonhomme de chemin. Un relatif anonymat qui ferait presqu’oublier que malgré le tapage autour des autres membres de la concurrence, le favori pour le titre de champion de France reste Lille.

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Certains pourraient appeler ça la position idéale. Avec son pétaradant doublé Coupe-Championnat de l’an passé, Lille s’apprêtait à vivre cette saison sous les feux des projecteurs, épié par tous, attendu au tournant à chaque match et de pied ferme par chaque adversaire. Une pression dont seuls les clubs les plus expérimentés savent s’accommoder pour continuer leur progression vers ces sommets où tout est plus dur, plus escarpé, où même l’air est plus rare. Mais dans un mélange structurel et conjoncturel, le Losc s’est démerdé pour poursuivre son ascension bien calé dans la roue d’autres équipes de tête, camouflé par le hit du début de saison Montpellier, l’aura désormais galactique du PSG et les enchaînements crise-rédemption de l’OM. Oui, personne ne parle de ces Dogues « seulement » troisièmes de Ligue 1 à la trêve avec trente-six unités au compteur soit… une de plus que l’an dernier à la même époque quand ils avaient été sacrés champions d’automne. Un sortant qui continue à s’améliorer sans que personne ou presque n’en pipe mot, confort rare, peut-être inédit même et qui sied à merveille avec la nature « faussement » familiale du club nordiste. On dit « faussement » sans qu’il soit ici question de les accuser de feinter cet esprit. Simplement, sous des dehors sincères de simplicité, Lille est formidablement structuré et doté d’un projet sportif (avec notamment l’arrivée en juillet du Grand Stade) dont Rudi Garcia avouait en juin dernier qu’il pense depuis plus de deux ans qu’il est le meilleur de France. Bien sûr, depuis, le Qatar est venu redistribuer les cartes mais c’est un fait, le Losc reste une locomotive qui ne dit pas son nom du football français.

Au Parc, le patron parlait ch'ti

Si les champions de France sont aussi peu dans la lumière, ils le doivent aussi à leur propre évolution ainsi qu’à un énorme couac qui va peut-être les aider en fin de compte, mais on y reviendra. Concernant l’évolution des Nordistes, il faut bien admettre que ceux-ci sont moins flamboyants que l’an dernier. Pas moins forts, nuance. Jusqu’au coup d’envoi de la dix-neuvième journée, Lille affichait tout simplement la meilleure défense du Championnat (seize pions avant les quatre encaissés face à Nice), alors que l’an passé, c’est surtout leur frénésie offensive qui faisait leur griffe. Bien sûr, le Losc est attendu et sans doute un peu mieux décrypté. Mais c’est surtout dans les départs conjugués de Cabaye et Gervinho qu’il faut chercher l’explication première. L’international français parti à Newcastle était un relayeur capable de franchir les lignes et pénétrer les défenses bien davantage que Pedretti, son successeur poste pour poste. Quant à l’Ivoirien envolé à Arsenal, il figurait ni plus ni moins le meilleur joueur de L1, le plus perforant, le plus déséquilibrant et c’est sans doute pour ça que Moussa Sow, qui avait marqué tant de buts dans un fauteuil suite aux percées du néo-Gunner, peine bien plus à trouver la mire actuellement. Evidemment, il reste Eden Hazard mais le Belge n’a plus forcément d’alter ego de son calibre pour lui ouvrir les espaces, même si Joe Cole, que l’on croyait cramé, est une bonne surprise et offre une variante tactique en cas de besoin (parfois le 4-3-3 quasi immuable de l’an dernier mute en 4-2-3-1 avec un meneur axial). Au vrai, la force de Rudi Garcia aura été de convaincre un groupe rassasié de troquer un peu de lumière contre davantage de labeur, à l’image d’Hazard auteur de treize récupérations de balles au Parc des Princes lors du sommet face au PSG qui aura rappelé que le patron de L1 parle encore ch’ti.

Le couac en C1 ? Tant mieux !


Mais finalement, si Lille continue de pouvoir avancer de façon furtive, il le doit aussi à son raté en Ligue des champions. Tout le monde, eux compris, les voyait bien sortir de leur poule et même en première position devant l’Inter Milan lui-même dont on oublie un peu vite qu’il est ni plus ni moins que l’avant-dernier champion d’Europe et le seul club à avoir dompté Barcelone depuis trois ans et demi. Et c’est un terrible paradoxe que l’équipe française qui aura été la meilleure dans le contenu soit la seule à être passée par la fenêtre de la C1, sans même pouvoir retomber en C3. Un couac qui rappelle que la plus belle compétition de clubs du monde ne s’offre pas au premier venu, voyez Manchester City. Mais à bien y regarder, c’est à se demander si cette sortie prématurée n’est pas en fait un mal pour un bien. Car en plus de l’expérience engrangée qui finira par payer (combien de phases de poule bazardées par Lyon et Marseille avant d’apprendre à aller en huitièmes régulièrement ?), le Losc va aussi bénéficier de davantage de fraîcheur désormais car il faut bien le dire, la principale faiblesse lilloise demeure son banc assez limité à ce niveau d’ambition, sa force reposant avant tout sur la qualité de son onze. L’heure de rappeler que malgré le crédit sans limite du PSG, l’ensemble lyonnais et la puissance marseillaise, la meilleure équipe de football reste l’escouade de Rudi Garcia. Une preuve ? Le Losc est la seule formation du Big Four (avec Paris, Lyon et Marseille) à ne pas avoir perdu dans ce mini-championnat. En clair, au moins jusqu’au 20 mai prochain, le champion s’appelle Lille.

Par Dave Apadoo
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