France - Ligue 1 - 21e journée

Par Alexandre Pauwels

Lorient tout en haut, Nancy tout en bas

Suite de la 21e journée de Ligue 1, et une conclusion du samedi soir : avec sa victoire sur Troyes (3-2), Lorient est au pied du podium. Sinon, les prétendants à l’Europe que sont Toulouse ou Saint-Étienne ont tous deux gagné, Brandão a marqué, et Mutu foiré une panenka. Ah, et Nancy en est à 20 matchs sans victoire. Bref, une journée mouvementée.

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Etienne Capoue à la lutte avec Thomas Ayasse (Nancy)
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Ajaccio-Valenciennes : 1-1

Sale soirée pour l'ACA. Pourtant, tout, absolument tout allait bien face à Valenciennes, jusqu’à la 70e minute de jeu. Face à des Nordistes en manque de confiance (un seul succès en cinq matchs, dont trois défaites et un dernier carton à Nice, hein…), les Corses sont à l’aise dès le départ. Et Adrian Mutu est en forme : la star roumaine ouvre le score en première période, en bon renard, en suivant une frappe d’André détournée par Penneteau (1-0, 29e). Après quoi, il provoque le tacle par derrière d’Angoua, et une expulsion logique. Enfin, il a l’occasion de doubler la mise sur pénalty. Mutu n’en a pas raté beaucoup, dans sa riche carrière. En effet, dans un premier temps, il bat Penneteau. Mais ses collègues sont entrés dans la surface avant son tir. À retirer. Le Roumain tente la panenka, et cette fois-ci, c’est raté. C’est con. Ça l’est d’autant plus qu’à peine cinq minutes plus tard, à la 70e minute donc, Nguette arrachera l’égalisation d’un tir croisé face à Ochoa (1-1). Les Corses pourront s’en vouloir, ils laissent clairement filer deux points, et ne sont donc qu’à deux unités de la zone rouge. Valenciennes n'a pas retrouvé l'enthousiasme du début de saison, mais limite la casse. C’est déjà ça.

Lorient-Troyes : 3-2

Les Merlus avaient une énorme occasion, lors de cette 21e journée de Ligue 1. Celle, en cas de victoire face à Troyes, de se positionner à la 4e place de Ligue 1. Un objectif atteint, dans la douleur. Premièrement dominés par des Troyens décomplexés et entreprenants - à l’image du jeune Corentin Jean - les Bretons font preuve de réalisme, en trouvant la faille sur leur première occasion : Aliadière déborde alors sur l’aile gauche, et sert un Monnet-Paquet esseulé, qui n’a qu’à pousser la balle au fond (1-0, 20e). Enfin, disons, sur la ligne. Accordé par l’arbitre, ce but litigieux va inverser la tendance : la confiance change de camp, ce sont les Merlus qui dominent la fin de première période. Et cruellement pour les Troyens, les locaux ne tarderont pas à doubler la mise : Barthelmé déborde, encore à gauche, pour trouver Enzo Reale au second poteau, dont la reprise termine au fond des filets (2-0, 26e). Les hommes de Gourcuff décident de tenir le score, tactique qui va leur provoquer quelques montées de sueur en seconde période. Par deux fois, les Champenois reviendront au score, grâce à Bréchet de la tête sur corner (2-1, 66e), puis Camus (3-2, 87e). Heureusement qu’entre-temps, Bourillon avait redonné une confortable avance aux Merlus (3-1, 83e)… Non sans frayeur donc, les Bretons récoltent les trois points qui leur permettent de se retrouver provisoirement au pied du podium. Pour Troyes, la situation reste inchangée, à la 19e place, et à sept longueurs du premier non relégable.

Brest-Saint-Étienne : 0-1

Saint-Étienne allait-il se relancer en championnat après sa qualification en finale de la Coupe de la Ligue ? Là était toute la question de ce déplacement à Brest. Parce que les Verts restaient sur six matchs sans victoire en championnat, et avaient un besoin urgent de points, pour se hisser de nouveau en première partie de tableau. Eh bien, les Verts ont répondu présents. Largement dominateurs sur l’ensemble de la rencontre, ils ont cependant manqué de réalisme, s’en remettant au seul Brandão (et sa jolie balle piquée, 0-1, 50e) pour trouver la faille. Sacrément paradoxal. En attendant, Aubameyang, qui n’a plus marqué depuis neuf rencontres, s'enfonce dans sa période de doute, avec deux nouvelles occasions vendangées : une frappe mollassonne bloquée sur sa ligne par Martial, et un face-à-face perdu avec Thébaux. Les Bretons, quant à eux, ont souffert pendant une grande partie du match, ne parvenant à réagir que durant la dernière demi-heure, avec, notamment, un poteau de Ben Basat. Pas d’alerte pour Brest, qui reste à cinq points de la zone rouge, tandis que Saint-Étienne, qui clamait haut et fort son besoin de points, obtient ce qu’il était venu chercher. Les Verts retrouvent la première partie de tableau, à la 8e place, et à seulement trois points du 4e, Lorient.

Toulouse-Nancy : 2-1

20, c’est donc le chiffre de la journée. Ou le nombre de matchs consécutifs sans victoire pour l’AS Nancy Lorraine. Ouais, dur. Mais en même temps, les Nancéiens ont une nouvelle fois cherché le bâton face à Toulouse, en reproduisant leur tactique défensive chiante au possible. Dans un premier temps cela dit, ça fonctionne plutôt bien. La faute à un certain manque de réalisme toulousain. Un manque de réalisme global, si on ne tient pas compte de Franck Tabanou. Parce que l’ailier du Téf était dans un bon soir : après une tête frôlant l’équerre et une frappe détournée par Grégorini, le blondinet ouvre le score de la tronche, sur un long centre d’Aurier (1-0, 56e). Encore affamé, il doublera la mise suite à un joli numéro côté gauche où, après quatre-cinq passements de jambe face à son vis-à-vis, il trompera le portier d’une frappe tendue dans un angle fermé (2-0, 78e). Le pauvre Grégorini avait anticipé le centre, pas de bol. La réduction du score de Karaboué (d’une belle frappe des 20 mètres au ras du montant, 2-1, 89e) n’y fera rien, Nancy poursuit donc sa série noire. Toulouse confirme son retour au premier plan avec ce quatrième match consécutif sans défaite et retrouve la première partie de tableau, à la 9e place.


Par Alexandre Pauwels

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  • Message posté par Dilaw le 20/01/2013 à 08:36
      Note : 1 

    Nguette ça fait deux matchs que je le vois jouer, et il m'impressionne toujours autant!

  • Message posté par roctovirso le 20/01/2013 à 11:24
      

    Lorient ça tiendra pas, le meilleur entraîneur de France le sait. Saint-Etienne c'est tout l'inverse, l'entraîneur le plus bad-boy de France est en train de le réaliser. Après, Nice qui a l'entraîneur le plus outsider de France, est capable de bien faire, comme Bordeaux qui a l'entraîneur le plus grognon de France. Quant à Lille qui a l'entraîneur le plus aboyeur de France, Lyon, le plus ultra-brite, Marseille le plus Béarnais, et Rennes le plus Corse, tout ça fera l'intérêt de cette session 2013.
    Sans compter que pour la descente, reste une place pour cinq ou six qui devrait vite être attribuée.
    Après, la glorieuse incertitude du sport...


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