1. // Reprise L1 – FC Lorient

Lorient, rendez-vous en terre inconnue

Nouvelle équipe, nouvel équipementier, premier stage à l'étranger, un nouveau centre d'entraînement à venir : le Lorient 2012 construit un nouveau cycle mais, sportivement, avance un peu à l'aveugle. Un peu comme Gilbert Montagné au bras de Fred Lopez au Tibet.

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La saison 2011 des Merlus aurait pu être la plus aboutie de leur existence en Ligue 1. Elle s'est pourtant soldée par une onzième place décevante, en trompe-l'œil peut-être, avec une rétrogradation éclair de quatre places, au soir de la dernière journée. Lorient s'était pourtant habitué, la saison 2006-2007 mise à part, celle de la remontée dans l'élite, à figurer dans la première moitié de tableau et répondait ainsi à la volonté du récent président Féry de faire « partie des meubles » de la L1. Arnaud Le Lan, un historique du FCL, se montre pourtant prudent : « Sur les dernières saisons, on peut dire ça, mais quand je vois Monaco, qui était quand même un bien plus gros meuble que nous en L1, on n'est pas à l'abri d'une saison noire » . Et avant de débuter le nouvel exercice, les Merlus avancent un peu dans la brume. « Les matches amicaux n'ont rien révélé. Dans le jeu, c'était assez plat et monotone. On ne sait pas trop où est notre marge de progression. On a du mal à se situer par rapport aux autres équipes du ventre mou. Vu les joueurs qu'on a perdus, c'est sûr qu'il faudra un peu de temps pour reconstruire. Parce que la paire Gameiro-Amalfitano par exemple, elle avait mis deux ans avant d'être au top, faut s'en souvenir de ça aussi » , prévient Le Lan.

Première colo à l'étranger

Eh oui, cette saison, c'est en premier lieu une saison de reconstruction sur le terrain. Gameiro, après trois saisons pleines dans le Morbihan, a rapporté les sous escomptés dans la poche du club. Amalfitano, dit “Momo”, est parti sur les traces d'Abriel à l'OM, tout comme Morel, qui a laissé Rennes en plan au dernier moment. « Ça ne change pas grand-chose en fait, puisqu'on reste sur la même disposition tactique chère au coach... Enfin, si, on n'aura juste plus un attaquant capable de faire des appels sur 50 mètres comme le faisait Gameiro. Mais des attaquants comme ça, on n'en croise pas tous les jours » confesse Le Lan. Côté arrivées, le staff breton a misé sur Julien Quercia, format de poche comme Gameiro, peu avare en appels aussi mais diablement moins buteur, sur deux revanchards, le meneur de jeu Coutadeur, pas forcément plus grand, qui s'était égaré à Monaco, Aliadière, qui s'était perdu un peu partout dans les infirmeries anglaises, et deux défenseurs, Pedrinho, latéral droit venu de Coimbra (D2 portugaise) pour remplacer le flop Sosa ainsi que Lucas Mareque (Independiente) pour remplacer l'essuie-glace Morel. Il n'y a donc qu'une seule certitude : le staff technique lorientais s'est surtout attaché à recruter des profils susceptibles de se fondre dans les principes de jeu et le schéma immuable de Christian Gourcuff : le 442 “en ligne”, le replacement collectif, l'initiative offensive, les triangles, les débordements et la profondeur. Pour rentrer tout ça dans le crâne des bizuts de la méthode Gourcuff, Lorient est parti pour la première fois de sa vie en stage à l'étranger, en Autriche, avec toutes ses recrues, sauf Mareque, arrivé peu avant le 14 juillet. S'il s'est avéré moins long que les stages précédents – une semaine en moins – il a surtout plu à coach Christian, « un stage exceptionnel » tant sur le plan humain que sportif. Pour Le Lan, ce stage autrichien a avant tout facilité l'intégration des recrues : « Le fait d'être à l'étranger, avec la barrière de la langue, cela a permis au groupe de se recentrer sur lui-même et donc de prendre du temps pour intégrer les nouveaux » .

L'Espace FCL et Macron

On comprend donc bien que cette saison 2012, sur le plan sportif, revêtira l'habit de la fameuse “saison de transition”. Elle sera surtout, a priori, la dernière saison d'un FC Lorient avec un centre d'entraînement à la traîne et un Moustoir plutôt désuet. Fin mai 2011, le FCL a posé la première pierre de son futur centre de vie, originalement appelé “Espace FCL”, avec huit terrains d'entraînement, le centre de formation, les installations pour les pros, les administratifs du club, le tout à proximité d'une thalasso et d'un centre de rééducation bien connu de Bretagne : Kerpape. Bref, un vrai QG qui donnera enfin de la gueule, hors des terrains de compétition, à ces Merlus. Arnaud Le Lan, qui a connu le Lorient de Stéphane Pédron, Ali Bouafia et Philippe Schuth, mesure aujourd'hui le chemin parcouru : « Au niveau des infrastructures, on se rapproche de ce qui se fait de mieux en L1. Bien sûr, on n'aura jamais le pouvoir d'attraction de certains autres clubs. Mais cette évolution était nécessaire et vitale pour que le club reste en Ligue 1. Moi, j'ai connu le club qui faisait le yoyo. Aujourd'hui, franchement, je suis admiratif. Entre le moment de mon arrivée ici, il y a une dizaine d'années, et aujourd'hui, c'est le jour et la nuit. Les évolutions se sont réalisées à chaque changement de président, qui se sont engagés dans des projets » . Ajoutez à cela, une mairie de Lorient qui a enfin compris, à la plus grande joie de Gourcuff, qu'il fallait aussi des nouvelles tribunes au Moustoir (prévues pour 2013).

Ne reste plus désormais qu'à arrêter de martyriser les joueurs avec des équipementiers de DH. Après Duarig et Erima, Macron sera la nouvelle marque des liquettes morbihannaises. Pour info, Monaco s'y était essayé la saison dernière.

Par Ronan BOSCHER

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C'est étonnant de voir le nombre de club en France qui essaient de se construire sur le long terme, Lyon, Rennes, Lille ont suivi a peu prés le même parcours, l'émergence de joueurs venu du centre de formation, investissement dans les infrastructures, les bonnes saisons suivies du départ de cadres qui remplissent les coffres jusqu'à atteindre la masse critique et puis au bout des titres et/ou l'Europe.

C'est le chemin que semble vouloir suivre Lorient et je pense que c'est le meilleur modèle sur le long terme, pour les clubs et pour le championnat français...
Vendre tous ses meilleurs joueurs chaque annee, c est construire sur le long terme?
@ DraganPixie,

Vendre ses meilleur permet de remplir les caisses, et quand les caisses se remplissent alors vient le moment ou le club est assez riches pour payer de meilleurs salaires et garder ses pépites.

Par exemples le LOSC d'y a quelques années a du vendre Bodmer, Kader Keita, et Bastos, ce qui a permis de monter un club qui peut maintenant garder Eden Hazard et Moussa Sow
Avec un tout petit peu plus d ambition, un club comme lorient pourrait faire partie des 5 premiers chaque annee, mais en se faisant autant saigner, le club stagne ou recule, et lilles va connaitre le meme sort cette annee , j en fais le pari.
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