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Lorient doit-il changer ?

Derniers de Ligue 1, les Merlus peuvent-ils s'en sortir sans renier leur idée de beau jeu ? Vu l’histoire et l’identité du club, c’est presque une obligation. D’autant que changer de tactique ne garantit rien, et n’est pas si facile à mettre en place.

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Il est arrivé un peu à la surprise générale. Il faut dire que son profil, plus destructeur de jeu que créateur, plus porté sur le système défensif que sur les mouvements offensifs, ne se calquait pas forcément sur la philosophie de Lorient, historiquement connu pour ses efforts de possession. Contrairement à Sylvain Ripoll, qui suivait la mentalité de Christian Gourcuff, Bernard Casoni représentait avant tout l’entraîneur au discours guerrier qui préfère gagner un match au mental plutôt qu’en prenant du plaisir. Mais finalement, même s’il y a du mieux niveau résultats, Lorient n’a pas réellement changé. Le club prend toujours autant de buts (18 en sept rencontres, dernière défense de Ligue 1), en met toujours autant (11 en sept journées, dixième attaque du championnat) et n’a pas décollé de sa place de lanterne rouge (quatre points de retard sur le premier non-relégable, comme lorsque Casoni est arrivé).

Changer d'identité ? Jamais !


Dans ce contexte, la question se pose : les Merlus doivent-ils abandonner le jeu, qui constitue leur marque de fabrique et même leur ADN, et se concentrer sur un bloc-équipe sans prise de risque - permettant parfois des victoires à l’arraché - pour espérer garder leur place dans l’élite ? Pour Fabrice Abriel, plus de cent matchs avec Lorient entre 2006 et 2009 et désormais entraîneur, la réponse est non. Non seulement une telle stratégie ne garantit absolument pas les effets espérés, mais elle trahirait en plus la nature même du club, dont l’arme principale des succès passés réside dans les mouvements au sol. « Il ne faut pas oublier que, ces dernières années, les choses ont fonctionné. Parce que ça fait trois décennies, depuis 1982 et l’arrivée de Christian Gourcuff en fait, qu’il y a une façon de faire bien spécifique, rappelle l’ancien joueur. Lorient a toujours recherché une certaine qualité de jeu, rendue possible par des idées tactiques osées et séduisantes. La philosophie est perpétrée d’une année sur l’autre, tout simplement. Et cela doit continuer. »

Une équipe faite pour jouer


Au-delà des résultats escomptés, Lorient serait-il capable de changer du tout au tout ? Rien n’est moins sûr. Habitués à proposer du spectacle, les Bretons auraient certainement beaucoup de souffrance à laisser le ballon comme le jeu à l’adversaire (50% de possession cette saison, 12,2 tirs tentés par match contre 11,9 concédés, un seul but sur contre-attaque) et à faire des coups de pied arrêtés une véritable force (70 % des buts marqués dans le jeu). Abriel ne pense pas autrement : « Globalement, c’est une équipe qui jouera tout le temps. Donc de toute façon, elle ne se remettra pas en question sur le plan technique ou tactique. Elle peut évoluer sur le plan de l’envie, mais tu ne la verras jamais repliée à onze derrière, même si elle gagne 1-0. Non, elle continuera de jouer.  » D’ailleurs, l’équipe est bâtie en fonction de ces critères : « Chaque année, le recrutement est intelligent. Les joueurs achetés sont soigneusement choisis pour leur capacité à s’adapter au schéma tactique et à la philosophie lorientaise. Et ce que tu dois faire sur le terrain est tellement clair, tellement net, tellement évident qu’il suffit de peu de temps pour que les nouveaux comprennent et s’intègrent à cet esprit collectif. »

Août, le mois à ne pas louper


Les soucis ne se situeraient donc pas dans le système tactique et l’idéologie de jeu prônés, mais dans l’incapacité actuelle des joueurs à offrir le meilleur d’eux-mêmes. Abriel pointe également un autre problème qui a pu déstabiliser les Lorientais : leur départ catastrophique cet été (quatre défaites lors des quatre premières journées). «  Généralement, ils prennent un bon départ en août, ce qui leur permet de se faire un petit matelas par rapport à la relégation. C’est important, car il y a toujours un petit creux en octobre. » Or, s’il y a bien eu un manque criant de résultats en octobre (un seul point sur quinze possibles), le mois d’août a, de manière inhabituelle, clairement plombé le moral des Bretons. Résultat : Lorient est dernier et se demande de quelle manière il doit agir pour aligner une série de succès qui lui ferait le plus grand bien (que ce soit sous Ripoll ou Casoni, l’équipe n’a jamais enchaîné deux victoires de suite depuis le mois d’août).


Reste l’avis de Christian Gourcuff, qui considère, quant à lui, que la transformation lorientaise a d’ores et déjà commencé, la faute aux dirigeants. «  De toute façon, maintenant c’est un autre club, regrettait-il dans Ouest France quand on lui demandait si l’équipe lui ressemblait encore. Quand on prend un peu de recul, on voit que les clubs n’existent que par période. Regardez ce qu’il se passe à Lille ou à Marseille. Aujourd’hui, l’instabilité est liée au repreneur. Quand des clubs sont rachetés, c’est le patrimoine du football français qu’on vend. Au même titre que les fermes de Bretagne achetées par des Chinois. » Ce qui donne souvent du lait de deuxième catégorie.



Par Florian Cadu
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