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Lorenzo Callegari : « La Youth League, c’est le gratin »

Cet été, alors que le PSG marchait sur l’Inter Milan, le Real Madrid ou Leicester lors d’une tournée de préparation aux USA, les gens ne voyaient que lui. Lui, c’est Lorenzo Callegari, dix-huit piges, tête d’enfant mais niveau de jeu de daron. Dans l’entrejeu parisien, le jeune milieu de terrain formé au club prenait toute la lumière. Professionnel depuis un an, le garçon s’apprête à disputer la Ligue des champions contre Arsenal, mais avec ses copains des U19 finalistes de la Youth League l’an dernier. Qui est donc Lorenzo Callegari ? Autant lui demander.

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À quoi ça ressemble le parcours de Lorenzo Callegari avant d’arriver au PSG ?
J’ai commencé le football très jeune, au CSM Clamart, le club de la ville où j’ai grandi. J’ai passé toute ma jeunesse là-bas avant de faire un stage Urban Foot organisé par la PSG Academy. C’est là que j’ai été repéré, puis on m’a demandé de faire une détection au Camp des Loges et je suis alors rentré au club, j’avais douze, treize ans. La première année, j’étais externe, donc j’allais en cours à côté de chez moi et je m’entraînais au PSG à côté. Ce n’est qu’en 3e que je suis devenu interne, j’ai alors intégré la préformation du club, je suis resté deux ans au centre avant de prendre mon appartement. C’est ma quatrième année au PSG.

Tu as d’ailleurs signé ton premier contrat professionnel l’an dernier, à dix-sept ans.
Quand on arrive au PSG, on nous répète souvent que pour les jeunes, ça va être compliqué de signer un contrat professionnel. Mais ça a changé ces dernières années, le club fait de plus en plus confiance à sa formation, par la force des choses, car les résultats en équipes de jeunes sont là. Même si l’effectif comporte beaucoup de stars, les jeunes ne sont pas laissés de côté. J’appartiens à la génération 1998, celle qui a gagné des titres en jeunes, et celle qui arrive après est aussi très talentueuse. On grandit, on prend de l’expérience et c’est bien que le club accorde une confiance à ses jeunes joueurs.

Comme cet été où tu as fait partie du stage aux USA, avec énormément de temps de jeu.
Je ne m’y attendais pas du tout, faire la tournée avec les pros et avoir autant de temps de jeu, c’est juste incroyable. Franchement, c’était une bonne surprise et c’est extrêmement bénéfique quand on est jeunes. Il m’a fallu un peu de temps pour me rendre compte que je faisais partie de l’équipe professionnel, c’est le très haut niveau, et je ne m’attendais pas à jouer autant.

Comment s’est passée ton intégration ?
Le staff espagnol traite tout le monde de la même manière, les jeunes comme les internationaux. On est considéré comme un membre à part de l’équipe, alors tu t’intègres très rapidement. Emery ne m’a pas pris à part pour me parler, je découvrais mon nom sur le tableau avant les matchs, et je débutais. Voilà, c’est simple. Ses adjoints m’encourageaient beaucoup, Papus Camara aussi.

« Aux USA, je me suis étonné, oui. »

Tu as crevé l’écran contre l’Inter Milan ou le Real Madrid, ça t’étonne ?
Je me suis un peu étonné, oui. Autour de moi, il y avait de très grands joueurs, avec de la qualité partout, ça vous rend tout de suite très serein. Alors je tentais plus de choses. Aux premiers entraînements, je me suis rendu compte que la philosophie de jeu du groupe professionnel me correspondait, on parlait la même langue sur le terrain. J’ai eu beaucoup de temps de jeu, parfois 90 minutes contre des équipes qui jouent la Ligue des champions, c’était incroyable. Comme les matchs s’enchaînaient rapidement, je n’avais pas le temps de gamberger, je devais juste faire ce que j’aime, jouer.

On a l’impression que tu jouais moins avec le frein à main qu’en U19, par exemple.
L’an dernier, je jouais plus haut avec les U19. Et j’ai été gêné par des blessures aussi. Aux USA, je jouais numéro 6, qui est le poste qui me correspond le mieux. L’an dernier, je découvrais le poste de numéro 8, façon box to box, alors je me suis adapté. Quand vous jouez avec les professionnels, vous êtes forcément plus serein, car, tout autour de vous, il y a des grands joueurs. Les appels sont là, l’intensité, la justesse. Tout est plus précis, donc ça rend le jeu plus facile.

Comment as-tu vécu ta médiatisation estivale ?
C’est toujours un plaisir quand on parle de vous, le football c’est aussi ce qu’il y a autour, dont l’enthousiasme des spectateurs fait partie. Mais je suis bien entouré, car je sais que tout va très vite, il ne faut pas se voir trop beau et se dire qu’on est arrivé, car le chemin est encore long. Comme tout le monde, je regarde ce que l’on dit sur moi, je suis conscient de ce que je fais bien, mais également de mes points faibles, ceux sur lesquels il faut que j’accentue mes efforts. Ce n’était qu’une tournée, il faut rester humble et continuer à travailler.

« Il ne faut pas se voir trop beau et se dire qu’on est arrivé. »

Tu sors d’un grosse saison en jeunes : finaliste de la Youth League, champion de France U19, premier contrat professionnel et ton baccalauréat manqué. Quels souvenirs gardes-tu en tête de 2016 ?
La saison a été longue, je n’ai pas eu trop le temps de me reposer et il y a eu des hauts et des bas. J’ai été blessé, ce qui fait que j’ai manqué la finale de la Youth League, j’ai aussi raté mon baccalauréat, car suivre des cours dans une année aussi chargée sportivement, c’est délicat. Mais à côté de ça, on a gagné des titres, joué des compétitions intenses qui amènent de l’expérience et on a côtoyé le milieu professionnel, c’est encourageant et motivant.

Tu as aussi rejoint le cabinet d’agents sportifs « 11 de légende » qui gère tes intérêts, comme un certain Thiago Motta. C'était important d'être bien entouré si jeune ?

J’ai attendu avant de confier mes intérêts sportifs. Je n’en avais pas le besoin au début. Et puis le cabinet « 11 de légende » a su m’apporter ce qu’il fallait pour m’accompagner professionnellement, mais également veiller à mon épanouissement personnel quotidien. Je suis encore un jeune du centre de formation qui postule pour s’entraîner avec les professionnels. J’ai besoin d’être bien entouré et par la bonne équipe pour apprendre à travailler et franchir les étapes.

Quels sont tes modèles dans le football ?
Je suis d’origine italienne, alors Andrea Pirlo, ça me parle. Xavi et Andrés Iniesta aussi, surtout leur relation technique. Au PSG, j’ai la chance de voir tous les jours Thiago Motta et Marco Verratti, c’est ce qu’il se fait de mieux au monde. On ne peut qu’apprendre d’eux.

« Thiago Motta et Marco Verratti, c’est ce qu’il se fait de mieux au monde. »

Quelles sont tes ambitions pour cette saison ?
Faire une saison pleine, sans blessure, c’est important pour la continuité. Je souhaite aussi m’entraîner au maximum avec les pros pour emmagasiner de l’expérience et voir comment je peux m’épanouir dans l’élite. Je ne me préoccupe pas de mon temps de jeu, je sais que je vais être amené souvent à redescendre avec la CFA, c’est un championnat différent dans lequel j’ai envie de faire une grosse saison. Il y a aussi la Gambardella, la Youth League, ce sont les meilleures compétitions pour un jeune. Le programme est chargé et excitant.

Justement, ça représente quoi, la Youth League ?
Tu affrontes les meilleurs U19 d’Europe. C’est le gratin. Tu ne joues que des grosses équipes, souvent face à des tribunes remplies de recruteurs européens, on a la chance grâce aux professionnels de disputer cette compétition, profitons-en. L’an dernier, on a été jusqu’en finale, c’est bien, mais il ne faut pas tout miser dessus non plus dans une saison. C’est un bon tremplin vers les professionnels. Christopher Nkunku et Jean-Kevin Augustin ont brillé en Youth League l’an dernier, car ils fréquentaient le groupe pro. Mais ils ont aussi été appelés à l’étage supérieur, car ils étaient bons en U19.

Comment se passe ta vie hors football ?
J’ai manqué mon bac S, alors je le repasse. Pour ma famille, mon cabinet et moi, la réussite scolaire est primordiale pour mon épanouissement personnel et professionnel. J’ai pas mal d’heures scolaires au centre de formation, avec des cours particuliers, donc je n’ai pas trop de temps libre entre ça et les entraînements. On est six dans la salle de cours, on s’entraide. Moralité, je n’ai que le dimanche de libre et j’en profite pour voir mes parents, mes amis, déconnecter un peu du football. C’est important de respirer, car une saison, même quand on est jeune, c’est éreintant. Tout s’enchaîne alors que tu as l’impression que c’est long. Quand arrive la fin, tu souffles et profites.

Propos recueillis par Mathieu Faure
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