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Lopez du 13

Au sein d’un effectif diminué par les blessures récurrentes de Diarra, Vainqueur, Cabella et Alessandrini, et boosté par l’arrivée de Rudi Garcia, Maxime Lopez semble avoir son mot à dire. Annoncé comme une future pépite depuis des années, le milieu de dix-huit ans a peut-être enfin l’occasion de prouver toute l’étendue de son talent.

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« Maxime Lopez me fait penser à un autre joueur du centre de formation que j'ai vu débuter, avec la même facilité. » Habib Beye ne veut pas prononcer son nom pour ne pas être taxé de faire des comparaisons hâtives, mais quand même. Il le fait, et tout le monde comprend de qui il parle. Sur le terrain, Maxime Lopez, dix-huit ans, est en train de livrer un petit récital contre Clermont en Coupe de la Ligue. Une performance impressionnante qui rappelle au consultant de Canal+ les premiers pas de Samir Nasri quelques années plus tôt, lorsqu’il évoluait lui-même à l’Olympique de Marseille. Des louanges, le minot en a l’habitude depuis quelques mois. Chaque semaine, un acteur du club lui jette des lauriers, alors qu’il n’a que soixante-quatre minutes de Ligue 1 dans les mollets. Mais Maxime a l’air d’avoir la tête sur les épaules.

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Un numéro 10


La saison dernière, Maxime Lopez commence déjà à faire parler de lui. À seulement dix-sept ans, il fait de plus en plus régulièrement partie du groupe professionnel. Lassana Diarra, à peine arrivé au club, le prend sous son aile à l’entraînement et déclare qu’il incarne « la relève » de l'OM. Michel, toujours à l’écoute des conseils de son maître à jouer du milieu de terrain, parle d’un « très bon milieu de terrain qui sait exactement ce que l’on souhaite à ce poste. Je pense qu’il est prêt à jouer à tout moment avec nous, on aura besoin de lui » . De belles paroles, mais finalement, le milieu de terrain de poche (1,67 m) ne se glisse sur la feuille de match que quatre fois dans la saison, et n'entre pas une seule minute. Pas grave, il s’éclate avec l’équipe réserve en CFA, où il est déjà le plus jeune de l’effectif.

Pour sa première saison avec la réserve, il est placé au centre du projet. Positionné en numéro 10 derrière trois attaquants et devant deux milieux récupérateurs qui lui mâchent le boulot, il se délecte de voir que l’équipe est clairement bâtie autour de ses qualités. Et ça marche, à tel point que ses cinquante-huit kilos se sentent rapidement à l’étroit en CFA. « Aujourd’hui, il n’a plus rien à faire avec nous. Même s’il faut qu’il améliore sa finition et sa capacité à déclencher les dernières passes, je pense qu’il a totalement pris la mesure du CFA. C’est une réelle satisfaction » , déclare à La Provence Thomas Fernandez, alors directeur du centre de formation et entraîneur de la réserve. Pas étonnant alors de voir son statut évoluer quand Franck Passi prend les rênes de l’équipe une, avec Thomas Fernandez en adjoint.

Zéro complexe


Au début de cette saison, Passi fait alors régulièrement entrer Maxime Lopez en jeu, trois fois pour être précis, sans jamais lui donner beaucoup de temps pour s’exprimer. Mais suffisamment pour s’illustrer une première fois contre Guingamp grâce à une passe décisive pour Florian Thauvin. « C'est un très jeune joueur et on sait comment ils sont traités au Vélodrome. J'ai toujours en tête l'exemple de Garry Bocaly. Il y a une volonté de le protéger et on va essayer de ne pas le brûler. Il a beaucoup de talent et ça, on le sait depuis plusieurs années » , se justifie-t-il alors. Pourtant, là encore, ses coéquipiers semblent pressés de taper la balle avec lui pour de bon. Après Lass, c’est Bafé Gomis qui le cajole, estimant que « s'il continue à avoir cet état d'esprit et à entrer sans complexe, ça peut être une grande révélation » .

Avec l’arrivée de Rudi Garcia, les cartes ont toutes été redistribuées, et le moment semble maintenant venu pour Lopez de faire le grand saut. Pour la première fois titulaire avec l’OM contre Clermont, il a été aligné plus bas que prévu, dans le milieu à trois du 4-3-3 de Rudi Garcia. Sa précision et sa justesse technique, ses ouvertures et sa volonté de ne pas trop en faire ont largement fluidifié le jeu marseillais, qui est parfois un peu forcé par l’individualisme de ses joueurs offensifs. « J’ai essayé de ne pas trop me mettre de pression, de prendre ce match comme un match avec la réserve ou les jeunes. Mes partenaires m’ont mis à l’aise et m’ont facilité la tâche. C’est sûr que je me sens très à l’aise dans ce 4-3-3, dans cette position. J’aime avoir la balle et faire jouer mes partenaires. Pour une première titularisation, ça va » , a-t-il jugé tout en modestie à la fin de la rencontre. En attendant les prochaines.



Par Kevin Charnay
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