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Long John

Si les supporters des Blues auront l’occasion de célébrer le sixième titre de champion d’Angleterre de l’histoire de Chelsea – le cinquième des années 2000 – lundi soir face à Watford, Stamford Bridge devrait dans le même temps commencer à préparer la sortie annoncée de John Terry en fin de saison. La fin d’un couple qui aura passé vingt-deux ans ensemble, mais surtout le moment d’éclairer une saison dans l’ombre.

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Tout se sera donc terminé comme ça : sur une veste de costume détruite, rincée au tiercé bière-champagne-eau. Au fond, Antonio Conte n’en a pas grand-chose à faire et attendra même un alignement parfait des aiguilles sur la table de marque du Hawthorns de West Bromwich pour se changer. L’important est ailleurs : après plusieurs semaines passées dans l’attente, sans vraiment douter et avec la gestion des dernières foulées pour seul objectif, Chelsea a donc officialisé le sixième titre de champion d’Angleterre de son histoire vendredi soir sur la pelouse de WBA grâce à un but tardif de Michy Batshuayi. Que retenir de cette soirée ? Parmi les images qui reviendront automatiquement au moment de reparler un jour de cette nuit de mai, il y aura forcément les nouvelles scènes d’extase du technicien italien, possédé depuis de longs mois par la quête d’une marque indélébile pour achever une première saison loin de ses terres et de ses certitudes ; cette conférence de presse interrompue par David Luiz et Diego Costa, histoire de ramener Conte dans le vestiaire après lui avoir laissé le temps de confirmer qu’il serait bien sur le banc des Blues la saison prochaine ; ou bien encore ces longues minutes passées sur la pelouse, comme pour mesurer l’immense travail réalisé par un groupe détruit physiquement et psychologiquement en décembre 2015 après le départ de José Mourinho.

Le levier


Puis, peut-être, certains auront détourné le regard sur cette crête omniprésente. Vendredi soir, à West Bromwich, John Terry était partout : démonstratif sur le but de Batshuayi, dans le coup au moment d’aller chercher Antonio Conte derrière son pupitre, mais aussi souriant dans les couloirs du Hawthorns. Cette fois encore, pourtant, JT n’a pas fait tomber sa doudoune et s’est contenté d’une place sur le banc. Au cours de la saison, le vétéran n’en aura décollé son cul que trois fois. Si l’on y ajoute ses quatre titularisations, cela donne 376 minutes passées sur un terrain durant une campagne qui lui aura permis de gratter une cinquième breloque de champion sur la scène nationale. Costaud pour le CV, mais peu pour le temps de jeu sur une saison, même quand on a trente-six ans, peu quand on est là depuis vingt-deux piges et surtout quand on est capitaine. Et alors ? Pour la première fois de la vie de Terry, ces détails n’ont rien changé, ni déclenché la moindre polémique. Tout simplement car dès le premier jour, Antonio Conte avait balancé ses chaussures vernies dans les habitudes d’un club enfoui dans le même confort depuis le début de l’ère Abramovitch.


Simple, le Chelsea des années 2000 se déclinait jusqu’ici en quatre visages : Petr Čech, Didier Drogba, Frank Lampard et donc John Terry. Des intouchables, des piliers, la base d’un club qui a principalement écrit son histoire au cours du siècle actuel. Le Chelsea version Conte se devait, cette fois, d’être différent pour ouvrir un nouveau chapitre et rassembler les morceaux d’une saison 2015-2016 catastrophique. Voilà ce que ça a donc donné dans la bouche de l’entraîneur italien : « Il est important, selon moi, de développer des qualités de leader chez certains autres joueurs. J’aime voir ça dans mes groupes et c’est ce que je demande à mes joueurs, mais on va devoir énormément bosser sur cet aspect. » Les mots datent de juillet dernier, soit bien avant que Gary Cahill ne bombe une bonne fois pour toutes le torse – ce qu’il n’a pas toujours réussi à reproduire pour les performances – au cœur d’une défense à trois entre le charisme naturel de David Luiz et la propreté d’Azpilicueta.

« Je veux remercier John »


Dans le même temps, certaines personnalités se sont révélées dans cette recherche d'un collectif de leaders et non de leaders éparpillés dans un collectif, à l'image d'Hazard, du Diego Costa de la première partie de saison ou même de N'Golo Kanté dans un autre registre. C'est avant tout sur ce point qu'Antonio Conte a réussi son pari avec le cas Terry, l'utilisant comme levier psychologique et caution expérience au cœur d'un groupe à reconstruire. En interne, on explique alors que celui qui a rejoint le club en 1995 n’a jamais cessé « d’être à 100% à l’entraînement, tout en acceptant de se fondre dans une nouvelle mission pour le groupe. C’est souvent difficile d’accepter une telle situation quand on a tant donné pour un club, mais John a suffisamment de respect pour Chelsea pour continuer à être un soutien important et un repère exemplaire » .


Un rôle que Conte avait loué en décembre : « Même s’il est blessé ou sur le banc, John continue d’être un leader dans le vestiaire. Il m’a demandé à un moment s’il pouvait venir avec nous pour le match à Manchester (lors de la victoire face à City 3-1, ndlr), pour rester avec le groupe avant et pendant le match. C’est important pour moi : John est notre capitaine, et ce, qu’il soit sur le terrain ou non, blessé ou non. Je veux le remercier pour ça. » Des mots similaires à ceux prononcés au moment où le capitaine historique a fait part de sa décision de quitter le club en avril dernier. Aujourd’hui, personne ne connaît vraiment l’avenir de JT et, s’il pourrait continuer sa carrière en Angleterre ou en MLS pour une ou deux saisons supplémentaires, cela devrait passer par un banc de touche alors qu’il passe actuellement ses diplômes d’entraîneur. Ce titre de champion est aussi le sien, comme pour définitivement appuyer ce que Capello avait appelé lorsqu'il était sélectionneur national de l’Angleterre « une représentation humaine de l’équilibre » . Soit un intouchable.

Par Maxime Brigand
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