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Londres d'un doute

Arsenal battu par United il y a quinze jours, Chelsea à la ramasse depuis deux mois, les deux cadors londoniens jouent gros ce soir l'un face à l'autre à l'Emirates Stadium pour rester dans la roue mancunienne.

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Il y a des moments où un destin peut basculer. Ce n'est pas si fréquent alors il s'agit de ne pas se tromper et de saisir sa chance. Depuis maintenant cinq ans, jamais Arsenal n'a semblé aussi proche de prendre le dessus sur Chelsea, cet encombrant voisin londonien. Sur les dix-huit derniers duels, toutes compétitions confondues, les Gunners n'ont dominé les Blues qu'à... deux petites reprises. Pour le reste, onze défaites et cinq nuls ont assis la suprématie de Lampard et sa bande. Logique ? Sur la période forcément, mais beaucoup moins quand on se souvient que de 1995 à 2005, Chelsea avait été infoutu de battre Arsenal en Premier League. C'est donc une histoire de séries entre les deux cadors de la capitale anglaise. Et, on l'a dit, les Canonniers ont rarement été dans d'aussi bonnes dispositions pour reprendre la main.

Nasri pique la place de Fabregas

Pourtant, au match aller à Stamford Bridge, Arsenal a encore subi la loi de son rival local (0-2), la quatrième défaite de rang en Championnat pour les Nord Londoniens et un bilan proche du désastre : onze pions encaissés pour un seul inscrit ! Alors où trouver signe d'un possible fléchissement de tendance ? Ben, dans ce match aller précisément et c'est Christophe Lollichon qui en donnait les premiers indices il y a quelques jours sur le plateau des Spécialistes Europe. « Pour la première fois depuis de nombreuses saisons, Arsenal n'a perdu aucun élément majeur à l'intersaison et s'est même renforcé avec l'arrivée de Chamakh. Et, un peu à l'image du jeu du Marocain, je leur trouve une plus grande agressivité que par le passé. Chez nous, ils nous ont bougé comme rarement. Ils nous ont même fait mal » . Et c'est l'entraîneur des gardiens des Blues qui le dit, hein. Il faut bien le reconnaître, il y a quelques semaines, les jeunes Gunners avaient dominé les débats.

Lors des précédentes confrontations, Chelsea maîtrisait le clash avec une stratégie imparable : laisser la gonfle, ouvrir les couloirs pour obliger Arsenal à centrer sans futur avant de contrer méchamment. Du cousu main. Mais la dernière fois, seule la dernière partie du plan a fonctionné avec deux contres home maid. Pour le reste, il s'en est fallu d'un rien que Nasri et ses copains mettent Terry et les siens dans le rouge. On cite Nasri à dessein. Car ce jour-là Fabregas était absent. Mais surtout, il semble bien que l'ex-Marseillais soit le nouveau patron. Du genre à s'asseoir à la place de l'Espagnol dans le car, vous voyez ? Et au fond, dire ça situe le niveau potentiel des Gunners : être capable de réaliser un tel parcours, sans que le meilleur joueur du club des cinq dernières saisons y soit pour quelque chose (2 buts et 5 assists seulement cette saison pour Cesc contre 12 pions et 3 passes dec' toutes compétitions confondues pour Nasri), laisse augurer de belles choses car soyons clairs, Fabregas va bien finir par se réveiller. Et peut-être même dès ce lundi soir à l'Emirates...

Drogba, le cauchemar est de retour

Le hic pour la bande à Wenger, c'est qu'elle continue de baisser son short face aux meilleurs. Enfin, face aux deux meilleurs pour être précis. Contre Chelsea, on l'a vu mais aussi contre Manchester United, il y a quinze jours pour la sixième fois de rang. Ou quand le Big Two se révèle too big. Bien entendu, on pourrait arguer que MU est une formation supra solide (leader et toujours invaincu cette saison en Championnat) que Chelsea n'est plus depuis plus de deux mois. Depuis justement son fameux succès sur Arsenal... Bon à prendre en ce moment, en somme. Oui sans doute, mais attention toutefois : quelque chose nous dit que la reprise n'est plus très loin pour l'escouade de Carlo Ancelotti. Au bord du KO il y a deux semaines face à Tottenham, les Blues ont su sonner la révolte pour arracher un nul (1-1) qui aurait pu, aurait dû se transformer en victoire si Didier Drogba n'avait pas bazardé son penalty dans les arrêts de jeu. De quoi renvoyer l'Ivoirien à ses doutes ? Probablement pas car quelques minutes auparavant, il était sorti du banc, vexé comme un pou, pour égaliser sur son premier but dans le jeu depuis sa fameuse talonnade face à Arsenal. L'autre motif de confiance de DD... Car les Gunners pour lui sont comme des filles faciles contre lesquelles il est sûr de scorer à partir du moment où il est présent au rancard. L'ex-Marseillais facture tout simplement treize buts face à eux en... treize rencontres ! Oui, Drogba, comme Rooney ou auparavant Cristiano Ronaldo, une catégorie de fuoriclasse longtemps fatale au collectif d'Arsenal. Est-ce toujours le cas ? Pour l'instant, sur le pré, les Canonniers n'ont pas (encore ?) prouvé le contraire, juste laissé entrevoir un resserrement des valeurs théoriques, ce qui rappelle par la même occasion qu'eux-mêmes n'ont longtemps été qu'un concept, aussi brillant fut-il, mijoté dans le laboratoire wengerien. Et un peu comme à des jeunes puceaux qui auraient tout lu, tout appris sur leur obsession principale, on donnerait bien ce conseil : et si vous passiez enfin à la pratique ?

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Très Très Très bon article !!! Je vois bien un partage des points ce soir. Plus que celui de Fabregas, je pense qu'il sera question du réveil de Van Persie ces prochains matchs. Chamakh habitué à faire une pause à cette période de l'année va vraisemblablement être sur le banc voire laissé au repos. Vivement ce soir !!
Sans oublier Diaby. Honnetement avec un milieu Song-Diaby-Fabregas et une attaque Arshavin-Van Persie-Nasri on a toutes nos chances. Je verrais bien Eboué prendre la place de Clichy a gauche pour ce match car Clichy est tout simplement calamiteux depuis l'an passé.
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