1. // Le joueur de la 24ème journée
  2. //

Invaincus en 2013, les joueurs de l’AS Saint-Etienne ont retrouvé Pierre-Emerick Aubameyang. Moins médiatisé, moins flashy mais pas moins bon, Loïc Perrin, capitaine des Verts, est l’homme de base de Christophe Galtier. Excellent au poste de défenseur central où il a été repositionné cette saison, ce Stéphanois pure souche est le symbole d’une équipe qui retrouve les hauteurs de la Ligue 1. Focus sur le genre de joueurs que l’on coche en premier sur une feuille de match.

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En mai dernier, Francesco Totti clamait haut et fort qu’il « était la dernière bandiera du football italien » . Homme discret, Loïc Perrin n’est pas du genre à se fendre de ce genre de déclaration. Pourtant, le Stéphanois est la seule bandiera que compte le football hexagonal. Lui, qui a fait ses premiers pas sur les larges trottoirs du boulevard Jules Janin, à Saint-Etienne, foule toujours le bitume stéphanois deux décennies plus tard. Aujourd’hui, le statut a changé, mais l’homme est resté le même. Repositionné en défense centrale par Christophe Galtier, le joueur polyvalent de 27 ans réalise une saison de haut-niveau. Capitaine de son équipe de cœur, ce joueur discret et simple laisse la vedette à ses jeunes partenaires. Auteur de sa première grosse saison, Loïc Perrin est le symbole d’un Saint-Etienne qui avance sans faire de bruit. Mais qui avance vite.

L'enfant du pays


Loïc Perrin est en pleine négociation de contrat avec ses dirigeants. Mais dans les rues enneigées de Saint-Etienne, personne ne s’inquiète vraiment. Des occasions de partir, l’enfant du pays en a déjà eues. A des périodes où il brillait beaucoup moins. Dans le Forez, Loïc se sent bien. Et pour cause, de son enfance heureuse à Saint-Etienne, puis à Saint-Genest-Lerpt, l'intéressé garde d'excellents souvenirs. « Je me souviens très bien de mes vacances passées dans la maison de ma grand-mère, à Périgneux. On allait à la pêche, on construisait des cabanes. C’était vraiment de bons moments. » confiait un Perrin nostalgique au Progrès, à la fin du mois de janvier. C’est donc dans les allées oxygénées de la grande métropole stéphanoise que Loïc rencontre l’amour de sa vie : le ballon. Du genre à avoir commencé à taper dedans à peine après avoir appris à savoir marché, le Stéphanois dispute ses premiers matchs à Périgneux avant de porter les couleurs se Saint-Charles la Vigilante, club dont il est aujourd’hui le parrain. C’est à l’issue de cette aventure qu’il rejoint l’AS Saint-Etienne, un bonheur total autant qu’un crève-cœur. « J’ai pleuré en laissant mes amis avec lesquels j’ai participé à tant de tournois. Ce n’était que du bonheur » confie Perrin, toujours au Progrès, triste mais conscient de passer au niveau supérieur.

Le pillier de l'Etrat


Et depuis ? Toujours la même rengaine. Loïc Perrin écume les couloirs de l’Etrat, ses larges pelouses et son panorama verdoyant. Passé professionnel, le Stéphanois connaît la Ligue 2, la Ligue 1, les bouts de match et le banc de touche. Entre la saison 2005/2006 et 2010/2011, le joueur qui est alors milieu de terrain ne dispute aucune saison à plus de 20 matchs en Ligue 1. La faute aux blessures, notamment, qui l'empêchent d'exprimer pleinement un potentiel déjà très important entraperçu chez les jeunes. Bosseur invétéré, buteur de temps à autres, Perrin se voit récompenser de ses efforts. Replacé en défenseur central par Christophe Galtier, il s’impose tout simplement comme un des meilleurs joueurs du championnat à son poste. Rarement pris à défaut, solide à la relance, bon au duel et bon complément de Mouss Bayal Sall, Perrin dirige la troisième meilleure défense de l’élite d'une main de fer au toucher de velours. Reconnue par tous, l’émergence de l’homme discret en tant que défenseur central a fini par le convaincre : « Je pense que je vais finir à ce poste » annonce t-il. A une époque où on lâche une larme parce qu’on est mis sur la touche, Perrin se satisfait pleinement de sa situation. Comme toujours, en fait. « Je ne pense pas avoir changé, je suis très famille et j’ai gardé les mêmes amis que je connais par cœur » . Non, non, rien n’a changé, pour Loïc qui, sur un air des Poppys, pourrait bien soulever la Coupe de la Ligue au Stade de France. Une belle récompense.

Swann Borsellino
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Elchupanibre Niveau : Loisir
Note : 3
Alors, je n'aimes pas ceux qui critiquent les auteurs d'article sur So Foot donc je vais tourner ça plus pour information, car l'auteur ne s'est apparemment pas trop renseigné:

Loic Perrin a été perçu comme un grand espoir, stéphanois et français, dès son passage chez les pros avec des performances de haut niveau au milieu de terrain (à un peu tout les postes) et de beaux buts. Il était notamment capitaine des espoirs lors d'un tournoi de Toulon victorieux.
Le fait qu'il n'ait pas eu beaucoup de match est uniquement du à des blessures et rechutes. C'est la première saison où il est épargné.
C'est donc une confirmation de son talent, la seule vrai surprise est la manière et la rapidité avec laquelle il s'est adapté à ce poste de défenseur central.

C'est bien de parler de ce joueur car il est vraiment le pilier d'une défense solide et il n'a encore fait aucun mauvais match cette saison.
Il revient très fort et c'est vraiment tout à son honneur car sa blessure au genou en début de saison dernière était vraiment sale...
D'ailleurs l'an dernier il était question de le replacer sur le coté droit de la défense plutôt que dans l'axe et c'était très bien aussi!
roctovirso Niveau : CFA2
Note : 1
"Du genre à avoir commencé à taper dedans à peine après avoir appris à savoir marché"

Et l'infinitif c'est pour les algues!

A part ça, enfin un coup de proj sur ce footballeur qui a autant de talent, à 20 ans d'écart, qu'un Laurent Blanc.
Pourvu qu'il joue aussi longtemps!
Et à Sainté!
Merci pour cet article, même si je rejoint les commentaires de mes collègues pour donner des précisions sur l'article.
Loic Perrin qui soulève un trophée (même la coupe de la ligue) qu'est ce que ce serait l'pied put@in !
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