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Lloris-Mandanda, on refait le match ?

Hugo Lloris joue très peu à Tottenham. Steve Mandanda est toujours indiscutable dans les cages olympiennes. Une question se pose : est-ce que pareille situation pourrait - et devrait - relancer la concurrence au poste de numéro un en EDF ?

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« La nomination de Deschamps, je ne pense pas que ça change quelque chose au niveau de la hiérarchie » , déclarait Steve Mandanda en conférence de presse, en juillet dernier. Sachant que les deux hommes se sont côtoyés trois ans sur la Canebière, on était en droit de se poser la question. Le coup du piston dont Mandanda aurait pu bénéficier. Mais non, depuis le début de son mandat, Dédé a toujours accordé sa confiance à Lloris, et ce, en dépit de sa condition à Tottenham. Sauf que voilà, cette situation n’est pas amenée à changer dans l’immédiat, et la théorie Deschamps, selon laquelle un joueur sélectionné doit jouer régulièrement en club, voudrait que la permanence de Lloris dans les cages soit contestée. Mais est-ce vraiment possible et judicieux ?

Lloris a tout prouvé

Arrivé à Tottenham cet été contre un chèque de 10 millions d’euros, Hugo Lloris n’est donc pas titulaire au sein du club londonien. Coach André Villas-Boas a confirmé Brad Friedel, portier de 41 ans. Du coup, le pauvre Hugo, qui figure pourtant parmi les meilleurs gardiens au monde, doit prendre son mal en patience et ne dispute que les rencontres de coupes. Après plus de trois mois de compétitions, le Français en est à six matchs avec les Spurs : quatre d’Europa League, un de League Cup, un de Premier League. Un bilan famélique. Steve Mandanda, son second et concurrent en EDF, a déjà joué vingt matchs pour l’OM. La comparaison est sans appel. Pour autant, c’est toujours Lloris qui garde les cages des Bleus, avec lesquels il a disputé cinq matchs depuis le début de saison. Contre aucun pour Mandanda. Logique ? « Tant que Lloris est bon en équipe de France, il n’y a pas de raison, assure le portier retraité Grégory Wimbée. C’est un gardien qui a l’habitude d’être titulaire et qui se retrouve bloqué en club par un gardien âgé. Une situation pas évidente. Après, il a quand même joué l’équivalent d’un match par semaine entre les Coupes et l’EDF. Alors certes, ce n’est pas autant que ce qu’il faisait à Lyon, mais ce n’est pas non plus comme s’il ne jouait pas. » Pas faux.

Tout comme il n’est pas faux que Lloris, malgré un faible temps de jeu, demeure régulier. Bien que la moindre erreur soit mise en avant. « C’est rigolo. À chacune de ses sorties, il est scruté. La dernière fois, il prend un but casquette (contre Maribor en Europa League), et là, tout suite, on voit les titres des journaux"Lloris, na na na…" Bon, ce que je vois, c’est que le gars, quand il joue, il est fort, en Espagne il a sorti un gros match, et avec l’EDF ça se passe très bien. » Oui, c’est bien beau, mais est-il légitime de confier les clés à un gardien remplaçant en club ? « Lloris a dépassé le stade du gardien qui doit jouer régulièrement en club pour accéder à l’équipe de France. Lui est déjà en équipe de France, a déjà l’expérience nécessaire. Alors que Mandanda, lui, lorsqu’il a joué en EDF, il a fait ses matchs, ok, mais n’a jamais été décisif comme Lloris l’a été » , croit savoir Vincent Fernandez, lui aussi gardien retraité. Car malgré la situation de Lloris en club, son passif et son statut en EDF lui confèrent les faveurs de coach Deschamps.

Dédé et l’opposition


En 2010, pourtant, coach DD, alors à l’OM, faisait une sortie remarquée, estimant Mandanda à hauteur d’Hugo Lloris : « Steve est en grande forme. Il est rayonnant, il est décisif. Lloris, je regarde ses matchs… Et autant, à un moment, il y avait un avantage plus important pour lui, autant là on a deux gardiens très performants. En même temps, je suis son entraîneur, je ne suis certainement pas objectif. Mais je n’ai pas envie que Steve s’installe dans ce poste de numéro 2. Il a été numéro 1, et le redevenir doit être un objectif. » Une vision plus vraiment d’actualité. Interrogé il y a peu de temps sur la concurrence au poste de gardien, le sélectionneur a répondu un énigmatique « On verra » , espérant simplement que « Lloris jouera un maximum de matchs en championnat. » Parce que ce que Dédé clame depuis son intronisation au poste de sélectionneur, c’est qu’un joueur de l’EDF doit jouer régulièrement en club.

Seulement, dans le cas Lloris, plusieurs éléments s’opposent à cette exigence. Et expliquent aussi le choix de Deschamps. Le fait qu’il soit titulaire en EDF depuis plus de trois ans, déjà. Le fait qu’il ait ses habitudes avec ses défenseurs, aussi. Et le fait qu’il ait récupéré le brassard sous l’ère Laurent Blanc, un brassard qu’il n’a plus quitté depuis. D’autant que ce n’est pas comme s’il ne jouait pas ou qu'il n'était pas performant, pour reprendre les mots de Wimbée. On ne voit donc que deux configurations possibles, à partir desquelles une réflexion sur le poste de numéro 1 pourrait voir le jour. La première, qu’Hugo enchaîne les contre-performances en EDF, comme l’explique Fernandez : « Ça lui sera préjudiciable le jour où il viendra à enchaîner de mauvaises performances au niveau de l’équipe de France. Mais ce n’est pas le cas, et je pense que sa situation en club va évoluer. Aujourd’hui, dans son club, joue un gardien d’un certain âge, et il n’est pas le futur de Tottenham. Le futur de Tottenham, c’est Lloris. » L’autre configuration tient au calendrier. Car il s’écoulera quasiment trois mois entre cet amical face à l’Italie, et un autre face à l’Allemagne le 6 février prochain. Et il faudra compter encore un mois supplémentaire pour voir se profiler la première rencontre à enjeu, le 22 mars face à la Géorgie : « Entre ce match-là contre l’Italie, dont on se demande à quoi il sert d’ailleurs parce qu’il est mal placé dans le calendrier, et le prochain match de l’EDF, il s’écoulera énormément de temps. La question se reposera dans trois mois si Lloris joue peu » , argumente Wimbée. Sans ça, on ne voit pas ce qui pourrait venir contrarier une hiérarchie établie depuis trois ans. Le temps joue pour Lloris. Mais gare à pas trop le défier.

Par Alexandre Pauwels
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