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llkay revient parmi les siens

‏Absent de trop longs mois à cause d'une blessure tenace au dos, Gündoğan revêt enfin de nouveau son maillot jaune floqué du numéro 8. S'il le moule plus que de raison, la faute à quelques kilos en trop, le talent est toujours là.

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Entre un amical le 14 août 2013 avec la Nationalmannschaft contre le Paraguay et un match de Bundesliga avec le BVB le 18 octobre 2014 face à Köln, Gündoğan n'aura pas vraiment été un joueur de football. 15 mois sans compétition. « Ça a été la phase la plus difficile de ma carrière » , a-t-il d'ailleurs confié au moment de son retour. Lorsqu'il tombe au cœur de l'été, Gündoğan marche sur l'eau. L'Europe a appris à craindre ses passes millimétrées dans l'intervalle, ses transversales, ses frappes, ses courses plein axe. Il sait tout faire, lui dont le numéro représente la fonction, une donnée trop rare dans le monde des 44 et des 99. À tel point que lorsqu'il remplace Schweinsteiger dans le milieu allemand, personne ne trouve à y redire. Que ce soit lui qui tire le penalty de l'égalisation en finale de la Ligue des champions face au Bayern, non plus. Pas Lewandowski, Reus ou Hummels. Il n'a que 22 ans, Manchester United et le Real Madrid se battent pour l'attirer. Sauf qu'il est fauché en pleine ascension. À trop s'être approché du soleil, İlkay s'est brûlé les ailes, la faute à un nerf coincé/infection des racines nerveuses (on parle apparemment de spondylolyse dans le jargon). Le problème des nerfs, c'est qu'on ne sait jamais quand on les récupère. Dans un premier temps, il repousse l'opération, voit des spécialistes à Constance, Munich, même en Crimée pendant la crise ukrainienne. Il va de rechute en rechute, mais le BVB ne perd pas patience, et le prolonge même jusqu'en 2016. Finalement, il accepte de passer sur le billard en juin. Une réussite.

‏Plein d'êtres vous manquent, et c'est le bordel


La médecine moderne ayant fait son œuvre, Gündoğan peut s'occuper de redevenir le joueur qu'il a été. Le problème, c'est que 15 mois sans bouger, c'est long. Surtout, Klopp ne veut pas prendre le risque de le relancer trop tôt et de tout voir s'effondrer. Pourtant, il y a urgence. Les résultats en Buli du BVB sont catastrophiques, les compositions changent au gré des blessures, et personne n'arrive à insuffler cette étincelle si précieuse dans l'axe. En 10, Kagawa n'est que l'ombre de celui qu'il fut lors de son précédent passage, Mkhitaryan a été déporté sur l'aile et, malgré un talent indéniable, n'arrive jamais à être décisif, et Reus, dont le repositionnement semblait prometteur, a vu sa cheville céder de nouveau. En 8, Şahin est sur le flanc, Jojić n'est pas encore prêt, et Klopp a souvent dû aligner la doublette destructrice Kehl/Bender, certes celle du dernier titre, mais qui n'a de sens que si elle a un magicien à protéger, à l'époque Götze. Même avec tous ses kilos en trop, İlkay en est aussi toujours un, comme il le montre face à Galatasaray pour son retour en Champions League.

La tête en attendant les jambes


S'il ne peut plus ratisser comme avant, Klopp se dit qu'il a le droit à ses deux molosses de protection. Contre Hoffenheim, Gündoğan retrouve le poste de meneur qu'il occupait à Mayence. Ses passes sont rapides et précises, il n'hésite pas à reculer pour construire les attaques, surtout sur la gauche, libérant au passage le couloir pour Schmelzer, et marque. Son premier but en Bundesliga depuis le 13 avril 2013, et son premier tout court de la tête avec le BVB. Et puis pas une tête de raccroc, une belle tête plongeante qui lobe le gardien, à la réception d'un super centre d'Aubameyang. Un but qui vaut trois points, et qui sort le BVB de l'infamante zone de relégation. Bien sûr, tout n'est parfait au niveau statistique, même si c'est assez encourageant : 52% de tacles gagnés, 64 ballons touchés, quatre tirs et 11,2 km parcourus. « Il a joué avec classe. Tout le monde sait à Dortmund quel joueur fantastique il est » , a commenté le capitaine Hummels après le match, où lui aussi a été très bon. « Jusqu'il y a un an et demi, Illy était l'un des meilleurs six ou huit du monde. J'espère que nous allons pouvoir profiter de sa classe pendant longtemps. » Le principal intéressé était tout aussi ravi après la victoire : « Après une si longue pause, j'ai remarqué à quel point il est difficile de revenir. C'était vraiment sympa de recevoir le soutien du public et de récolter les trois premiers points depuis mon retour. » Avant de se concentrer sur l'avenir : « J'espère que nous allons maintenant entamer une petite série, tirer le meilleur des rencontres à venir et commencer 2015 plein d'énergie et de confiance. » Si le titre semble déjà hors d'atteinte, Illy se verrait assurément bien marquer de nouveau en finale de Champions League. Sans Robben à la fin cette fois.



Par Charles Alf Lafon
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