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Liverpool sur la corde Red

Après deux saisons pénibles, les Reds cherchent un vrai renouveau en s’étant attaché les services du pétillant Brendan Rodgers. Probablement suffisant pour moins s’ennuyer à Anfield mais sans doute trop juste pour bousculer la hiérarchie. Encore que…

Selon les circonstances, votre meilleur ennemi peut se révéler être votre plus belle source d’espoir. José Mourinho a toujours été haï à Liverpool un peu plus qu’ailleurs. La faute à l’arrogance du Portugais lors de son passage à Chelsea et des nombreuses passe d’armes, notamment en Ligue des champions, avec les Blues. Pourtant, une sortie du «  Special One  » (futur «  Only One  » , si on a bien tout suivi) a mis un peu de baume au cœur chez les supporters des Reds. « Je félicite Liverpool pour avoir choisi Brendan Rodgers. Il suffit de voir le travail accompli à Swansea. C’est un mec bien, très famille et un ami. Quand il nous a rejoints à Chelsea (pour diriger les équipes de jeunes, puis la réserve), il n’était encore qu’un jeune coach avec une énorme soif d’apprendre. Mais c’était déjà un entraîneur avec des idées à lui, pas seulement pour prendre mais aussi pour donner. C’est vraiment un très bon choix  » . Évidemment, on devine que les compliments appuyés du Mou sont aussi guidés par son amitié, à défaut de corporatisme, car l'homme de Setubal se fiche royalement de ses collègues.

Mais c’est un fait que le technicien nord-irlandais de 39 ans fait souffler un vrai vent de fraîcheur. Un contraste d’autant plus saisissant que son arrivée succède au départ de Kenny Dalglish qui, lui, incarnait plutôt un retour vers le passé, fut-il le plus glorieux. Le club des bords de la Mersey se trouve face au plus grand défi possible : enfin regarder vers l’avenir. Car il faut bien le dire, si la Maison Rouge cultive comme personne les racines de son jardin, les plus belles comme les plus pourries, elle a toujours un mal fou à dépoussiérer la bâtisse. Peut-être le mauvais côté de l’héritage des luttes passées contre Thatcher, cette résistance viscérale face aux projets impitoyables de modernisation de l’économie. Ou quand Liverpool, bastion symbole des résistances au capitalisme, a en fait insulté l’avenir, le football anglais n’étant plus désormais que la plus parfaite émanation de l’ultralibéralisme, à lire à l’aune des tentatives d’entrée en Bourse de Manchester United, celui qui a le mieux intégré ces nouveaux codes et, comme par hasard, le club qui a délogé les Reds de leur «  putain de perchoir » .

Rodgers, la réponse à quinze ans de béton ?

En ce sens, Rodgers n’est pas la plus mauvaise inspiration des quintuples champions d’Europe. Bien meilleure en tout que la flopée de transferts à la con dont on vous épargnera soigneusement la liste. A Swansea, le natif de Carnlough a fait des Gallois l'une des formations les plus pétillantes de Premier League et à la lecture de l’effectif des Swans, c’est une gageure. Surtout, Rodgers semble avoir une idée très précise de ce qu’il recherche : de la mobilité, un coefficient technique au-dessus de la moyenne et de l’audace. Une manière de révolution pour des Reds qui sortent de quinze ans de béton armé, coulé tour à tour par Gérard Houllier, Rafael Benitez, Roy Hodgson et Kenny Dalglish. On exagère un peu, c’est vrai, puisque sous Rafa, l’équipe était celle qui frappait le plus au but en Angleterre, mais ne nous leurrons pas, le fonds de commerce de l’Espagnol restait avant tout un bloc défensif ultra-rigide.


Du coup, on peut bien le dire, hormis quelques moments homériques, on s’est emmerdé ferme à Anfield depuis plus de dix ans. Alors pour jouer la carte du renouveau, Liverpool a choisi de passer à l’attaque. Les matches de pré-saison et de tour préliminaire de Ligue Europa ont laissé entrevoir des Reds soucieux de ne pas perdre la gonfle bêtement et de chercher à combiner plutôt que de balancer vers la tête chercheuse d’Andy Carroll. Partant, le recrutement du jeune Fabio Borrini, tout en accélérations et en culot, s’inscrit dans cette philosophie mise en place par Rodgers et séduisante pour un Steven Gerrard remis en confiance par son Euro convaincant mais qui a besoin de jambes autour de lui pour assurer les percussions que lui ne peut plus vraiment provoquer comme à ses plus beaux jours. Pour attrayant qu’il soit (ou plutôt qu’il pourrait être), ce nouveau Liverpool ne peut guère espérer faire vaciller la hiérarchie. Même une quatrième place, disons-le, serait un petit prodige. Mais au fond, quel meilleur endroit pour le réaliser ?

Dave Appadoo
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