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Liverpool manque-t-il de joueurs emblématiques ?

Depuis le départ de Raheem Sterling et surtout Steven Gerrard, Liverpool semble dépourvu de joueurs qui incarnent ses valeurs. Une tendance qui pourrait selon certains supporters expliquer les résultats en dents de scie du club. Prise de température à quelques heures du derby contre Everton.

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« Il n'y a pas un seul joueur de Liverpool que j'aimerais avoir dans le onze d'Everton. » À sa manière, via sa chronique dans le Liverpool Echo, l'ancien Toffee Michael Ball a allumé une mèche pour le Merseyside Derby de dimanche. À l'heure où les deux rivaux se rencontrent, la puissance historique - les Reds - est engluée à la 9e place, quand les Blues sont eux à une encourageante 5e place après n'avoir perdu qu'un seul match, à domicile, contre une équipe de Manchester City alors au top. Mais entre les deux clubs pros liverpuldiens, la rivalité ne s'est pas exprimée que sur le terrain cet été, mais aussi sur le marché des transferts : quand Roberto Martínez et le board d'Everton ont serré les dents pour conserver John Stones convoité par Chelsea, Brendan Rodgers et les patrons de Liverpool ont laissé partir la légende locale Steven Gerrard et la dernière merveille maison Raheem Sterling (Manchester City). Certes, le premier n'était plus au sommet de sa forme, mais il n'en a pas moins laissé un énorme vide à Anfield. « Depuis son départ, il nous manque un joueur qui incarne l'esprit et les valeurs du club, qui fasse le lien avec les supporters » , estime Julien Grès, le président de Liverpool France, l'association officielle des supporters français du club. Son collègue Isaac Lagnadot, franco-anglais qui fréquente Anfield depuis 1972 et a « eu la chance de connaître l'âge d'or du club » , estime que le club, des dirigeants aux supporters, « n'a pas su ou voulu anticiper l'après-Gerrard, alors qu'on savait qu'il n'était pas éternel » . Or, dans un club comme Liverpool, il faut des joueurs prêts à se sacrifier, selon Julien Grès : « Quand on regarde l'histoire du club, on n'a jamais eu vraiment des équipes sexy, mais surtout des équipes avec du caractère, capables de renverser des matchs a priori perdus comme en finale de C1 contre Liverpool ou de C3 contre Alavés. Et dans une équipe de caractère, il faut des joueurs prêts à mourir sur le terrain pour leur club. Et ça, selon moi, tu l'obtiens principalement d'un joueur qui supporte l'équipe depuis tout gosse et qui a été formé localement. »

Everton, l'exemple à suivre ?


Le constat est d'autant plus douloureux pour les supporters des Reds que les rivaux d'Everton tendent à construire leur onze sur des joueurs emblématiques comme Phil Jagielka ou Leighton Baines. « Ils ont introduit des jeunes du club avec intelligence » , admet à contre-cœur Lagnadot, même s'il estime que les Toffees « ont connu des années de vache maigre » . Julien Grès n'a pas peur de complimenter les rivaux : « Ils sont dans le vrai, c'est pour cela qu'ils progressent. À Liverpool, déjà, il n'y a plus de joueurs emblématiques, mais même les joueurs clés partent tous un à un. » Gerrard et Sterling cet été, Luis Suárez il y a un an, si bien que le club est perçu en Angleterre comme une puissance en reconstruction depuis trois ans. « Quelques années auparavant, on avait aussi laissé partir Xabi Alonso, c'était mal passé » se souvient Isaac Lagnadot, pour qui Liverpool « a raté un virage par rapport aux autres gros clubs anglais » même s'il garde espoir : « Heureusement qu'ils stagnent dernièrement, il y a peut-être un coup à jouer. » Cette stagnation, Julien Grès l'attribue au même mal qui touche Liverpool, la désertion de joueurs emblématiques dans les grands clubs de premier League : « On parle de la Premier League comme du meilleur championnat du monde, mais quand on voit les résultats européens, ce n'est pas forcément vrai. Les clubs anglais ont du mal actuellement, car une génération de joueurs emblématiques comme Lampard, Terry à Chelsea, ou même la grande génération de Manchester United sont en train de partir, mais ne sont pas vraiment remplacés. Or, le foot anglais est essentiellement basé sur l'intensité physique, la conquête du ballon au milieu de terrain, et une certaine dose d'esprit de sacrifice pour son équipe que ces joueurs apportaient. » L'afflux d'argent qui alimente le championnat anglais et lui permet d'être plus attractif aurait donc également l'effet pernicieux de lui détruire son ADN, car « on donne désormais trop peu de temps aux jeunes pour s'imposer » analyse Lagnadot. « Le petit Rossiter a bien joué contre Sion en Ligue Europa jeudi, mais cela ne suffira pas à l'installer durablement dans le onze » , ajoute-t-il un brin fataliste. « N'oublions pas que quand Gerrard a été lancé par Gérard Houllier, il lui avait fallu du temps avant d'être réellement un patron. »

Carragher > Škrtel + Lovren + Lucas Leiva


Liverpool, comme l'ensemble de la Premier League, est en train de fermer la porte à ses jeunes pousses, principalement à cause d'une abondance de talents. Mais pour Julien Grès, le calcul n'est pas forcément pertinent : « Un gars comme Jamie Carragher, ce n'était pas forcément un artiste, mais sur le terrain, c'était un méchant, il était prêt à tuer pour le maillot de Liverpool. Tu compares à Škrtel, Lovren, voire à un Lucas Leiva qui est là depuis longtemps, ils sont peut-être meilleurs techniquement, mais ils font moins peur, ils sont trop gentils par rapport à Carragher. » Et donc l'équipe est moins performante, notamment à domicile où Anfield ne ressemble plus forcément à une forteresse, les Reds n'y ayant gagné que deux fois en six matchs cette saison (1-0 contre Bournemouth, 3-2 contre Aston Villa). « Jeudi soir (contre Sion, ndlr), des supporters sont partis avant la fin, c'est du jamais-vu, quelque chose est en train de se casser entre les fans et l'équipe. Même les chants dernièrement étaient très calmes, plus qu'à l'habitude. » Mais qu'on se rassure, la crise identitaire n'est que passagère pour Lagnadot : « La base populaire est toujours là, les gens continuent de vivre pour le football ici. » Mais le malaise devient tellement important, entre les prix des billets trop élevés et une équipe qui ressemble de moins en moins à sa ville, que des initiatives comme le City of Liverpool FC - un club créé par des supporters - va voir le jour et débuter en championnat semi-professionnel dès la saison prochaine, « pour rendre les clubs du football aux citoyens de notre ville » selon son président Paul Manning. Comme chez les voisins de Manchester, où est né et grandit chaque saison le FC United of Manchester.

Par Nicolas Jucha
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