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Liverpool attendit la mi-temps...

C'est l'histoire d'une équipe qui n'était pas programmée pour gagner. L'histoire d'une équipe qui a accompli l'un des plus grands exploits du foot européen un soir de mai 2005 à Istanbul. L'histoire des gueulantes de Jamie Carragher, des frappes de mule de John Arne Riise, des dents de lapin de Milan Baroš et de la consécration de Steven Gerrard. C'est l'histoire de Liverpool, version 2004-2005.

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On ne saura jamais. Peut-être que si l'arbitrage vidéo avait existé ce 4 mai 2005, l'histoire aurait été différente. Mais José Mourinho aura beau crier au complot, l'arbitre Luboš Michel accorde le but de Luis García, malgré un retour désespéré de William Gallas. Loin au-dessus d'Anfield, la bonne étoile des Reds continue de veiller sur ses petits protégés : l'histoire est en marche et rien ne l'arrêtera. Au moment de plier Chelsea en demi-finale de la Ligue des champions, le Liverpool de Rafa Benítez a des étoiles plein les yeux et ne veut surtout pas se réveiller. Son rêve sera exaucé. Et pourtant, rien ne présageait au départ la saison folle que les Reds ont réalisé cette année. À l'été 2004, Gérard Houllier plie bagages, suivi par son duo d'attaquants Emile Heskey-Michael Owen. Après une honorable 4e place en championnat, Liverpool doit alors reconstruire et choisit pour cela un tacticien hors pair : Rafael Benítez. Le Madrilène sort d'une très belle saison à Valence (doublé Liga-Coupe UEFA) et débarque sur les bords de la Mersey les valises pleines de promesse.

Olympiakos, le déclic


En championnat, le pari est perdu. Liverpool finit cette saison un rang plus bas, à 27 points de José Mourinho et ses boys. Un gouffre abyssal. Mais Anfield a beau attendre un titre de champion depuis 15 ans, le kop pardonnera bien vite cet écart de conduite de ses protégés grâce à un parcours européen digne d'une épopée homérique. C'est un fait, Liverpool est une équipe de coupes, une équipe de frissons. Le premier d'entre eux arrive le 8 décembre 2004. Ce soir-là, Liverpool possède trois points de retard sur l'Olympiakos pour arracher la deuxième place de la poule derrière le leader Monaco. La dernière journée offre une alléchante confrontation entre les deux prétendants. Julien, membre de Liverpool France (association de supporters reconnue officiellement par le club) s'en souvient encore : « Olympiakos, c'est le vrai déclic de cette équipe. On a besoin de gagner par deux buts d'écart, et Rivaldo nous met un coup franc assez vite. Benítez tente un coup et lance Sinama-Pongolle à la mi-temps. Il marque sur son premier ballon ! Ensuite, c'est Mellor, qui n'avait presque pas joué cette année-là, qui met le but du 2-1. Un but un peu pourri, d'ailleurs. Et à cinq minutes de la fin, Gerrard met une demi-volée de 20 mètres et arrache la qualif'. C'était complètement dingue ! »

Les six minutes les plus folles de l'histoire


Après avoir balayé Leverkusen en huitième, les Reds éliminent une grande Juventus grâce notamment à une défense de fer au match retour. Mais le plus beau reste à venir. Après une demi-finale très crispante face à Chelsea et disputée dans une ambiance dantesque, la bande à Gerrard se hisse en finale. Face au Milan d'Ancelotti, les Anglais débutent plus que mal. Quasiment dès le coup d'envoi, Djimi Traoré fait faute sur Kaká. Pirlo dépose le ballon sur le pied droit de Maldini. 1-0. Un doublé de Crespo plus tard, et voilà Liverpool qui rentre aux vestiaires du stade Atatürk avec trois pions dans les valises. La légende dit que les partenaires de Jamie Carragher entendaient déjà les Milanais chanter à travers les murs. Ils étaient sans doute peu à y croire encore, mais par chance Benítez faisait partie de ceux-là.

L'Espagnol joue sa carte Dietmar Hamann et rappelle Steve Finnan sur le banc. Pari gagné. La défense à trois tient le choc, l'Allemand ratisse le milieu de terrain à côté de Xabi Alonso et permet à Gerrard d'évoluer un cran plus haut, en soutien de Baroš et Luis García. Et bien sûr, c'est du Scouser que viendra la lumière. À la 54e minute, l'immense Steven s'envole haut, très haut dans le ciel stambouliote et marque de la tête le but le plus important de sa carrière. Deux minutes plus tard, c'est Vladimír Šmicer qui instille le doute chez les Milanais d'une frappe lointaine, avant que le jeune Xabi Alonso n'enfonce le clou sur pénalty à la 60e. En six minutes, une marée rouge parvient à retourner comme une crêpe un Milan très (trop ?) sûr de lui. La suite, on la connaît...

Vidéo

La patte Benítez


Cette Ligue des champions 2005 portera à jamais la marque « Rafa Benítez » . Le rôle du coach à lunettes y a été prépondérant. Liverpool était déjà l'un des plus grands clubs du monde avant lui. Mais là où le grand Liverpool de Kenny Dalglish et Ian Rush s'appuyait sur une ossature et un fighting-spirit essentiellement britannique, celui de Benítez est résolument international. À son arrivée outre-Manche, le Madrilène emporte dans ses bagages un Français (ce bon vieux Djibril) et quatre Espagnols : Nuñez, Josemi, Xabi Alonso et Luis García, auxquels il convient d'ajouter Morientes arrivé en janvier. Ce 25 mai à Istanbul, il inscrit ainsi sur sa feuille de match un Polonais, un Irlandais, un Finlandais, deux Tchèques, un Norvégien, un Australien, trois Anglais, quatre Espagnols, un Malien, un Français, un Allemand et un Croate. Une situation pas si fréquente en Angleterre à l'époque, alors que la Premier League est devenue par la suite le championnat le plus multinational.

Vous avez dit précurseur ? Comme un symbole de ce Liverpool cosmopolite, le grand bonhomme du match est polonais et s'appelle Jerzy Dudek. Après une double parade venue d'une autre planète en prolongation face à Shevchenko, le dernier rempart d'Anfield repousse les tirs au but de Pirlo et de Shevchenko, décidément pas verni. Il est évident que la force de ce Liverpool ne reposait pas sur des individualités comme Fernando Torres ou Luis Suárez, même si le parcours des Reds doit beaucoup à un Steven Gerrard au top (3e du Ballon d'or) et à un Luis García ultra-décisif. Non, la force de cette équipe venait de ses petits soldats de l'ombre : Biscan, Finnan, Hamann, Riise, Šmicer, Kewell... Les mauvaises langues diront que cette année-là, Liverpool n'était pas le plus fort. Peut-être. Mais il était le plus beau.

Par Benjamin Jeanjean
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