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Little Italy

On n'a jamais aussi bien connu une équipe d'Italie Espoirs. De fait, dans la sélection entraînée par Devis Mangia, qui s'est qualifiée samedi pour la finale de l'Euro U21, évoluent des joueurs comme Verratti, Insigne ou encore Borini. Rien que ça.

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Tandis que les grands entrent en piste lors de la Coupe des confédérations, les petits, eux, font leur bonhomme de chemin. Et pas n'importe lequel. Une finale d'Euro U21, ce qui n'était plus arrivé depuis 2004, année où les Azzurrini avaient justement remporté la compétition, en s'imposant en finale contre la Serbie, avec des buts de… De Rossi et Gilardino. Une autre époque. Samedi, face aux Pays-Bas, l'équipe d'Italie Espoirs a offert une véritable prestation héroïque. Pendant de longues minutes, les Pays-Bas ont dominé la rencontre, et ont bien failli faire craquer le verrou bleu. Mais finalement, à dix minutes du terme (comme lors du match inaugural contre l'Angleterre), l'Italie a réalisé le coup parfait. Un but de Borini, l'expatrié de Liverpool, qui a propulsé la Squadra (ou devrait-on dire, la Squadretta) en finale de l'Euro 2013. Juste récompense pour une équipe talentueuse, et dont les pièces maîtresses pourraient bien être, demain, les leaders de l'équipe d'Italie. Peut-être pas dès le Mondial 2014, mais dès les qualifications pour l'Euro 2016, ça, c'est une certitude.

Du talent à revendre

Retour sur la demi-finale, d'abord. Il devait s'agir d'un match compliqué. Et cela a bel et bien été un match compliqué. La Hollande de Cor Pot (un proche des Khmers rouges ?) a elle aussi une génération talentueuse, qui promet pour l'avenir. À quelques détails près (des cartons rouges et des pénaltys en moins), le match aurait presque ressemblé au Pays-Bas-Italie de 2000, demi-finale de l'Euro. Une domination orange, mais une Italie qui tient debout, avec son cœur. Plus forte physiquement, la sélection hollandaise aurait pu immédiatement prendre l'avantage avec un coup franc de la pépite Maher, sur le poteau. La première période est un monologue néerlandais, mais l'Italie tient le choc jusqu'à la pause. En seconde période, les Pays-Bas ralentissent et la petite Nazionale prend confiance. À la 78e, c'est Borini, parfaitement servi par Insigne, qui débloque la situation et fait exploser le banc azzurro. La fin de match est un assaut néerlandais sur les buts de Bardi (gardien titulaire de Novara), qui sauve tout. Coup de sifflet final, l'Italie est en finale, pour la plus grande joie de Devis Mangia, le sélectionneur.

De fait, le coach peaufine son équipe depuis sa prise de fonction, en juillet 2012. Écarté de Palerme quelques mois plus tôt par Zamparini, il avait alors un an pour construire une équipe solide, en mesure de réaliser une grosse performance lors de l'Euro. Sa mission est déjà accomplie, même s'il reste un match avant de pouvoir dire qu'il s'agit là d'un véritable triomphe. Un triomphe qui porte des noms, évidemment, et pas des noms inconnus au bataillon. Cette Italie miniature est emmenée par des joueurs qui sont déjà titulaires dans leur club respectif. Dans le onze qui a éliminé la Hollande, on retrouve le Parisien Verratti, le Romain Florenzi, le Génois Immobile, mais encore le Napolitain Insigne et le Liverpudlien (si si) Borini. Une magnifique génération, à laquelle se greffent Destro, Sansone, Capuano, Gabbiadini, Paloschi, Marrone, le moins connu mais très prometteur Saponara, ou encore El Shaarawy, qui a pour sa part déjà été promu en équipe première, malgré ses 20 ans. Bref, de quoi envisager la suite avec confiance.

Une défense déjà expérimentée

Pour Mangia, il s'agit évidemment d'une immense satisfaction. Son Italie est une Italie homogène, au sein de laquelle tout le monde marque des buts (de Borini à Insigne, en passant par Gabbiadini, Florenzi ou Bertolacci), et tout le monde défend ensemble. Une véritable unité se dégage déjà de ce groupe, ce qui est prometteur pour la suite. Les défenseurs sont un peu moins connus que les joueurs offensifs (Regini d'Empoli, Caldirola de Brescia, Donati de Grossetto et Bianchetti du Hellas Vérone, en prêt de l'Inter) mais semblent déjà au diapason : la Squadra n'a en effet encaissé qu'un seul but lors de cette compétition, qui plus est sur pénalty. De quoi rappeler les prestations de la défense italienne lors du Mondial 2006, qui n'avait encaissé que deux buts sur l'ensemble du tournoi : un but contre son camp de Zaccardo (des suites d'un coup franc), et la Panenka de Zidane. Une histoire de traditions.

Surtout, cette finale décrochée par l'Italie fait écho à la finale de l'Euro 2012 atteinte par l'Italie de Prandelli l'année dernière. Ironie du sort, c'est le même adversaire que les Azzurrini vont trouver en finale, à savoir l'Espagne. En espérant une issue différente. Mais au-delà du potentiel résultat de la finale, c'est un signal fort. L'Italie, que l'on disait vieillissante et en fin de cycle après le Mondial 2010, est en train de prouver à tous que la nouvelle génération a de beaux jours devant elle. Les meilleurs éléments de cette Italie U21 seront bientôt agrégés au groupe de Prandelli (certains, comme Verratti ou Destro, le sont déjà), pour une équipe pleine de fraîcheur et d'avenir. La route est encore longue, certes, mais cet Euro Espoirs donne déjà de précieuses indications sur ce que nous réserveront les prochaines grandes échéances des équipes nationales. Celles des grands, bien entendu.

Eric Maggiori
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Effectivement,cette jeune équipe Italienne est porteuse d'espoir...
La Squadra a un bel avenir devant elle!
Superbe équipe, ça promet pour l'Euro 2016 avec des jeunes comme Verratti, Balo, El Shaa, Insigne, etc.. et les plus expérimentés comme Marchisio, Montolivo, Chiello !

Seul bémol, la coupe d'Insigne est à vomir...
Notez le nom de Gabbiadini dans vos tablettes.
Jono Treyston' Niveau : Loisir
El Sharawy est à la coupe des confédérations il me semble ?
Jean-Bonbeur Niveau : CFA2
Et sinon la France U21, elle est ou ?
Marek Hamsik Niveau : National
Donc si je comprends bien, l'euro U21 précède d'a peine une semaine la CDM U-20 ? C'est bizarre comme organisation.
Liverpudlien (si si) Borini.

En fait je crois qu'en anglais, on dit Liverpudlian, mais qu'en français le "l" passe devant et ça devient Liverpuldien. Mais outre la question de sémantique, quand ce bonhomme là aura fini de se péter tout ce qui pétable dans ses jambes, il formera une sacré paire avec Sturridge (voire un trio avec Mkhitaryan ?)
Joshua_is_a_tree Niveau : CFA
Je suis khmer et j'ai rigolé sur l'allusion à Pol Pot :)
Probablement la plus belle génération à venir d'Europe. Quand tu vois le nombre de garçons déjà titulaires dans des grands clubs, tu pleures.
Message posté par Marek Hamsik
Donc si je comprends bien, l'euro U21 précède d'a peine une semaine la CDM U-20 ? C'est bizarre comme organisation.


Il faut avoir -21 ans au début des éliminatoires. Il s'agit donc plus de l'Euro Espoirs comme on l'entend traditionnellement, cad - 23 ans.
demon_john2905 Niveau : District
Message posté par Jean-Bonbeur
Et sinon la France U21, elle est ou ?


Effectivement quand l'on voit le jeu développé et le talent d'équipe comme l'Italie, l'Espagne et les Pays-bas dans leurs équipes de jeunes ou des equipes jeunes et talentueuse comme l'allemagne et la belgique, on peut se dire que l'on va souffrir encore pas mal d'année devant notre équipe de France...

Peut etre que so foot devrait s’intéresser à la politique de formation actuelle des joueurs français. Est ce que la fédération a revu sa politique de formation depuis les dernières coupe du monde ? est ce qu'un système de jeu, une idée de jeu a été mis en place dans chaque équipe de jeune afin d'obtenir un style de jeu cohérent dans chaque classe d'age ? ou le travail s'est limité à "on garde que les petits blancs et on vire les noirs et les arabes"... Si la fédération ne bosse pas l'ère glacière va se poursuivre pour notre equipe de france et enlever son casque des oreilles pour changer la marseillaise n'y changera rien...
DeanWinchester Niveau : CFA2
Message posté par Jean-Bonbeur
Et sinon la France U21, elle est ou ?


éliminé par la Norvège en barrage.
demon_john2905 Niveau : District
Message posté par demon_john2905


Effectivement quand l'on voit le jeu développé et le talent d'équipe comme l'Italie, l'Espagne et les Pays-bas dans leurs équipes de jeunes ou des equipes jeunes et talentueuse comme l'allemagne et la belgique, on peut se dire que l'on va souffrir encore pas mal d'année devant notre équipe de France...

Peut etre que so foot devrait s’intéresser à la politique de formation actuelle des joueurs français. Est ce que la fédération a revu sa politique de formation depuis les dernières coupe du monde ? est ce qu'un système de jeu, une idée de jeu a été mis en place dans chaque équipe de jeune afin d'obtenir un style de jeu cohérent dans chaque classe d'age ? ou le travail s'est limité à "on garde que les petits blancs et on vire les noirs et les arabes"... Si la fédération ne bosse pas l'ère glacière va se poursuivre pour notre equipe de france et enlever son casque des oreilles pour changer la marseillaise n'y changera rien...


pour chanter la marseillaise
georgesleserpent Niveau : Loisir
Très belle génération en effet' ça promet pour la suite, en tout cas entre les pépites allemandes,espagnoles, italiennes donc et brésiliennes entres autres, l'avenir du foot est assuré !! Sinon quelqu'un sait il pourquoi l'excellent Perin n'est pas dans cette équipe d'azzurini ? Car il me semble pas qu'il soit trop vieux, et lui a fait une grosse saison en série a...
Il faudrait déjà que la Fédé impose un schéma préférentiel plus un schéma alternatif à chaque EDF des U16 aux A comme le font la plupart des grandes nations afin d'assurer la fluidité des passages entre selection.

Ou as-tu vu que désormais on mettait de côté les noirs et les arabes?
Va voir un match de U16 nationaux et tu verras que c'est loin d'être le cas.
L'idée à l'époque était de minimiser l'importance des tests physiques en entrée en centre de formation qui favorise les joueurs à grosse capacité VMA et au développement athlétique plus précoce.
Le problème c'est que la plupart des clubs français sont étranglés financièrement et ont une reflexion court termiste quant à la formation. Un joueur d'origine africaine sera athlétiquement prêt plus tôt à être lancé en pro, donc aura une valeur marchande plus rapide alors que sur des profils plus atypiques, le risque d'erreur est plus grand et la maturation plus lente.
Une bien belle équipe effectivement. Même si c'est l'arbre qui cache la forêt point de vue formation tant la grosse majorité des équipes du calcio privilégie les étrangers de seconde (voir troisième) zone.
Il suffit de voir les compositions des équipes majeures et le nombre très restreint des jeunes nationaux alignés (Roma, Lazio, Udinese, Fiorentina, Inter, Napoli, Catania...)
Trap -> c'est déjà fait, Gabbiadini est ma cible numéro 1 sur FM.
@Arigold, les équipes sont étranglées financièrement dans le Calcio (Pour la plupart) ou la Liga. Je crois simplement que la formation "à la française" est arrivée à ses limites. Elle produit des bons joueurs mais pas des joueurs exceptionnels et ceux-ci sont balancés dans un environnement hyper concurrentiel où à talent égal, celui qui a eu faim ou qui est différent ou qui a joué dans la rue aura toujours l'avantage en volonté, technique et/ou capacité de travail.
Ajoute un évident déficit au niveau des entraineurs parce que eux aussi sont bons mais juste bons ça ne suffit plus.
A moins d'avoir un Zidane dans l'équipe c'est à dire pas vraiment un joueur formaté.
Ça promet une sacré finale !
Oui tu as raison, le problème c'est que notre système de selection des formateurs est trop "consanguin" et certainement peu attractif pour les coachs qui hésitent à se perdre dans la galaxie Fédé.
J'espère que Sagnol va se coordonner avec DD et insuffler une autre façon de penser en prenant la tête des Espoirs en se basant sur ce qu'il a vu au Bayern par exemple.

Sur la formation italienne et espagnole, l'importance de la primavera est énorme en Italie, les joueurs peuvent éclore plus tard et parfaire leurs gammes en jeunes plus longtemps. De plus, le système de co-propriété et de rêt est plus développé et permet aux jeunes d'avoir plus de temps de jeu.
Pour l'Espagne, la qualité des formateurs et des coachs de jeunes est hallucinante même s'ils sont bien aidés par ces mastodontes de la formation que sont la Masia et la Cantera madrilène. Les équipes nationales de jeunes profitent d'automatismes déjà crées.

Enfin les pays que tu cites n'ont pas la diversité dont bénéficie la France et donc moins de choix en ce qui concerne le "profil" des joueurs.
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