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Lisandro, le son du silence

Maintes fois annoncé et toujours reporté, le départ de Lisandro pour Al-Gharafa a réussi à prendre tout le monde de court. Un peu à l’image du parcours de l’Argentin à Lyon, cette star qui refusait d’en être une.

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Bientôt mi-juillet à Tola Vologe. Ça ne sent pas tout à fait la reprise. Du moins, pas encore celle où il faudra disputer deux tours préliminaires pour avoir le droit de revenir en Ligue des champions. Suffit de voir Malbranque lancer des vannes au milieu du groupe ou Licha traîner pour échanger quelques mots avec la presse pour s’en convaincre. Cette légèreté contraste sévère avec la chaleur écrasante qui s’est emparée de Lyon et avec le climat encore plus lourd qui entoure les échanges entre Aulas et Gomis. Mais on s’en fout. On est là pour voir du foot. Et comme à chaque fois qu’on le retrouve sur les bords du terrain d’entraînement, Licha en a à revendre. De quoi faire le bonheur de tout suiveur qui voudrait comprendre ce qu’est un attaquant. Avec l’Argentin, la démonstration est tellement simple qu’elle confine à l’épure : une accélération mortelle sur les cinq premiers mètres, une décontraction toute naturelle arrivé face au gardien et l’exécution du geste qu’il a prévu d’envoyer. Le contraste avec les autres est saisissant. Au point de se croire aux répétitions d’avant récital. D’un côté, celui qui n’a jamais eu à se forcer pour pratiquer l’art de la fugue. De l’autre, tous ceux qui en sont encore à réciter leurs gammes.

Raisons personnelles

Depuis, le retour de la compétition officielle, la vraie, a fini par avoir raison de ces derniers restes de légèreté. L’aller-retour face à Zurich est passé par là et Licha l’a traversé comme un spectre. Aucun tir en 180 minutes et une petite passe décisive qu’on oublierait presque entre l’ouverture lumineuse de Fofana et le but qui soulage de Grenier. C’est à peine si le Gaucho est là pour servir dans le registre qui fut le sien une bonne partie de la saison dernière, le lisandrisme. Où il est moins question de se planter dans la surface que de décrocher, secouer, lancer des appels, contre-appels. Autrement dit, de jouer sans ballon jusqu’à en devenir invisible. Si l’on devait trouver une des « raisons personnelles » invoquées pour justifier son départ, c’est sans doute celle-là qu’on retiendrait en premier. Lisandro sait trop quoi faire du ballon face aux buts pour seulement se contenter de le laisser aux autres. En arriver là, ça voulait donc dire partir.

Bien sûr, on pourrait considérer le moment retenu comme particulièrement maladroit. En vrai, il ne tient en rien du hasard. Un peu comme Juninho à qui il a fallu une dernière embrasée pour sceller ses adieux avec l’OL – 100e but, supplique à genoux des supporters, larmes de Lacombe, malaise sur OLTV –, l’Argentin a attendu la fin d’un cycle, le sien, pour boucler son histoire lyonnaise. En astronomie, on appelle ça une révolution. Et le parcours de Lisandro entre Saône et Rhône s’y apparente. Débarqué à Lyon en vue d’un tour préliminaire de Ligue des champions, il part exactement dans les mêmes circonstances. En 2009, il faut faire oublier Karim Benzema qui vient de se lancer à la conquête du Real. Le montant record du transfert surprend. En même temps, l’imminence de la reprise ne porte pas à la négociation serrée. Alors, si le FC Porto en veut 26 millions, on lui donne 26 millions. Et ce sera comme ça pour le reste de l’été avec Cissokho, Bastos et Gomis qui déboulent pour plus de 70 millions d’euros. Si le départ de tous les autres – et celui manqué de Gomis – a souvent résonné comme le solde de ces dépenses somptuaires, autrement connues sous le titre d’ « années Puel » , celui de Licha n’a jamais été considéré de la sorte. Comme si Aulas, à qui on ne prête pour seule raison le bilan comptable d’OL Groupe, voulait faire une exception qui renverrait pour une fois à l’affect : « Avec Juninho et Sonny Anderson, Lisandro est ma plus belle rencontre. »

Parenthèse refermée


Au-delà de ses qualités d’attaquant qui le voit sacrer meilleur joueur de Ligue 1 par ses pairs dès sa première saison, le miracle du lisandrisme tient aussi dans sa personnalité. Où un joueur qui refuse de parler à la presse, en français qui plus est, parvient à faire l’unanimité dès ses premières apparitions. Qu’on y repense, alors qu’il arrive dans les mêmes conditions et glane un titre au bout de la saison, Lucho n’a jamais suscité que la reconnaissance des esthètes. Rien à voir avec l’affection presque instantanée déclenchée par Licha. Au risque, il est vrai, de ne retenir de sa carrière lyonnaise que ces quelques moments où l’émotion l’emporte sur tout le reste. Une affaire que Biolay avait résumée à sa manière : « La gloire, il en a rien à secouer. Mais une fois sur le terrain, quel engagement ! Quelle colère ! Il est même sans pitié. Pour moi, c’est le type même du joueur argentin. » C’est une lettre qu’il lit dans les vestiaires de Bernabéu et qui mène tout droit à la divine surprise de ce huitième de finale de mars 2010. C’est un brassard qu’il rend en janvier dernier et qui amorce l’idée d’un départ. Ce sont ces dernières larmes qui remuent tout Gerland face à Rennes le 26 mai. Ce seront sans doute ces dernières embrassades qu’il faudra lâcher samedi après-midi avant la première de la saison, face à Nice.

Tout cela a forcément un coût. Pour les suiveurs d’abord, qui y ont vu des caprices de diva et un genre d’instabilité émotionnelle à même d’expliquer des prestations toujours plus irrégulières. Pour le premier intéressé ensuite, lassé de devoir composer avec les à-côtés du football moderne : « Je n’aime pas le milieu du foot. Il ne colle pas à ma personnalité. (…) Les mentalités, le monde des transferts, des agents…. Je ne vais pas être hypocrite, mais c’est juste que j’aime le foot… Et la discrétion. » (L'Équipe) À Al-Gharafa, Licha devrait pouvoir continuer à se planquer. Comme il l’a fait d’une autre manière en construisant sa carrière dans ces clubs, comme Lyon et Porto, qui se situent à l’ombre des grandes maisons auxquelles il pouvait prétendre. Ou quand il revendique pour toute passion l’art de patienter en silence autour d’un étang, quelque part entre la Dombes et Rafael Obligado. Pourtant, Lisandro était bien la dernière star que pouvait compter l’effectif lyonnais. Ce qui veut aussi dire qu’avec son successeur – qu’il s’appelle Lacazette, Benzia, Aliadière ou Gomis –, l’OL devrait refermer une autre parenthèse et qui s’était ouverte en 1999 avec l’arrivée de Sonny Anderson.

Par Serge Rezza
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