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Lille, tout sauf simple?

Ce soir, Lille accueille l’Inter. Deux équipes, pour deux dynamiques bien opposées. Lille a fait le plein de confiance à Auxerre, l’Inter s’est écroulée à Catania. Problème pour Rudi Garcia : savoir s’il va affronter une équipe en plein doute, ou complètement revancharde.

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Deux. C’est sur ce chiffre que Lille va se baser pour affronter le match de ce soir, face à l’Inter Milan. D’accord, mais deux quoi ? Deux, comme le nombre de victoires consécutives des Lillois. La première face à Rennes (2-0), la seconde contre l’AJ Auxerre (1-3). Deux succès logiques, et costauds. Mais deux, c’est aussi le nombre de défaites consécutives de l’Inter Milan. L’une concédée à domicile contre le Napoli (0-3), l’autre sur la pelouse de Catania, samedi soir (2-1). Deux poids, deux mesures. Les statistiques sont simples à analyser : le champion de France 2011 accueille un champion d’Europe 2010 bien mal en point.

Les Lillois sont en phase ascendante, avec un jeu et surtout une efficacité retrouvée, tandis que les joueurs interisti n’y arrivent pas, malgré l’arrivée sur le banc de Claudio Ranieri. Rudi Garcia est bien conscient de l’enjeu : la bête nerazzurra est à terre. Diminuée, mais pas morte. Or, si elle est donc plus facile à achever que d’ordinaire, car plus vulnérable, elle est aussi plus imprévisible. Une Inter blessée est une Inter dangereuse. Comme elle l’avait d’ailleurs été, il y a trois semaines, sur la pelouse du CSKA Moscou. Battue lors de la première journée par Trabzonspor, la formation milanaise, vexée, s’était mise une pression énorme lors de sa venue en Russie. Résultat : une victoire 3-2, propre. Que cela serve de leçon aux Lillois.

Des regrets et des espoirs

Pour le moment, la campagne européenne de Lille pourrait se résumer en un mot : regrets. Lors de leurs deux premières confrontations, les Nordistes ont déjà laissé échapper 4 points. Le CSKA était revenu de 0-2 à 2-2, tandis qu’en Turquie, ni Sow, ni Hazard n’étaient parvenus à concrétiser les occasions, et Trabzonspor était parvenu à revenir en fin de rencontre (1-1). Des regrets, Rudi Garcia dit ne pas en avoir. Lui préfère regarder la prestation des siens, qui a toujours été satisfaisante. Les points perdus, il préfère mettre ça sur le compte de l’apprentissage de la Ligue des Champions. Oui, sauf que ce soir, il va affronter un adversaire qui, en matière de C1, en connaît un rayon. Chelsea et le Barça peuvent en témoigner, même si les exploits remontent à plus d’un an et demi.

Or, l’entraîneur lillois le sait et ne se fie certainement pas aux mauvais résultats actuels de l’équipe de Ranieri. « L’Inter Milan reste un grand club, mais il traverse une période difficile depuis le début de saison. On ne sait pas si c’est le bon moment pour les prendre, il n’y a que Ranieri qui puisse juger ses joueurs, à savoir s’ils doutent ou s’ils seront revanchards. Le plus important, c’est que mon équipe soit à son meilleur niveau pour espérer l’emporter. Durant ces premiers matches de Ligue des Champions, on n’a pas réussi à gagner, or il le faut pour se qualifier » assure-t-il en conférence de presse. Le bon Rudi, qui ne pourra peut-être pas compter sur Landreau (Enyama est prêt), met effectivement le doigt sur un point sensible : savoir dans quel état d’esprit l’Inter va aborder cette rencontre.

Sneijder de gloire

Le président Moratti, juste après la défaite de Catania, l’a souligné : le mauvais classement de son équipe, en soi, n’a pas d’importance. Ce qui importe, c’est l’influence néfaste qu’une 17ème place peut avoir sur des joueurs habitués à être toujours premiers ou deuxièmes. Une peur de la célèbre spirale négative, dans laquelle les défaites appellent les défaites. Mais Ranieri, lui, est confiant. Des situations comme celle-ci, il en a déjà connues, et notamment lors de son arrivée à la Roma. Il avait dû relever une équipe relégable, et l’avait emmenée jusqu’au sommet de la Serie A. Alors, ce n’est pas un petit Eden Hazard qui va lui faire peur. Ou un Sow. Ou un Rozenhal. Ou un Basa. « Hazard ? Oui c’est un très bon joueur, mais Lille a d’autres excellents éléments, comme Pedretti, Sow, Joe Cole. Il y a une bonne base collective, et trois joueurs, devant, capables de faire la différence. Nous devons éteindre leurs ardeurs et frapper au moment opportun  » affirme le coach interista en conférence de presse.

Ranieri a donc déjà son plan d’attaque. Et pour le mettre à exécution, il compte surtout sur un retour fondamental. Celui de Wesley Sneijder, absent depuis le 20 septembre. « Wesley est un point de repère important. Quand il est sur la pelouse, le jeu peut s’illuminer. Ses coéquipiers le cherchent parce qu’ils savent qu’il peut changer le match. Sneijder, c’est le genre de joueur qui peut assumer la responsabilité que l’équipe lui donne » souligne l’ancien technicien de l’AS Roma. Et cette responsabilité, c’est évidemment de transcender ses coéquipiers vers une victoire qui ferait beaucoup, beaucoup de bien. Oui, mais Lille a un compte en suspens avec ses supporters. Donc, quoi ? Donc difficile de dire qui est le favori. Ce que l'on sait, c'est en revanche que les deux équipes n’ont pas le droit de perdre, chacune pour des raisons différentes. « On jouera pour gagner, comme on l'a toujours fait et comme on le fera toujours » assure Rudi Garcia. Promesse tenue ?

Eric Maggiori
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"ont déjà laissé échappé"

Quand deux verbes se suivent, le 2e est à l'infinitif. CP ...
clemölösö Niveau : DHR
Et sur le coup, M. Maggiori étant un des rare à se relire, je sais pas si c'est approprié
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