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Lille toujours maître de son destin

Logiques vainqueurs du CSKA Moscou en Russie (2-0), les Lillois joueront leur qualification à la maison, dans quinze jours face à Trabzonspor.

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CSKA - Lille : 0-2

Buts : Berezoutski (csc) et Sow

Pas de regret comme leitmotiv, la poisse de Debuchy en symbole, puis l’éclaircie. Il paraît que la chance tourne. Dire que les Lillois ont eu du bol ce soir serait un non-sens, tant ils ont dominé leurs adversaires. Disons simplement qu’ils ont bénéficié d’un petit coup de pouce du destin, d’un petit coup de main du dieu du foot qui, au vu des trois premiers matches du LOSC en Ligue des Champions, leur en devait bien une. Réglo, l’autorité supérieure a dégainé son power à la 49ème minute, quand Berezutski, à la lutte avec Sow suite à un bon ballon de de Balmont, envoie une demi-volée improbable dans son propre but. Les Lillois exultent. Quand on vous dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Joe Cole en manches courtes

- 10°, un temps à ne pas mettre un Souleymane Diawara dehors. Joe Cole s’en fout, lui, il joue en manches courtes. Comme prévu, le LOSC se lance dans le match à 100%. Comme souvent quand il fait froid, les débuts son un peu difficile, mais après un quart d’heure de travail au corps, les Lillois parviennent à se faufiler dans la défense moscovite. Au quart d’heure de jeu, Cole, bien trouvé par Hazard, contrôle, crochette, puis frappe. Mais sa tentative est trop molle pour inquiéter le portier russe. Les joueurs du CSKA reculent, Debuchy avance. En multipliant les centres d’abord, puis dans un rôle d’avant-centre, à la 20ème minute, quand esseulé dans la surface, il envoie un missile sur la transversale de Gabulov. La domination nordiste est écrasante, mais les supporteurs craignent un nouveau manque d’efficacité. Et on les comprend. A plusieurs reprises, un Moussa Sow en panne sèche depuis la victoire face à Lyon il y a un mois, manque l’ouverture du score. Pas franchement aidés par l’arbitre, les hommes de Rudi Garcia s’exposent aux quelques contres russes. De maigres tentatives qui auraient pu payer si Dzagoev, seul au deuxième poteau, n’avait pas fait n’importe quoi. Mi-temps de ce que l’entraîneur lillois appelle sa «  demi-finale  » . Les inquiétudes persistent.

Sow enfin

Elles disparaissent définitivement dans la foulée, quand les Lillois, pas satisfaits par l’ouverture du score quatre minutes après le retour des vestiaires par l'ami Berezutski, maintiennent le pied sur l’accélérateur. En dépit de deux cartons jaunes un peu bêtes suite au csc russe, les potes de Hazard remettent le couvert et continuent à pousser. Un acharnement qui paye assez rapidement puisqu’à l’heure de jeu, Sow, à l’affut suite à un poteau de Joe Cole, magnifiquement trouvé par Hazard, vient pousser le ballon au fond du but de Gabulov. Le Sénégalais jubile, le LOSC est soulagé. Alors certes, à l’aller, il y avait 2-0, avant que Doumbia ne plombe la bonne performance lilloise. Mais aujourd’hui, l’attaquant moscovite, suspendu, est en tribunes, et ce Lille là n’est pas celui timoré du début de saison. La fin de match est assez pauvre en enseignement. Cauna s’essaye à la frappe de l’année. Jelen au but après avoir été signalé en position de hors jeu. L’arbitre, qui n’adresse qu’un jaune à Nababkin, après un tacle par derrière incroyable sur Joe Cole, confirme juste sa médiocrité. Les Dogues eux, joueront bien une petite finale, sur la pelouse du Stadium Nord, face à Trabzonspor. Avec le même leitmotiv : pas de regret.


Par Swann Borsellino
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Beau match, arbitre pitoyable et le petit gueye incroyable
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