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  3. // Rennes/Lille (1-1)

Lille rate le coche

Lille a partagé les points sur la pelouse rennaise au terme d'une rencontre plaisante (1-1). Chez les Bretons, on fait preuve de ressources mentales et physiques après cinquante minutes à dix.

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Rennes - Lille : 1-1
But: Chedjou (40e) pour le LOSC. Erding (90e) pour Rennes

A première vue, l'affiche de la nocturne du dimanche n'avait rien d'emballant. Rennes restait sur un démâtage en règle la semaine précédente à Saint-Etienne (0-4) et Lille, malgré un rythme de croisière calqué au point prêt sur celui de l'an dernier, demeurait médiatiquement dans le second panier français. Loin des locomotives parisiennes, montpelliéraines, marseillaises et lyonnaises. Pour autant, le match est un vrai choc. D'une parce que Lille peut revenir à quatre points du Paris-SG, et de deux car Rennes a une revanche à prendre. Mieux, Frédéric Antonetti attend des siens une vraie réponse sur le pré. Désabusé par certains de ses cadres - dont son capitaine Mangane, rétrogradé en réserve -, l'entraîneur Breton espérait un sursaut de sa squad contre sa bête noire (une seule victoire bretonne sur les dix-huit derniers matches). Rudi Garcia, lui, ne dérogeait pas à son fameux 4-3-3 (amputé de Balmont et Béria) avec un trident Cole-Roux-Hazard pour titiller les gants de Benoît Costil. Dans un week-end foot où la folie a pris sa place aux quatre coins de l'Europe, on est tout excité. 90 minutes plus tard, la chaleur est un peu montée après un bon match nul (1-1).

Et comme souvent à Rennes, le premier frisson provient des cuisses de poulet de Pitroipa. Sur un délice d'ouverture de Kembo dans le dos de la défense lilloise, le Burkinabé fait l'amour à Debuchy et affole l'arrière-garde nordiste. Dix secondes plus tard, l'ancien de Hambourg décale Erding qui trouve les gants de Landreau. Clairement, Rennes est parti pied au plancher. Dans la foulée, Féret délivre un café-crème à Kana-Biyik qui, décalé sur le côté gauche de la surface lilloise, manque de conviction dans sa frappe. Mika Landreau est facile. Rebelote deux minutes plus tard, où, encore lancé dans la profondeur, Théophile-Catherine trouve une nouvelle fois les mains de Landreau. La charnière nordiste est en galère sur la moindre passe en profondeur. Rennes l'a bien compris. Dans le jeu, les locaux sont séduisants. Ça écarte la gonfle, ça prend les espaces, ça joue dans la profondeur. Ouais, c'est plaisant quoi. Kembo s'amuse de Digne et bute sur Landreau, bien sorti. L'ancien portier du PSG est partout. Et quand il n'est pas dans le tempo, c'est le petit filet qui embrasse la reprise de Kana-Biyik sur corner. Les Rennais pressent de partout et ne laissent pas respirer les Lillois. Ça ressemble étrangement au match de Marseille (les Bretons étaient cramés au bout d'une heure, CQFD). Quoi qu'il en soit, après une première demi-heure dans le dur, Lille tente de reprendre le contrôle de la balle. Et c'est à ce moment-là que Apam décide de flinguer le match en récoltant deux jaunes en trente secondes. L'ancien Niçois déboite salement deux Lillois et pleure. Dans la foulée, Chedjou reprend victorieusement de la crête le coup-franc d'Eden Hazard. Lille mène 1-0. Boum. Rennes est à dix et il reste un peu plus d'une heure à jouer... Surtout que Nolan Roux est à une cuisse de Costil de porter le score à 2-0. Rennes est sonné. Bousculé. Malmené. Et, surtout, complètement désorganisé. Pour Lille, le scénario est PAR-FAIT.

Mevlüt de Pan

Le scénario du match a le mérite de mettre Rennes au pied du mur. Les Bretons doivent se faire violence et prouver qu'ils sont capables de franchir un palier cette saison. Ils n'ont pas le choix s'ils veulent s'inviter à la table des grands. Pour ce faire, Antonetti est passé en 4-4-1 avec le seul Erding en pointe. Bref, il faut un miracle. On le sent, Lille est facile. Le collectif nordiste est installé et distribue le jeu sans trop forcer. Pourtant, Rennes rate l'égalisation de peu sur une frappe du gauche de Pajot suite à une percée de boeuf de Mevlüt Erding. C'est à ce moment qu'Antonetti décide de se passer de toute folie en sortant Kembo pour Tettey. Snif. Il faut attendre l'heure de jeu, et la baisse de régime des corps les moins physiques, pour revoir un peu de jeu et des situations chaudes. Pêle-mêle : Cole allume Costil, Danzé rate le but sur corner, Roux la colle de peu au dessus et M'Vila rate le cadre au point de penalty. Il y a des espaces dans les deux défenses. Et ça se voit. Jusqu'au bout, on va attendre ce deuxième but. En vain... Et le miracle arrive. Il s'appelle Mevlüt Erding. Sur une transversale de 40 mètres de Kana-Biyik, la gonfle lobe Chedjou - mal placé - et Erding, d'un plat du pied droit de volée, égalise à la 90ème. Pas toujours serein dans ses choix, le Turc est récompensé pour son abnégation. Lille pousse et rate le coche devant les cages de Costil qui repousse tout en mode Jérôme Alonzo.

Rennes peut souffler car le nul est salvateur. Un très bon début de match, des occasions, mais pas de réalisme. Ce match est à l'image de leur saison, des bonnes intentions, mais rien derrière. Ou peu. A l'image de la bêtise d'Apam coupable de deux tacles de PH en moins de 60 secondes. La folie de Pitroipa est un cache-misère. A l'opposé, et sans être brillants, les champions de France peuvent s'en vouloir car ils tenaient une victoire importante. La bonne opération du week-end est définitivement montpelliéraine...

Par Mathieu Faure
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C'était pas joli les lillois cette semaine mais bon ça fait quand même 7 points en une semaine à l'extérieur.
Johnny Dramma Niveau : Ligue 1
Bah hormis à Lorient, c'était pas très chatoyant, mais bon ça fait 7 points pris consécutivement à l'extérieur, c'est un petit miracle vu les prestations à sochaux et rennes.
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