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  3. // Lille/Monptellier (0-1)

Lille perd le Nord

Décidément Lille est fâché avec le mois d'août où il n'a plus gagné un match depuis trois ans. Malmenés, les Montpelliérains repartent du Nord avec les trois points et un nouveau gardien.

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Lille - Montpellier : 0-1


But : Giroud pour Montpellier

Les gros du championnat n'ont pas encore enclenché la première vitesse et Lille voulait en profiter pour prendre un petit peu d'avance avec ce premier match à domicile. Pour ce faire, Rudi Garcia avait innové. Obraniak titulaire au sein du trio offensif avec Moussa Sow et Eden Hazard. Pour le reste, c'est du classique avec la première de la nouvelle charnière centrale Basa-Chedjou en Ligue 1. Les visiteurs héraultais sortaient Hilton et Pionnier de leur besace et envoyait la jeunesse du 34 à l'assaut d'un LOSC terriblement bidon en août depuis trois ans cinq nuls et quatre défaites). Une sale habitude qui s'est confirmée avec cette défaite à la maison (1-0). Pourtant Lille a joué. Mais Lille a perdu.


Comme on s'y attendait, Lille prend très vite ses marques et monopolise la chique dans la moitié de terrain adverse. Montpellier répond par le physique. Des fautes et de l'engagement. Sur un pressing haut des Dogues, Sow hérite de la gonfle dans la profondeur suite à un grattage de Balmont et bute sur Pionnier. Comme le gardien remplaçant des Sudistes a la main chaude, Balmont s'amuse d'un une-deux aérien avec Chedjou pour venir tâter les gants du portier. Lille est parti fort. Montpellier s'en remet à la tige Giroud, qui prend toutes les balles aériennes. Sur l'une d'elles, les ouailles de René Girard récupèrent la gonfle et mettent en orbite Dernis, qui allume des 30 mètres la ganache de Landreau. A part de ça, Lille fait du Lille, et ça marche. Du mouvement et de la profondeur. Offensivement, les mouvements sont fluides, à une touche de balle, souvent dans des petits espaces. En revanche, on sent l'intégration de Pedretti laborieuse. Moins dans le move que Cabaye. Pendant ce temps, Eden Hazard déboulonne toute la défense sudiste à chaque prise de balle. On a beau le répéter, au point de le banaliser, mais le numéro 10 lillois est le X Factor par excellence. Il se passe systématiquement quelque chose avec le Belge. Lille est dans le coup. Juste avant la pause, les locaux régalent d'une séquence collective époustouflante à base de contrôle-passe. Après un café-crème d'Obraniak, Sow dédicace une subtile déviation pour Beria, qui rate les filets. Les champions de France sont faciles mais ne cadrent pas.

Quand la Giroud tourne...


Hazard repart dans ses folles chevauchées au retour des vestiaires. Parfois compliqué, mais le feu follet sème la zizanie. Et quand ce n'est pas lui, c'est Obraniak qui déborde et rince Sow, qui manque sa tête. Les locaux sont dans leur temps fort, ça arrose de partout mais Pionnier veille. Ça sent le soufre. Le hold-up. Garcia passe à quatre éléments offensifs en giclant Pedretti pour injecter Payet. Mais c'est Montpellier qui crée la sensation en ouvrant la marque sur un geste d'avant-centre de Giroud. Saihi trouve la perche en profondeur, le numéro 17 prend l'espace derrière Béria et lobe Landreau. Malmené, dominé, Montpellier prend l'avantage.

Lille est vexé et Sow tente une Madjer. Pionnier est infranchissable. C'est encore lui qui ferme la porte à Hazard lorsque le Belge place deux coups de rein en pleine surface de réparation. Pourtant, c'est Rudi Garcia qui serre son slip quand Utaka touche le poteau sur un one-one versus Landreau. Lille est sonné et bafouille sa fin de match. Les Lillois savent qu'ils ne peuvent plus se planquer et seront attendus partout. On espère pour eux qu'ils ne tomberont pas systématiquement sur un gardien en flammes comme Pionnier. Bref, Lille a de nouveau mal commencé sa saison. On est presque habitué. Pourtant le jeu est toujours là, Hazard est monstrueux et le collectif rodé, mais ça manque de finition. On est quand même sceptique sur la capacité des Lillois à assumer leur statut. Sans parler de l'arrivée de la Ligue des Champions. Quoi qu'il en soit, Montpellier, sans parler, compte six points en deux matches quand les Lillois n'en ont, eux, qu'un seul à reluquer...

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quid du penalty non sifflé et des fautes à répétition? grand bravo au gardien montpellieren
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