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Lille, le doublé en dix dates

Déjà auteur d'une saison exemplaire l'an dernier, le LOSC a réussi à mettre la barre plus haut, en gagnant les deux principaux trophées nationaux. Une saison qui n'a pas été un long fleuve tranquille. Mais Garcia et ses hommes ont toujours su se ressaisir.

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Samedi 11 septembre, Lens – Lille / 1-4

Avant le début de saison, tous les observateurs placent Lille comme un des prétendants au sacre. Logique, l'effectif qui a bataillé pour le podium jusqu'à la dernière journée la saison précédente n'a pas changé, Sow arrivé gratuitement de Rennes se contentant de remplacer Aubameyang alors que Rozenhal vient suppléer le départ de Plestan. Pourtant, l'équipe démarre timidement. Trois nuls en championnat en trois journées. Le même nombre de points que Marseille, où la crise est ouvertement évoquée. Mais Lille ne panique pas. En déplacement à Bollaert, les Dogues lancent leur saison grâce à Tony Chapron qui expulse deux lensois coup sur coup, question d'ego. En supériorité numérique, Frau et Gervinho patientent avant de planter trois fois dans les dix dernières minutes. Sereins.


Dimanche 17 octobre, Lyon – Lille / 3-1

Pour Lyon, embourbé dans les profondeurs du classement, c'est un véritable match au couteau. Dans ces cas-là, Lloris et Lisandro font en sorte d'être intenable. Lille ne s'offusque pas outre-mesure d'autant plus que lors de ce match, le LOSC se découvre un buteur de premier ordre : Moussa Sow a bel et bien laissé ses doutes rennais derrière lui.


Dimanche 24 octobre, Lille – Marseille / 1-3

Contre Marseille, les Lillois entendent frapper un grand coup. Ils y parviennent l'espace de la première mi-temps. Si seul Cabaye inscrit son nom sur la liste des buteurs, c'est bien parce que Mandanda réalise parade sur parade. Problème, en seconde, Marseille va faire la différence sur sa réussite. Deux buts de Rémy, un de Lucho et c'est sûr, on ne va plus parler de titre à Lille pour un moment. Rudi Garcia soupire.


Jeudi 4 novembre, Levski Sofia – Lille / 2-2

Parallèlement, le LOSC dispute l'Europa League. Une phase de poule que les coiffeurs de l'effectif maîtrisent assez mal avec notamment deux défaites contre le Sporting Lisbonne. En Bulgarie, Chedjou fait une bévue en début de match, Garcia le traite de tocard depuis son banc de touche. La presse rend publique l'échange, mais personne au club ne se formalise. Surtout pas Chedjou. La sérénité, toujours. Derrière, en championnat, le trident Gervinho-Sow-Hazard s'installe définitivement et se montre toujours impitoyable quand il s'agit d'affronter une formation qui doute (victoire 5-2 à Caen).


Samedi 29 janvier, Lille – Lens / 1-0

En janvier, les Dogues sont définitivement revenus dans la course et enchaînent les victoires tous les trois jours. Pour le derby, ils doivent faire face au Lens d'un Bölöni qui, on le sait, a longtemps hésité entre le football et la maçonnerie. Lille prendra les trois points sur une combinaison de ses remplaçants : service d'Obraniak, but de Tulio de Melo. Le symbole d'un LOSC qui a six éléments offensifs de haut niveau. Même Frau se donne à fond.


Dimanche 20 février, Montpellier – Lille / 1-0

Devenu leaders incontestés de Ligue 1, Eden Hazard et ses copains découvrent le traitement des favoris à la française : le ballon de baudruche a été lancé en l'air, maintenant, il faut l'abattre. Leur défaite à Montpellier sur un but de Belhanda en fin de match relance le championnat. On les dit alors usés et fatigués puisqu'ils sortent aussi à la même période de l'Europa League après une confrontation contre le PSV Eindhoven. Et s'ils manquaient de motivation ?


Dimanche 6 mars, Marseille – Lille / 1-2


Après avoir fait le dos rond à domicile contre Lyon, le LOSC ne semble pas se rendre à Marseille dans les meilleures conditions. C'est juste une impression. Car l'équipe est revancharde comme pas deux face à cette France qui pense qu'elle est en train de craquer. Les Marseillais et leurs projecteurs habituels vont payer les pots cassés. Si Frau donne la victoire à l'ultime minute, il n'y a eu qu'une équipe sur le terrain : Hazard marque de loin et casse des reins, Mavuba signe le plus grand match de sa carrière à la récupération.


Samedi 9 avril, Monaco – Lille / 1-0

Alors que l'OM s'était fait une raison, Lille va rechuter. A Monaco, avec une expulsion de Gervinho, mais surtout une sortie d'Adil Rami au micro de Canal à la mi-temps : «  Il y en a qui ne joue pas avec leur cœur, ça me casse les couilles » . Même s'il fait amende honorable en conférence de presse, il semblerait qu'il visait son compère Chedjou. Pas de bon augure pour le sprint final.


Mardi 19 avril, Nice – Lille / 0-2

C'est une nouvelle fois sur la Côte que les Lillois vont reprendre confiance, en coupe de France cette fois-ci. Comme d'habitude, le tirage au sort a placé le PSG sur une voie royale jusqu'à la finale. Les Lillois, eux, doivent se déplacer à Nice qui joue sa saison là-dessus (20 jours avant le match, Nice-Matin donnait déjà dans le compte à rebours sur toutes ses pages sports). Au bout d'une demi-heure, Balmont se blesse, Hazard rentre. Option offensive payante, le Belge fait le spectacle et met vite les Azuréens sous l'éteignoir. De quoi se ménager pour un championnat qu'ils ne vont plus lâcher.


Samedi 21 mai, PSG – Lille / 2-2

Après avoir glané la Coupe de France et enchaîné sur une victoire contre Sochaux, les Dogues sont en position plus que favorable avec 6 points d'avance à deux journées de la fin. Au Parc, les Lillois jouent pour gagner - sans succès, la faute à des Parisiens combattifs comme rarement - avec des combinaisons huilées qui laissent songeur : si tout le monde reste l'an prochain, le niveau du Monaco de 2004 n'est plus très loin.

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