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  2. // ASSE/Lille (1-2)

Lille droit au but

Vainqueur deux buts à un à Geoffroy-Guichard grâce à un grand Mickael Landreau, le LOSC relègue son dauphin marseillais à sept longeurs et fait un pas supplémentaire vers le titre de Champion de France.

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Saint Etienne - Lille : 1-2


Buts : Riviere pour l'ASSE. De Melo et Mavuba pour Lille.

Eden Hazard, Moussa Sow, Yohan Cabaye... En fin de journée, ce mardi, sur le Vieux Port, nombreux ont été les « fadas » de l'OM à s'en remettre aux services de la Bonne-Mère, pour éviter que la tornade lilloise ne se déchaîne à Saint-Etienne. Du haut de son piton, Notre-Dame-de-la-Garde ne les a jamais déçus. En finale de Ligue des Champions, comme en deuxième division, la gardienne de la Cité Phocéenne a toujours fait des miracles. Une fois n'est pas coutume, elle aura filé un petit coup de main aux Stéphanois. Malheureusement pour eux, les supporters de l'Olympique de Marseille, n'ont pas jeté le mauvais sort sur le bon joueur. Celui qui a sabordé un peu plus leurs espoirs de titre hexagonal n'est pas le plus glamour, mais certainement le plus efficace. Mickael Landreau a sauvé le LOSC d'un naufrage en Forez. Et le LOSC peut désormais plus que jamais croire au doublé.

Au micro de Canal+, Galtier réclame de la générosité, encore et toujours. Un peu de panache et d'envie pour aller accrocher une sixième place, aux fortes allures de récompense d'une saison aboutie, pour la première fois depuis un bon bout de temps dans le 42. Des paroles donc, auxquelles se joignent rapidement les actes. Pas effrayés par le leader, les Stéphanois vont de l'avant, et sur leur première occasion franche, Payet lance Batlles dans la profondeur, l'ancien joueur de l'OM pique le sprint de sa vie, devance la sortie de Landreau, qui ne peut que dévier la balle. Opportuniste, Emmanuel Rivière a bien suivi et pousse le ballon au fond des filets. Cinquième minute, 1-0, le braquage de l'OM prend du corps. Déçus, mais confiants, les Lillois repartent de l'avant et lancent la machine. Sérieuse et appliquée, la défense stéphanoise sait que face à l'attaque lilloise, même privée de Gervinho, la moindre faute d'inattention se paie cash. Le savoir est une chose, en éviter les conséquences en est une autre. Laxiste au marquage, Monsoreau permet à De Melo de créer le décalage en décalant Hazard, qui de suite va trouver Béria sur le côté gauche. Le latéral lillois envoie un bon centre dans la surface que De Melo, encore lui, reprend de l'extérieur du pied en pivot. La balle rebondit devant Janot qui ne peut que repousser le ballon dans ses propres filets. Les Verts sont prévenus, il ne faudra pas faire d'erreur pour entrevoir l'Europe à l'issue des 90 minutes de jeu.

Handicapés par l'absence d'Adil Rami, les Lillois sont étonnement fragiles en défense. Trop statique, la charnière Rozenhal-Chedjou oblige Rio Mavuba a évoluer juste devant la défense. Une mésentente défensive injustement punie quelques minutes plus tard, quand d'une délicieuse louche, Batlles trouve Rivière dans la profondeur, qui obtient un pénalty plus que douteux sur une faute de Rozenhal. Une compensation du but refusé à Marseille diront les mauvaises langues... Buteur sur pénalty à l'aller, Bakary Sako se charge de la sentence. Mais cette saison, Landreau est beaucoup trop fort : la frappe croisée et puissante du stéphanois est repoussée par la main gauche du portier lillois. Landreau 1-0 Sako. Retrouvailles quelques minutes plus tard, sur un centre de Payet, dévié au deuxième poteau par Rozenhal, qui atterrit dans les pieds de Sako, qui tente une volée croisée du gauche, que Landreau détourne encore. Sako est dépité, Saint-Etienne aura tout donné. Il reste un quart d'heure en première mi-temps. Le temps pour les joueurs de Rudy Garcia, Hazard en tête, d'appuyer sur l'accélérateur. Une tête de De Melo sur la barre et une incursion du petit belge n'y changeront rien, 1-1. Mi-temps.

Très élevé en première période, le rythme de la rencontre baisse sensiblement après la pause. Moins ambitieux, les Stéphanois jouent plus bas et subissent. Un Hazard en jambes profite de la léthargie verte pour accumuler les déboulés, les frappes et les centres. Des centres à destination de Tulio De Melo qui, a défaut d'être aussi virevoltant que Gervinho, s'est montré précieux dos et face au but toute la soirée. Chasseurs chassés, les Lillois sentent, outre le souffle de l'OM dans leur nuque, la faiblesse soudaine de leur victime du soir. Acculés dans leur moitié de terrain, les joueurs de Christophe Galtier subissent les assauts répétés de Dogues conquérants, convaincus, à juste titre, que le Championnat de France se joue en partie ce soir. Alors les frappes et les percées se multiplient. Et ce qui devait arriver arriva. Héros d'un soir, Mavuba, buteur pour la première fois de la saison, fait exploser son banc à la 66ème minute. La frappe du milieu de terrain du LOSC, déviée par les mollets de De Melo, encore lui, vient se mourir dans le but de Janot. Impossible de lutter contre le destin. Les vingt dernières minutes ne changent rien au destin d'un Championnat de France qui paraît aujourd'hui inéluctable. Pas même une volée d'Aubameyang ou un dernier coup-franc puissant de Sako, qui fait frissonner tout Geoffroy-Guichard. Ce soir, les Lillois comptent sept longueurs d'avance sur l'OM, qui reçoit Brest demain. Soit quatre points de plus à trois journées de la fin en cas de victoire des Phocéens. Aux pieds de Notre-Dame-de-la-Garde, la messe n'est pas dite, mais des miracles de ce genre, même la Bonne Mère n'en a jamais réalisé.

Swann Borsellino

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C'est la main droite de landreau qui repousse le pénalty. Et c'est Debuchy et non Rozenhal qui loupe sa tête pour offrir un caviar à Sako.
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