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Lille doit se lancer

Ces deux dernières années, le LOSC a foiré ses débuts de saison. Après leur match nul à Nancy en ouverture, les Lillois espèrent conjurer le sort face à Montpellier. Histoire de lancer idéalement un exercice dont l'objectif est cette fois annoncé.

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Tanger, le 27 juillet dernier. Après une fin de match sous adrénaline, André Ayew transforme le pénalty qui prive le LOSC d'un trophée qui lui tendait les bras. C'est par ce trauma que les Lillois sont entrés dans la saison. Piqués au vif, ils ont peut-être pris conscience ce soir-là que la positon du chassé était bien moins confortable que celle du chasseur. Car cette année, les Nordistes vont devoir apprendre à défendre leur bien, à affronter des adversaires qui veulent le scalp du champion. Et la tâche s'annonce ardue tant l'Hexagoal est convoité. Les concurrents ont tous de l'ambition à revendre. Le PSG, nouveau riche, entre dans une nouvelle dimension et aligne les noms. L'OM a renforcé ses points faibles et peut toujours compter sur un Deschamps plus libre de ses mouvements et qui déteste toujours autant la défaite. L'OL est en embuscade, sans pression. Enfin, Rennes vient de pulvériser Dijon et d'accrocher les Parisiens. Les Lillois ont donc tout intérêt à changer de braquet en début de saison et de finir ce mois d'aout, d'habitude peu prolifique en récolte de points, au-dessus de la mêlée. Pour cela, il faudra lancer la machine ce dimanche face à Montpellier lors de la 2ème journée. Une machine encore en rodage.


LOSC in Translation

Les champions en titre ont sans doute laissé filer deux points lors de la première journée face à Nancy. Après avoir ouvert le score en début de seconde période par Debuchy, ils pensaient avoir fait le plus dur. Malheureusement, Béria décidaient de remettre du piment dans la rencontre en trompant involontairement son gardien coupable d'une sortie alléluia. Dès lors, les Rouges ont buté sur une équipe bien regroupée marquée du sceau de Jean Fernandez, dévoilant finalement un zeste de manque d'automatismes. Apanage de toutes les formations remaniées, cette période d'adaptation est néanmoins à relativiser du côté de Lille, comme le confie le pitbull Florent Balmont : « Je m'attendais à plus de difficultés parce qu'il y a eu pas mal de nouveaux » . Et pas mal de départs, donc.

On ne le souligne sûrement pas assez mais le LOSC a subi une saignée cet été. Pas moins d'un joueur majeur par ligne est allé voir ailleurs. Malgré un titre à conserver et une Ligue des Champions à disputer, certains n'ont pas hésité à faire comprendre à la L1 qu'elle leur faisait toujours moins d'effet que ses concurrentes. Yohan Cabaye, néo international et pièce maîtresse de l'entrejeu lillois, a succombé à la tentation anglaise en rejoignant les autres frenchies de Newcastle. L'intensité de la Premier League sans doute, ses avantages fiscaux aussi. Idem pour Gervinho qui pointera désormais le bout de son front à l'Emirates, bien décidé à donner le tournis aux rugueuses défenses d'Outre Manche. Pilier de la défense et mascotte à ses heures perdues, Adil Rami a quant à lui dit oui à Valence dès l'hiver, histoire de prendre un peu d'avance. Mais la bande à Michel Seydoux a prouvé à maintes reprises qu'elle savait prévenir ce genre de risques. Histoire de ne pas laisser de place au doute et préparer la saison dans les meilleures conditions, chaque départ a été aussitôt comblé par une arrivée de qualité. Basa, Pedretti et Payet ont ainsi remplacé les déserteurs et semblent parfaitement adaptés au 4-3-3 chéri de coach Garcia. Le premier impressionne déjà dans l'axe tandis que le duo Payet-Hazard devrait délivrer quelques échantillons de plaisir sous peu.

Fin des faux départs ?

Habitués à des mois d'aout poussifs depuis deux ans (1 point sur 12 en 2009 et 4 points sur 12 en 2010), les hommes de Rudi Garcia veulent enfin attaquer la saison pied au plancher. Surtout que les autres cadors du championnat sont encore en rodage et vont sans doute paumer des points en ce début d'exercice. Outre l'amère défaite et la délocalisation, le Trophée des champions a surtout été l'occasion pour les Lillois de préparer différemment la saison, afin d'être prêts plus tôt : « On n'a pas changé grand chose, on est allé un peu plus vite sur le passage entre le travail foncier et le travail de puissance (...) pour être prêt pour le Trophée des champions » , assure le coach, rejoint par le soldat Balmont : «  On est rentré plus vite dans le vif du sujet au niveau de la vivacité puisqu'on avait le Trophée des champions. C'est pour ça qu'on sera peut-être mieux en août » .

Il est donc indispensable pour le LOSC de lancer sa saison dès ce dimanche lors de la réception de Montpellier. Et le challenge est relevé tant les ouailles de René Girard aiment les douces soirées d'été. Depuis leur retour parmi l'élite il y a deux ans, les Héraultais ont pris l'habitude de sortir les dents dès le coup d'envoi de la saison, se montrant invincibles à chaque fois (2 victoires, 2 nuls). Les arrivées d'Hilton et Bedimo pour renforcer la défense, la forme de Giroud et la stabilité de l'effectif augurent une session 2011 de qualité. Pour preuve, cette victoire 3-1 sur Auxerre la semaine dernière, synonyme de leadership le temps d'une soirée. D'ailleurs le coach lillois a pris la mesure de son futur adversaire : « On va être outsider, c'est l'équipe qui gagne tout en août et nous, nous perdons tout en août. On va tout faire pour créer l'exploit » . Ironique ? A peine... La saison dernière le club de Loulou Nicollin avait été une épine dans les crampons lillois, freinant le leader dans sa course au titre lors d'une victoire 1-0 à la Mosson. Mais à la maison les Nordistes sont rois. Depuis 2000, les Montpelliérains n'ont pris qu'un point en cinq matchs dans le 59. La saison dernière les futurs champions s'étaient même permis de mettre une petite fessée (4-1) à leur visiteur. Sûrement le genre « d'exploit » qu'apprécierait Rudi Garcia.

Michael Simsolo

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