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  2. // Fenerbahçe/Lille (1-1)

Lille au trésor

Le jeudi 25 février 2010, c'était écrit, devait être la journée d'Adil Rami. Rappelé par Raymond pour le match amical contre l'Espagne le 3 mars prochain, la bombe Têtu du mois d'octobre 2009 offre dans les dernières minutes le 1/16ème à son équipe. Et pas n'importe lequel. Un match de coupe d'Europe contre Liverpool.

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Nice, Cannes et Lyon l'ont fait avant. Quoi au juste ? S'imposer en Turquie sur la pelouse de Sürkü Saracoglu. Sur la musique de la Guerre des Étoiles et avec un maillot floqué "Help Haïti", le Losc entre dans son match comme papa dans maman. Pourtant ils sont privés de Balmont, De Melo, Debuchy, Gervinho, Cabaye&Associés. Bien calés dans leur 4-3-3 à plat maison, les Lillois surprennent par leur aisance dans les 20 premières minutes. Tout feu tout flamme, Eden Hazard sert de rampe de lancement. Les Nordistes frappent les premiers, mais n'inquiètent nullement Volkan. Car défensivement, le bloc turc est en place et compliqué à “bosphorer”. Fenerbahçe en profite pour se réveiller, bien emmené par Emre Belözoglu, vieille connaissance. Contrairement à son vis-à-vis belge, le Turc cadre et touche même le poteau gauche de Landreau sur une frappe limpide comme la Clairefontaine (20è). Frau, lui, répond sur ce qui aurait pu être le plus beau but de la Ligue Europe. PAF élimine, accélère, frappe excentrée et bute sur la barre. Un poteau partout. Dommage car deux minutes après, Emre, toujours, reprend de la chaussure gauche un dégagement lillois sans contrôle et trompe Mickaël grâce à un écran de Güiza. 1-0. Les hommes de Daum sont qualifiés. Et passent pas loin d'être encore plus en 1/16èmes quand la défense nordiste reste alignée sur une touche. Güiza est seul et peut alors offrir un œuf d'esturgeon à Alex. Mais Landreau sauve la baraque sur la tête piquée d'Alex pourtant en un-contre-un. Peut-être bien le tournant du match. Mi-temps, il était temps.


La deuxième quarantaine plus cinq commence comme la première. Les Turcs sont privés de ballon. Éliminé, le Lille Olympique doit faire le jeu et s'y emploie. Mais Pierre-Alain Frau se casse le nez soit sur une jambe d'un défenseur, soit sur son tibia, soit sur Volkan. 64ème : Aubameyang marque, mais l'arbitre de touche lève le drapeau à damier jaune et orange fluo. Le joueur du Milan AC est hors-jeu. Les minutes s'égrènent, Hazard a toujours le ballon, le public rend inaudible le sifflet de l'arbitre et le tableau d'affichage ne change pas d'un iota. Les deux coachs s'affrontent à coups de changements lors du traditionnel match tactique de la 70ème. Plus grand-chose ne se passe jusqu'à la 80ème. Lille n'ose jouer le quitte ou double ; attaquer, c'est se découvrir. Ils prennent trop de précautions et leurs occasions diminuent comme peau de chagrin. Alors que de l'autre côté de la ligne médiane, la charnière stambouliote ne lâche pas un centimètre de terre. Spécialement à Eden, qui manque trois fois de se faire découper la jambe. Mais c'était sans compter sur Domenech. Lui même a repéré Adil Rami. Lui-même lui a offert aujourd'hui une sélection contre l'Espagne. Lui-même lui a permis de garder la raison d'y croire à trois mois du Mondial. A cinq minutes de la fin du match. Long coup-franc d'Obraniak délicieusement enroulé rentrant et le Franco-Marocain au second qui prolonge du crâne dans le but. Le Lille de Garcia est des 1/16èmes ! Le Lille Métropole visitera Anfield !

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