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Lille : assumer c'est gagner

Petit LOSC est devenu grand. Forts d'une folle saison 2010-2011, les joueurs de Rudy Garcia entament le prochain exercice avec le costume de candidats légitimes à leur propre succession. Un changement politique pour des ambitions intactes.

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« Il est moins grave de perdre que de se perdre » disait Romain Gary. Mercredi dernier, à Tanger, Lille a perdu et s'est perdu. Rois de Ligue 1, Barons du panache, les Lillois, en s'inclinant face à l'Olympique de Marseille, sont devenus les Princes des mauvais perdants. Après une année de rêve, passée là-haut, près de la stratosphère, à fricoter avec les dieux du football en ramassant au passage un chouette doublé, les Lillois ont chuté. Montés très haut, tombés bien bas, les joueurs de Rudi Garcia se sont abîmé le postérieur après ce match inscrit sous le signe de la “délocalisation”. Apôtres du fair-play, gentils bonshommes, les Lillois ont, pour la première fois depuis un an, été confrontés à un malfrat avéré et psychologue maladroit en la personne de Bouchaïb El-Ahrach. Privés de triplé, de départ canon et d'Aurélien Chedjou pour la première journée, les Lillois sont passés de Saint-Pierre à Satan en quatre-vingt-dix minutes. Plus dure sera la chute ? Pas vraiment. Si, en bons champions, les Lillois ne diront jamais d'une défaite qu'elle est bénéfique, ils ne cracheront pas sur les enseignements apportés par la tournure prise par le match. Privés d'un trophée en carton, les Dogues sortent grandis de cette expérience. Moins naïfs, toujours aussi performants, les joueurs de Rudi Garcia sont ambitions. Gageons qu'ils accompagneront Rio Mavuba chercher un deuxième Hexagoal.

Recruter vite, recruter bien

Ils sont 1,3 million à avoir assisté, devant leur télé, à ce que la moustache frétillante de Frédéric Thiriez a qualifié de « plus belle des promotions avant la reprise de la Ligue 1 » . Ils sont autant à voir les Lillois râler après l'arbitre et autant à voir la bonne forme affichée par les Nordistes. Forts de leur dynamique de la saison passée, les joueurs de Rudi Garcia ont proposé, tout au long de la reprise, un jeu huilé et une confiance en leurs moyens épatante. Préoccupés après le début d'une sorte de fuite des capitaux, les supporters lillois ont vite été rassurés par un recrutement intelligent et rapide. Du classique, du poste pour poste, où Basa vient remplacer Rami au cœur de la défense, Pedretti succède à Cabaye et Payet à Gervinho. Des recrues vite intégrées et dont le profil s'adapte parfaitement au 433 cher à Rudi Garcia. Ambitieux, l'entraîneur lillois en veut encore. Un ultime renfort offensif, 9 ou 10, est souhaité, comme si, conscient qu'il a perdu en Gervinho son meilleur joueur de la saison passée, Garcia souhaite s'offrir plus de choix et de profondeur de banc. Défaits par Marseille, qu'ils retrouveront le 28 août au Vélodrome, et dans l'ombre des nouveaux galactiques du Paris Saint-Germain, les Lillois s'apprêtent à vivre une saison plus tranquille au niveau de l'exposition médiatique. De ces spéculations, l'entraîneur lillois n'en a que faire. Pour lui, son équipe, championne de France en titre, reste « l'équipe à battre » . Un statut que, contrairement à la fin de saison passée, les Lillois sont prêts à assumer.

Enfin prêts à être favoris

Un statut de candidats légitimes à leur propre succession que les Lillois comptent bien honorer cette saison. Exit la fausse modestie et la langue de bois, l'heure est à la musculation cérébrale pour bien remplir le costume de favori, autrefois trop large pour les frêles épaules lilloises. Fini également les complexes. Conscients de leurs forces et de la bonne formule trouvée par leur entraîneur, les Dogues savent que sur le plan du jeu, ils n'ont rien à envier à personne. Prudent, Rudi Garcia prévient : « Je vous rappelle que la saison dernière, on a quand même sur-performé. On n'était pas programmés pour être champions, encore moins pour faire un doublé. Et nos moyens, certes, vont être augmentés, mais on est encore très loin des trois plus gros de ce championnat. La logique économique voudrait que normalement, on ne soit pas sur le podium. On est champions de France, c'est un statut que l'on veut assumer. Ça va donner des devoirs, ça va nous exposer aussi car on va être l'équipe à battre » . Prêt à en découdre avec les grands, le Lille de Rudi Garcia fait plaisir à voir. Jamais plus dangereux qu'en confiance, les Nordistes, s'ils vont profiter de ce nouveau statut, vont également devoir en subir les conséquences. Ambitieux à l'échelle nationale, les Lillois joueront cette année la Champions League. Avec pour but principal de retrouver la douce musique de la C1 la saison prochaine, dans le Grand Stade.

« La C1 dans le Grand Stade »


« La grande différence par rapport à l'année dernière, c'est que l'on joue cette fois-ci la Champions League et plus l'Europa League. Ça ne changera pas notre priorité qui est le championnat. Car c'est lui qui nous permettra, je l'espère, la saison suivante de jouer la Champions League dans le Grand Stade. C'est pour cela qu'on a l'ambition de finir sur le podium. La difficulté, c'est ça, on sait que cette Champions League prend beaucoup d'énergie. D'où l'importance d'avoir un effectif quantitativement plus important » . Inquiet, Rudi Garcia sait que c'est en ce point que réside la principale faiblesse de son effectif. Si le onze type est solide, et que des joueurs comme Ludovic Obraniak ou le jeune Idrissa Gueye peuvent sortir du banc, l'effectif du LOSC paraît bien fragile pour passer outre les nombreux obstacles qui se présenteront à lui cette saison. Alors bien sûr, la priorité reste le championnat, mais pour un effectif dont la majeure partie n'a qu'une maigre expérience de la Ligue des Champions, il paraît impossible de la reléguer au second plan. Il leur faudra donc être performant dans les matches qui précèdent et qui suivent les rencontres de C1. Dans le cas contraire, l'objectif masqué de club pourrait passer à la trappe. Mais que les supporters Lillois se rassurent. La C1 au grand stade, c'est l'objectif avoué.

Swann Borsellino

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