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  2. // Ligue 1 – 12e journée – Lille/Brest (1-0)

Lille a oublié le Bayern

On attendait la réaction lilloise après le massacre infligé par l'armée bavaroise, elle a eu lieu. Malgré une remarquable maladresse face au but, les hommes de Garcia tapent un Brest recroquevillé et reviennent provisoirement au pied du podium.

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Lille - Brest : 1-0
But : Kalou (45e) pour Lille

Vendredi, en conférence de presse, Rudi Garcia plante le décor du match qui l'attend contre Brest et veut une réaction pour une simple raison : « Nous cloisonnons les compétitions depuis le début de saison, ce qui est essentiel pour ne pas ressasser et rapidement passer à la suite. » Simple à dire, mais à faire... Surtout quand se présente face à soi le Stade Brestois, récent vainqueur du derby face à Lorient (2-0). Une équipe qui n'a toujours pas gagné le moindre point à l'extérieur, qui centre et cadre le moins en L1 - 191 centres contre 290 pour l'OM depuis août et 28% seulement de frappes cadrées – et qui se pointait au Grand Stade en 4-5-1, avec Ben Basat juste devant un bon bloc défensif stationnant devant la surface comme un porte-avion massif barrant la route de l'entrée du port pour empêcher la fuite des rapides multicoques lillois.

Mais le LOSC a réussi à rejoindre la bouée qu'il souhaitait atteindre, à savoir gagner pour se replacer en Ligue 1 et faire fructifier sa série en cours de trois victoires et un nul. Ce fut toutefois laborieux, notamment face au but, comme si Kalou, Roux et consorts ressentaient encore quelques troubles de stress post-traumatiques suite au bombardement de l'Allianz Arena. Complètement flippés face au but, les Lillois. Bon, on ne parle pas là de la première opportunité de Payet, l'un des meilleurs Lillois ce soir, dont la chevauchée après un une-deux avec Martin se termine par un pointu détourné par Thébaux en corner dès la troisième minute. Non, non. Plutôt une référence pour l'ancien Brestois, Nolan Roux, visiblement contrarié à l'idée de marquer contre ses potes et loupant le ballon sur deux galettes, ou l'ex-Blues, ratant aussi deux opportunités nettes, dont une suite à une offrande de Martin.

Kalou en rate deux mais pas trois

C'est donc pas moins de quatre occasions que les Lillois gaspillaient dans les trente premières minutes. Voire cinq en cas de coup franc, si M. Cailleux avait osé siffler le tampon de Ben Basat sur un Debuchy sur ressort et parti en tête à l'entrée de la surface durant ce laps de temps. Un Ben Basat qui profite de la fin de l'orage pour commencer à placer quelques coups, bien à l'affut. Suite à une faute grossière de Béria, le Stade Brestois sort enfin de son camp pour adresser sa première frappe cadrée par Baysse, de la tête. À la trente-cinquième, s'il vous plaît. Pendant ce temps-là, Landry Chauvin place un scud pour ses joueurs au micro de Canal +, trop fébriles à son goût. En même temps, à trop vouloir s'arc-bouter, on finit par se faire coincer. Une minute avant la pause, Lille s'y emploie une dernière fois. Sur une deuxième tombée à l'entrée de la surface, Mavuba lance au casse-pipe Payet à gauche de la surface. L'ancien Stéphanois s'arrache et place en catastrophe une parabole. Enfin à l'heure question timing, Kalou ouvrait son plat du pied et clouait sur place Alexis Thébaux des six mètres. Le plus dur est fait, Garcia et ses troupes pouvaient souffler en toute sérénité. Et en s'endormant sur leurs lauriers ? Seulement trois minutes à la reprise, le temps pour Licka de placer une demi-volée croisée bien piégeuse des vingt-cinq mètres pour la photo de Landreau. Le temps pour les commentateurs et le réalisateur de la chaîne cryptée d'épiloguer pendant deux minutes sur le filet de flotte qui passe au milieu du toit de l'arène des Dogues, pas complètement étanche. Comme la défense brestoise, quoi.

Un double frisson nommé Larsen

Avec un bloc toujours resserré, malgré le remplacement de Chauvin de trois de ses cinq milieux de terrain, les Bretons sont toujours pris sur les côtés par les percussions de Kalou et Payet ou les apports de Béria et Debuchy. C'est sur un des centres parfaits de ce dernier que Dimitri Payet manque de soulager complètement les siens. Seul au point de pénalty, le Réunionnais envoie sa tête dans la tribune. Roux reste muet de son côté et sort à l'heure de jeu, les interrogations autour de son rendement potentiel toujours en suspens. Mécontent lors de son remplacement par De Melo, il voit son successeur se mettre rapidement en évidence, tout en puissance.

Mais c'est finalement un autre Lillois, un ancien de la maison en la personne de Larsen Touré, qui va créer le plus gros danger sur cette fin de match. Après une bonne accélération, le Guinéen balance un pétard croisé des 25m sur la droite, rasant la pelouse pour finalement trouver le gant droit d'un Landreau. L'ancien Nantais, beaucoup plus inspiré que sur le coup franc de Schweinsteiger mercredi soir, assoie le résultat dans la foulée pour la dernière occasion du SB29, encore à l'actif de Touré, sur une volée qu'il détourne. Malmené en fin de match, notamment sur un dernier centre vicieux dans le temps additionnel, le club mis en vente prochainement par Michel Seydoux reprend un peu de valeur et revient au classement juste aux fesses du trio PLM.

Par Arnaud Clément
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On parle souvent du manque de réalisme du Barca (en Europe) et de MHSC (en Europe et en L1), mais Lille c'est la mm chose.

Sinon c'est quoi cette "pelouse"????? c'est mes yeux ou elle est vrmt pourrie?

Brest n'a pas démérité pour autant, avec de beaux arrêts de papy Landreau ! (il se prend pour Friiiedel )
Ouaip il nous fait une Friedel-like (même si bcp plus jeune), d'autant plus que derrière y'a Elana qui est loin d'être manchot quand même
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