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Lilian Martin : « Il y a cette action où je veux fracasser Del Piero »

Latéral droit de l'AS Monaco entre 1996 et 1999, Lilian Martin a connu un titre de champion et deux belles campagnes européennes avec le club de la Principauté. Une s'est arrêtée en demi-finale de Ligue des champions face à une certaine Juventus : celle de Zidane et Del Piero.

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Comment s'est déroulée votre signature à l'AS Monaco en 1996 ?
À l'époque, j'étais en seconde division, à Dunkerque. Alex Dupont, notre entraîneur, était copain avec une bande de croupiers de Monaco et il les avaient invités lors d'un match contre l'OM. J'avais fait un bon match et j'avais égalisé à la fin. On s'était vus tous ensemble après et un des gars m'a dit : « Ça t'intéresserait de venir à Monaco ? » Moi, je pensais qu'il rigolait, on était en soirée... Quinze jours après, Jean-Luc Ettori, alors superviseur pour le club, est venu voir un match, puis deux, trois, quatre... Mais je ne pensais pas que c'était pour moi au départ. Et à la fin d'un match Dunkerque-Le Mans, il est venu me parler : « J'ai vu ce que j'avais à voir. On te propose ça, est-ce que t'es intéressé ? »


Quel souvenir gardez-vous de l'équipe championne en 1996-1997, souvent considérée comme l'une des meilleures de l'histoire du club ?
J'ai entendu Raggi dire que l'équipe de cette année était la plus forte de l'histoire récente du club.
« Avec Benarbia, on se tirait la bourre pour tirer les coups francs. Je me rappelle qu'une fois à Lens, on s'était disputés. Tigana m'avait désigné, mais Benarbia m'a dit : "Merdeux, me casse pas les couilles, laisse-moi le tirer !" Il le rate et, à la sortie, il me dit : "C'est de ta faute si je l'ai raté ! " »
J'aurais bien aimé qu'on retourne vingt ans en arrière et qu'on fasse une opposition ! Ça tenait la route à tous les postes. On finit champion avec dix ou quinze points d'avance (douze, ndlr). Et il n'y avait pas les même moyens à l'époque. Le meilleur, c'était Enzo Scifo, mais il ne jouait pas beaucoup parce qu'il était souvent blessé. Avec Benarbia, on se tirait la bourre pour tirer les coups francs. Je me rappelle qu'une fois à Lens, on s'était disputés pour en tirer un. Tigana m'avait désigné, mais Benarbia m'a dit : « Merdeux, qu'est-ce que tu veux, me casse pas les couilles, laisse-moi le tirer ! » Il le rate et, à la sortie, il me dit : « C'est de ta faute si je l'ai raté !  » (rires) Le lendemain, Tigana vient me voir à La Turbie : « Oh minot, quand je te dis de tirer un coup franc, tu le tires, c'est moi qui décide ! » Tigana n'aimait pas trop parler, c'était comme ça et pas autrement. C'était un bon coach. On avait en commun la haine de la défaite. J'avais mis un beau coup franc contre Cracovie, c'est mon seul but en Coupe d'Europe. Mais j'en ai offert pas mal ! Contre Hambourg, j'avais mis une galette à Sonny Anderson et, au lieu de venir me voir, il était allé célébrer devant le public. Je lui avais dit à la fin : « La prochaine fois, je te mets un centre derrière le but.  » (rires) Je garde un très bon souvenir du parcours en Coupe de l'UEFA jusqu'à cette demi-finale contre l'Inter où on se fait voler à domicile au retour. À l'aller, on se retrouve à dix contre onze parce que Grimandi met une claque à un joueur de l'Inter et on perd 3-1 avec un but litigieux. Mais le retour... On se fait voler. On met deux buts valables refusés par l'arbitre.

C'était juste un mauvais arbitrage ou vous pensez que les dés étaient pipés d'avance ?
À cette époque, certains clubs italiens exerçaient une influence sur l'arbitrage. Je le sais. Martin Djetou et moi avions été convoqués par l'UEFA ensuite parce qu'on avait dit tout haut ce qu'on pensait après le match. J'étais très remonté. On aurait dû aller en finale.

L'année d'après, vous vous retrouvez titulaire pour les matchs aller et retour contre la Juventus (1-4, 3-2) en demi-finale de Ligue des champions alors que vous jouiez très peu en championnat.
Je sortais d'une opération à cause d'une pubalgie. J'avais repris une semaine avant contre Guingamp. On s'est tiré une balle dans le pied au match aller. C'est sur le plan tactique que ça s'est joué. Coach Tigana avait demandé à Martin Djetou de prendre Zidane en marquage individuel. A posteriori, je pense que c'était une erreur. Tous les ballons passaient par lui, il arrivait à se sortir du marquage et à faire les décalages. Ça créait une brèche à chaque fois. Après, peut-être que ça n'aurait rien changé si on avait fait différemment. Il y avait du beau monde à la Juve, c'était très costaud. Mais le score était lourd, en prendre quatre là-bas...

Il n'y a pas eu un contentieux avec Del Piero ? On sentait que vous vouliez vous le faire au retour.
Oui, j'aurais dû le frapper, je serais rentré dans les annales comme ça !(rires) On m'en parle souvent de cette action (après le but du 2-2 de Del Piero, Lilian Martin avait commencé à lui courir après avant de se raviser, ndlr). C'est vrai que j'étais vert de rage. Au match aller, il avait un peu trop fait le malin. Ils n'arrêtaient pas d'insulter, lui, Inzaghi et un ou deux autres. J'avais dit à Djibril Diawara : « Laisse-les parler, on verra au retour. » À Louis-II, au bout de cinq minutes, Djibril a découpé Inzaghi. Il avait la lèvre explosée. Moi, je voulais essayer d'attraper Del Piero, mais il a eu de la chance. Je me souviens d'une action où je veux le fracasser, mais mon pied est allé sur le ballon ! On gagne chez nous, mais, après les quatre buts qu'on avait pris à l'aller, on ne pouvait pas remonter.



À 2-1 au match retour, vous y avez cru un peu ?
Moi, j'y croyais parce que j'étais à deux mille. Mais une fois qu'ils ont égalisé, c'était fini. J'ai dit à Ali Benarbia : «  Maintenant, ça suffit, on est passés pour des cons, ils ont fait les beaux au match aller, faut les tamponner, qu'ils ne sortent pas du terrain ! » On marque le troisième ensuite, mais c'était trop tard. J'avais la rage. Mais ça reste de bons souvenirs. Il y a beaucoup de joueurs qui aimeraient ne serait-ce que disputer la Ligue des champions. Nous, on a eu la chance d'aller en demi-finale. Ce n'est pas donné à tout le monde.

Vous qui avez côtoyé Thierry Henry à ses débuts, que pensez-vous de ces comparaisons incessantes entre Mbappé et lui ?
C'est différent quand même.
« Il n'y a qu'un seul Zidane, qu'un seul Henry. Mbappé sera Mbappé. »
Même si Mbappé va très vite, il fallait le suivre, Henry... Il était tellement puissant sur les démarrages. Sur les premiers mètres, il était plus impressionnant. Mais c'est clair que Mbappé est plus adroit devant le but qu'Henry ne l'était à son âge. Chacun a son style. Ça ne sert pas à grand-chose de comparer. Il n'y a qu'un seul Zidane, qu'un seul Henry. Mbappé sera Mbappé.


Il y a des joueurs de l'effectif actuel que vous appréciez tout particulièrement ?
Un qui m'impressionne, c'est Fabinho. Il fait une super saison. Il ne panique jamais, il est toujours propre, bien placé. J'aime beaucoup Bernardo Silva aussi, même s'il commence à s'éteindre un peu. Des pattes gauches comme ça, il n'y en avait pas à mon époque. Il est dans la lignée d'Ali Benarbia, Enzo Scifo ou Marcelo Gallardo.

Vous la sentez comment cette demi-finale contre la Juventus ?
Ils ont pris l'équipe la plus forte à mon sens. C'est vraiment costaud, la Juve. Et, à tout moment, Dybala peut faire la différence par une frappe ou une passe. Paradoxalement, je pense que Monaco sera plus à l'aise à Turin qu'à domicile. Après, c'est toujours pareil, ça se jouera sur des détails parce que c'est ça le haut niveau : des détails. Quoi qu'il arrive, je pense qu'ils vont donner une bonne image. Et je ne crois pas qu'ils prendront un gros score comme nous il y a vingt ans. Ça va être serré. Mais pourquoi pas ? Si Mbappé, Falcao et Silva sont en forme, tout est possible. En souhaitant qu'ils n'aient pas de regrets à la fin du match. En tout cas, je mettrai une petite pièce sur Monaco. J'espère bien qu'ils vont nous venger, enfin !

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    Propos recueillis par Christophe Depincé Après avoir quitté ses fonctions d'entraîneur des U17 de l'AS Cannes en décembre dernier, Lilian Martin cherche un nouveau défi. Il est joignable à cette adresse : lilou4244@gmail.com
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