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  2. // Bilan

Ligue 2 : du KO chez les lourds

Rarement la L2 a compté autant d'anciennes gloires du foot, tombées à l'étage inférieur pour cause de finances dangereuses, de crashs sportifs ou de directions écervelées. Et rarement la L2 n'a autant fait souffrir ses poids lourds. Pire qu'une canicule dans une maison de retraite.

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Début avril, pris d'un sentiment de pitié suite à l'avalanche de critiques subie par le pauvre Dominique Bijotat, l'idée est venue de lui envoyer un petit texto de réconfort. Pas vraiment pour lui faire de la lèche, juste pour l'encourager dans son opération maintien avec Metz, dont le riche palmarès suffit pour mesurer l'importance du club grenat dans l'histoire du foot français: « Merci, c'est sympa, on reste debout… » La réponse du coach résume à merveille la saison des grosses cylindrés du championnat, prévues pour être dans le peloton de tête, réduites à éviter la voiture balai.

Dominique Bijotat a dû admettre que, pour la première fois de leur histoire, les Lorrains (18e) évolueraient en National, la saison prochaine. La faute à cette année 2012 qui a vu Metz incapable de remporter plus de deux victoires, bilan comptable indigne d'un pensionnaire de L2. Dans sa dégringolade, les Grenats pourront toujours se consoler en se disant qu'évoluer en L1 il y a peu ne garantit en rien une pérennité au plus haut niveau. Boulogne-sur-Mer (19e) en est l'exemple parfait : si le PSG se déplaçait au Stade de la Libération il y a deux ans à peine, le Poirée-sur-Vie va se faire un plaisir de prendre le relais. Passons rapidement sur la lanterne rouge, Amiens (20e), jamais au niveau, qui termine avec 19 points de retard sur le premier non relégable. Fatal (aux) Picards.

Se ronger les sangs (et or)

Metz peut enrager de ne pas avoir su davantage creuser l'écart avec les grosses écuries qui avaient calé au démarrage, mais qui ont su trouver l'accélérateur. Longtemps coiffé du bonnet d'âne de la L2, Monaco a réalisé une 2e partie de saison héroïque (9e), grâce notamment aux millions d'euros claqués au mercato hivernal (dont 7,5 pour le seul Nabil Dirar). La direction russe a d'ailleurs décidé de se séparer de son entraîneur Marco Simone et promet déjà du lourd pour l'an prochain. Avec beaucoup moins de talent mais davantage d'abnégation, Le Mans (17e) a également réussi à effacer sa calamiteuse première partie de saison. Roi du nul - 18 au total, record de la division - Arles Avignon (13e) a manqué de peu connaître une deuxième descente consécutive.

Alors peut être que Metz regrettera d'avoir manqué d'un ou deux joueurs au-dessus du lot (Mathieu Duhamel excepté), capables de faire pencher la balance. L'expérience de l'effectif du Havre (15e) ou la quantité d'éléments à disposition de Jean-Louis Garcia à Lens (12e) ont certainement été déterminants dans la course au maintien. Heureusement pour les Normands, le club doyen du foot hexagonal inaugurera son nouveau stade en L2. Côté Sangs et Or, la lutte d'influence entre Gervais Martel et le Crédit Agricole ne présage rien de bon pour la suite…

Champagne!

Les Messins doivent aussi s'agacer d'entendre certains clubs affirmer à tout va dans la presse qu'ils « ont des regrets » alors qu'ils terminent dans la première moitié du classement. Clermont Foot bien sûr, les 3/4 de la saison sur le podium pour finalement s'écrouler au printemps (5e). Et ce n'est pas faute d'avoir entendu Michel Der Zakarian répéter semaine après semaine depuis janvier que les Auvergnats allaient au-devant dune terrible déconvenue… Trop inconstant, Nantes (9e) ne méritait pas de jouer la montée en mai et va encore une fois devoir gérer une intersaison qui s'annonce comme l'énième acte du show Kita. Tours (6e) a lancé son sprint final trop tardivement, tandis que Sedan (4e) doit commencer à se demander s'il est condamné à bouffer la médaille en chocolat tous les ans. Mais bon, le parcours des Sangliers a convaincu Ulrich Ramé de prolonger son contrat d'un an dans les Ardennes.

En revanche, le FC Metz ne peut qu'admirer le trio de promus en L1. Bastia (1er), à l'instar de Valenciennes, Arles ou Évian en leur temps, enchaîne deux montées de suite. Attaque la plus prolifique du championnat, invaincu à domicile, le Sporting a dominé de A à Z cette saison. Tout comme son milieu Jérôme Rothen, qui a reçu le trophée UNFP du meilleur joueur. Club qui arrache des larmes à nos grands-pères, Reims (2e) renoue avec son glorieux passé. Personne n'ira tout de même jusqu'à affirmer que Cédric Fauré, meilleur buteur (15 réalisations), ne marche dans les pas de Raymond Kopa… Enfin, la montée de Troyes (3e) récompense le beau jeu prôné par Jean-Marc Furlan, avec des Champenois qui présentent la défense la plus hermétique de L2.

Citons pour terminer les parcours plus qu'honorables de Guingamp (7e) et Istres (10e), qui risquent de se faire piller par des clubs plus prestigieux cet été. Mais méfiance à tous ceux qui pensent que rejoindre une formation huppée est gage de réussite dans la course à la montée. Un nom ronflant peut rapidement devenir roupillant. Et pas la peine d'un SMS de Bijotat pour s'en convaincre.

Par Pierre Mounier
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Che cazzo fai! Niveau : DHR
Triste destin pour mon club du FC Metz... mais comment s'en sortir en marquant moins d'un but par match?

La L2 était d'un niveau pathétique cette année, le meilleur buteur à 15 buts.....

Ca serait pas mal de réfléchir comme Zeman de temps en temps...
Pareil, déçu pour Metz, club que je supporte. Mais vue la trajectoire du club, cela me semblait inéluctable. On n'était pas passé loin la saison dernière.
Ce qui m'inquiète dans tout ça, c'est un destin à la Cannes, à savoir rester plusieurs saisons en national, tomber dans l'anonymat et glisser petit à petit vers le monde amateur... Bien qu'un scénario à la Bastia me comblerait d'avantage, j'ai peur que Metz ne puisse pas reconstruire comme nos amis Corses, et autres double promus l'ont fait les années précédentes.
Enfin, la L2 devient de plus en plus l'ex L1 des clubs historiques. The place to be !!
Che cazzo fai! Niveau : DHR
@Bokka : Et puis il y a des choses qui ne s'expliquent pas comme Papiss' Cissé....
En tant que supporter Guingampais je compatie avec les Messins, il faut qu'ils arrivent a remonter de suite, comme l'avais fait l'En Avant.
Désolé pour les Corses mais j'espère que Bastia va faire l'ascenceur ! C'est sur ils ont été les meilleurs tout au long de l'année et mérite leur montée sur le plan sportif mais bordel quelle mentalité de merde !!!!!
Big Up à l'ESTAC !!! Football champagne en L1 l'an prochain !
Allez Lens, Nantes et bien sur l'En Avant sur le podium pour l'an prochain !!
jomigivemefive Niveau : District
Ne vous en faites pas les supp des clubs historiques, la roue peut vite tourner, l'essentiel est selon moi de construire un groupe sur plusieurs années afin de préparer sur la durée une montée. Regardez Montpellier tout proche du National en 2006-2007 , les joueurs de L2 devenus aujourd'hui champions ont vécu cette période de "purgatoire". Bastia a également reconstruit son lustre d'antan. Les descentes ne sont pas inéluctables heureusement...
enavantguingamp Niveau : District
Allez Guingamp, allez Nantes mais sans Waldemar Kita. FC METZ R.I.P
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