1. // L1 – Présentation 5e journée

Ligue 1 es-tu là ?

Gros week-end en perspective : ouverture de la chasse, commémoration du 11 septembre, finale du Mondial de basket mais surtout, retour de la L1. Du beau jeu, des beaux garçons et des buts. Le rêve.

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Auxerre/Caen


Avant d'aller se coltiner les Ibrahimovic, Robinho, Suarez et autre Cristiano Ronaldo, la défense auxerroise devra contenir le jeune Youssef El-Arabi. Impossible n'est pas icaunais, et pourtant, la défense de l'AJA a déjà pris six balles dans le buffet. Sale. Il faut dire que le début de saison des hommes de Jean Fernandez est très loin des espoirs nés de leur miracle russe face au Zénith. Aucune victoire en quatre matches, c'est laid. Seul le chat noir Arles-Avignon a fait pire. Il est temps de relever la tête et d'engranger des points. Histoire de donner du baume au cœur aux Bourguignons, Caen n'a jamais gagné dans l'Yonne, s'inclinant même à dix reprises en onze déplacements (pire bilan de leur histoire à l'extérieur). A un moment donné, faut se sortir les doigts et voler de ses propres ailes. Sinon on fonce dans le mur. C'est con pour un 11 septembre.

Lyon/Valenciennes


Gourcuff titulaire, Toulalan peut-être au milieu, Lisandro sans doute plus en jambes. Finalement, Lyon se met doucement en route après un début de saison moisi. Pitoyable 17ème au classement, la bande à Claude Puel n'a plus le droit de se louper. Avec quinze jours de trêve internationale, les Rhodaniens en ont profité pour peaufiner leurs réglages et surtout, travailler la finition (Hein Jimmy Briand). Contre Valenciennes, le winning ugly sera de rigueur. Il faut gagner et peu importe comment et combien (penalty à la 90è ? On prend). Mais Valenciennes ne se laissera pas bouffer si facilement. Avec une défense centrale serbo-guinéenne, ça va envoyer des semelles dans les jugulaires. Beau jeu s'abstenir.

Montpellier/Nancy


Emir Spahic a passé un mardi soir de merde. Ridiculisé sur une feinte de Karim Benzema, le capitaine bosnien de Montpellier ne peut pas décemment subir deux affronts dans la même semaine. Chez les Spahic, l'honneur n'a pas de prix. Alors on enfile le bleu de chauffe et on prend trois points à la Mosson. En même temps, en face ce n'est "que" Nancy. D'autant que les Lorrains seront privés de Youssouf Hadji (toujours suspendu) et Paul Alo'o Efoulou (Blessé). De bon augure pour la défense héraultaise qui n'a toujours pas concédé le moindre but depuis l'ouverture de la saison. Comment dit-on Fort Knox dans la région ?

Paris-SG/Arles-Avignon


Sensiblement à la même époque en 2008, le promu Grenoblois débarquait au Parc des Princes et s'imposait facilement sur une frappe lobée d'Akrour. On sait qu'à Paris les vieux démons ont la belle vie. Alors forcément on se dit que les Franciliens sont des victimes presque trop parfaites pour donner à l'ACA son premier point dans l'élite. Sauf qu'à un moment donné, ça ne fait plus marrer grand monde. Suffit de fixer le rictus de Sébastien Bazin. Paris doit absolument l'emporter à la "maison" sous peine de devoir refiler un solde de tout compte plus vite que prévu à Antoine Kombouaré. A priori il y aura des gaufres. Lors de leur seule fête commune (du temps de la deuxième division dans les années 70), Paris et Arles s'étaient envoyé pas moins de onze caramels dans la gueule en deux matches. On n'en demande pas tant. Quoique...

Rennes/Sochaux


La bataille des centres de formation. Des jeunes, du dribble, de l'ouverture de 50 mètres, des crochets, des boutons d'acné. Finalement, Rennes-Sochaux va ressembler à un tournoi de collégiens. La moustache-duvet en moins. A priori, on aura droit à du beau jeu. Malgré un gros début de saison de la part des Bretons, les Rennais ont eu la bonne idée de vendre deux attaquants le 31 août (Gyan et Bangoura). Hormis le seul Montano, Frédéric Antonetti n'a plus rien à se mettre sous la dent. C'est con. D'autant que Sochaux reste sur 45 minutes extraordinaires contre le PSG. Si en plus Salma Hayek pouvait avoir la bonne idée de passer en tribunes, on serait tenté de dire que c'est LE match du week-end.

Toulouse/Saint-Étienne


12 points en quatre journées, Toulouse a fait le grand chelem. Avec le retour de Moussa Sissoko, le milieu de TFC (re)prend de sa superbe. Idéal avant d'accueillir un Saint-Étienne dont personne ne sait vraiment grand chose. Convaincants et inquiétants à la fois, les Verts doivent restés unis au Stadium. D'autant qu'en face, Daniel Braaten et sa chance de cocu (grosso modo le mec marque dès qu'il cadre) ne laisseront pas les Verts respirer. Meilleure attaque du championnat avec 8 buts, Toulouse veut profiter de l'ouverture de la chasse pour balancer du plomb. "Le bon chasseurs, c'est un gars, il a un fusil, il voit un truc qui bouge, il tire...".

Lens/Lille


Des infanticides, une joggeuse tuée, décidément, l'été fut chaud dans le Nord. Pas certain qu'un derby calme les ardeurs des plus téméraires. Mine de rien, tout est réuni pour que la rencontre soit une vraie et belle fête. De la saucisse, du tuning, de la moustache et surtout de vrais bons joueurs de football. Gervinho, Hazard, Cabaye, Rami, Hermach, Sertic... Au-delà de la suprématie régionale, on devrait voir une sacrée empoignade. Et si Lille pouvait nous faire autre chose qu'un résultat nul (quatre en autant de matches), on ne lui en voudrait pas. Loin de là.

Brest/Lorient


Autre derby, mais un tantinet moins excitant. La Bretagne sera en fête et pour une fois, il ne s'agira pas de vélo. Reste que la pointe bretonne devrait accueillir comme il se doit le nouvel international français Kevin Gameiro. Même Steve Elana, le portier brestois, n'aurait rien contre l'inviter à le déflorer. Comme quoi, la proximité aide au partage. Quoi qu'il en soit, Lorient reste sur une très belle victoire contre Lyon au Moustoir et aimerait continuer. Même son de cloche chez les Finistériens qui s'étaient brillamment imposés à Caen avant la trêve. On vous prévient les mecs, pas question de nous faire le coup du verre de cidre avec un partage des points à la con.

Nice - Bordeaux


Toujours invaincus, les Niçois font du bon boulot sans l'ouvrir. Sauf quand il s'agit de réclamer du pognon à Marseille. Bref. Avec une fin de mercato agitée (vente de Rémy, arrivées de Ljuboja et Traoré), les Azuréens ont l'occasion de se tester à la maison. Une baraque qui vit ses dernières heures avant le déménagement dans le grand stade d'ici trois ans. En attendant, il s'agirait de ne pas tomber en Ligue 2. Pour ce faire, il serait de bon aloi d'exploser les Girondins en visite sur la Côte d'Azur. Sauf que oui mais bon. Chanceux contre Marseille, Bordeaux semble se mettre en route tout doucement. Et il ne faudra pas négliger le retour de Modeste à Nice. Lui qui a tout fait pour en partir. En même temps, quand on essuie des mollards dans le cou...

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