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Liga : le lièvre et la tortue

Un Real qui gaspille, un Barça qui engrange, des petits qui jouent les gros bras et un Tigre qui frappe trois fois, tels sont les évènements qui ont marqué cette deuxième journée de Liga.

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Le Real déjà à la traîne

« C'est inacceptable. Je ne suis même pas frustré tellement le match qu'on vient de livrer est pitoyable. Je m'en fiche de n'avoir qu'un point après deux matchs, il nous faudrait d'abord montrer quelque chose sur le terrain pour espérer un résultat. Contre Valence et Getafe, nous prenons des buts ridicules. » José Mourinho n'est pas content, mais alors pas du tout ! Il faut dire que ses ouailles viennent d'enchaîner deux contre-performances de rang en championnat. Se faire surprendre au retour des vacances par le FC Valence pouvait encore passer. Se prendre une claque par le petit voisin que l'on martyrise d'habitude allégrement, ça commence sérieusement à faire tache. Pourtant, à la vue de la prestation des Madrilènes contre Getafe, difficile d'envisager mieux qu'un point en deux rencontres. Özil et Cristiano Ronaldo sont toujours à côté de la plaque, Benzema toujours aussi tranchant qu'une cuillère à soupe et les défenseurs toujours au bord de leur piscine à Ibiza.

Sur le premier but des banlieusards dimanche, Xabi Alonso oublie Valera qui place tranquillement sa tête sur un coup franc d'Abdelaziz Barrada. C'est ensuite au tour d'Albiol de se faire avoir comme un bleu sur une accélération de Colunga. L'attaquant peut mettre en retrait sur Barrada (toujours lui) qui crucifie San Iker de sa puissance. Comme si ça ne suffisait pas, Coentrão pète une durite sur le banc, s'énerve tout seul et traite la génitrice de l'arbitre... Boom, carton rouge. Sans disputer une seule seconde de jeu, bravo Fábio. Le Real va d'autant plus mal que le Barça capitalise, de son côté. Pourtant, les Blaugrana sont passés à deux doigts de connaître le même sort que leur rival meringué. Menés jusqu'à la 75e, les Catalans ont été vernis de décrocher une petite victoire. Ils peuvent remercier Léo Messi pour son doublé et M. César Muñiz pour avoir d'abord oublié un hors-jeu indiscutable d'Alexis Sánchez sur l'égalisation de la puce, puis expulsé dans la foulée Puñal pour protestation. À onze contre dix, trop facile pour la horde de Tito. Une victoire sans panache qui offre déjà cinq points d'avance aux Culés sur les Madrilènes. De là à dire que le Barça est d'ores et déjà champion d'automne, il n'y a qu'un pas. Facile à franchir.

Les petits sortent les griffes

Non, vous n'avez pas la berlue. Déjà victorieux pour l'ouverture de la Liga, le Rayo Vallecano et le Real Valladolid ont remis le couvert cette semaine en écartant respectivement le Betis Séville et Levante. Une réussite qui leur permet de trôner fièrement sur le podium, à égalité de points avec le grand Barça. Dans un championnat habituellement présenté comme le plus inéquitable du monde, la performance, même éphémère, est de taille. Et puis, sans mentir, six points acquis au soir de la deuxième journée, c'est six points en moins à gratter pour le maintien. Dans une moindre mesure, le Deportivo La Corogne peut aussi regarder sans rougir son retour parmi l'élite du ballon ibérique. Après avoir tranquillement dominé Osasuna à la maison lundi dernier, Juan Carlos Valerón et sa bande ont tenu la dragée haute au FC Valence, à Mestalla dans la nuit de dimanche à lundi. Menées 2-0 puis 3-1, les ouailles de coach Oltra sont revenues au courage pour décrocher un nul trois partout qui avait la saveur d'une victoire. De bon augure pour la suite des hostilités.

Le réveil du tigre

Il avait été muet le week-end dernier et ce n'était pas normal. Radamel Falcao a remis les pendules à l'heure lundi soir en signant un magnifique triplé contre sa victime préférée, l'Athletic Bilbao. Face à des Basques à côté de leurs pompes, le Colombien a passé en revue toute sa palette technique. Premier chapitre : l'enchaînement slalom dans la défense, pichenette pour conclure. Deuxième chapitre : la reprise acrobatique surpuissante, son grand classique. Épilogue : le penalty tout en sang-froid. C'est une certitude, l'Atlético a retrouvé son arme de destruction massive. Une prestation qui ravit les supporters des matelassiers, mais qui doit donner de sacrées sueurs froides à Diego Simeone. Dans son lit hier soir, l'Argentin, fébrile, n'arrivait pas à trouver le sommeil. « Pourvu que personne ne me le pique » , songeait-il dans son délire. Courage Diego, plus que quelques jours avant la fin du mercato. Une date que doit également attendre avec impatience Marcelo Bielsa. Depuis que ses deux joyaux Fernando Llorente et Javi Martínez ont annoncé leurs envies d'ailleurs, l'équipe fait tout de travers. Neuf pions encaissés en deux journées, c'est portes ouvertes en ce moment à Bilbao !

Par Pablo Garcia-Fons
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merci aussi a l arbitre pour avoir refuser un but a la pulga sur hors jeu inexistant en premiere periode
Note : 4
Entendu sur 20hFoot(oui je suis pas fier), " Le Real Madrid a perdu le titre ! "
Gentil Ghana Niveau : DHR
Qui du lièvre ou de la tortue gagne la course à la fin de l'histoire? (je dis ça tout en étant plutôt pro Barca)
Ozil, c'est un problème récurrent, il débute toujours mal la saison pour faire une fin de saison tonitruante. cr7, malgré une assez bonne première mi-temps contre getafe et quelques inspirations et un but contre le barça, est cuit physiquement. Benz, depuis sa décla avant l'euro "je suis proche du niveau de Messi et cr7, ne met plus un pied devant l'autre. Higuain, toujours le même: présent devant le but, inexistant dans le jeu (ce qui manque le plus au réal actuellement). Di Maria qui est capable du pire comme du meilleur, mais actuellement c'est dans le pire qu'il est meilleur. Et alonso est branché sur le courant alternatif.

La préparation du réal a été catastrophique: mauvaise gestion de l'effectif, rentrée trop tardive pour certains, tournée américaine éreintante...

Avec tout ça, on comprend les difficultés actuelles de la casa blanca...
Mainvault Niveau : DHR
Oui c'est un peu ça.. Fort dépendant des ces stars notre Réal.. Ca va être très dur mais bon mieux vaut un faux départ et une superbe arrivée..
Le Barça par exemple l'année passée avait besoin de Messi et il a lâché au pire moment. C'est humain.
Je suis pro Barça, mais je sais aussi qu'en 2009, ce Barça de Pep avait commencé sa saison par une défaite contre Numencia puis un match nul, un point sur 6 possibles. La suite, on la connaît, triplé historique, records à la pelle. Donc, je m'emballe pas. Oui, 5 pts d'avance sur le Réal, surtout dans le contexte actuel où ces deux monstres en lâchent très peu, c'est un super début, mais ...... il reste encore 36 journées.
*en 2008* pardon(saison 2008-2009)
J'espère que l'Atletico Madrid et Valence auront leur mot à dire pour les premières places, au moins jusqu'à la mi-saison, même si ça me paraît impossible; ça rendrait le championnat plus intéressant.
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