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«Si il n’y avait pas eu le football, je crois qu’on serait encore tous vierges» Claudio "el Turco" García

Liga J18 – Valence Vs Villarreal, derby de la Costa Blanca

Diego   Everton   FC Barcelone   Liga   Rafael Benitez   Real Madrid C.F.   Thierry Henry   Villarreal CF  

10 janvier 2009
Ce soir, au stade Mestalla, Valence reçoit son voisin Villarreal. Pas aussi chic qu’un Atlético/Real, pas aussi élégant qu’un Barça/Espanyol, le derby de la région de Valence marque la fin des confrontations titanesques de ces dernières journées en Liga. Le club de David Villa a deux choses à défendre : sa seconde place au classement et son honneur.

Le Valencia CF avait oublié. Oublié les hauteurs du classement national, oublié qu’il pouvait encore faire peur, oublié qu’il était capable de battre son ennemi régional, VillarReal. A 22h, les hommes d’Emery ont rencard avec ceux de Pellegrini pour en découdre et pour déterminer qui des deux est le véritable patron du Pays Valencien.

En début de saison et sur le papier, Villarreal faisait office de grandissime favori. Sur les quatre derniers exercices, Villarreal chiffre les 261 points au compteur, juste derrière les deux mastodontes, FC Barcelone (309 pts) et Real Madrid (311 pts) - chiffres ne comprenant pas les points de la saison en cours - et surtout, devant Valence. Mais voilà, le club de Robert Pirès n’a plus gagné depuis sept rencontres et vient d’enchaîner trois défaites en Liga : 1-0 contre le Real, 1-2 contre Barcelone et 1-0 contre Séville. Le champion d’Europe 08 Santi Cazorla résume tout net : « On n’a plus le droit à l’erreur surtout face à un rival comme l’est Valence ».

Carlos Bosch, comme son nom ne l’indique pas, est espagnol et rédacteur en chef du quotidien sportif le plus lu à Valence, Superdeporte : « D’un point de vue footballistique, Valence arrive bien plus fort, ils viennent de faire leur meilleur match de l’année face à l’Atlético en produisant un jeu séduisant et en y mettant beaucoup d’intensité. La récupération de Silva après trois mois de blessure n’y est pas étrangère ».

Le retour du Canarien a effectivement dopé le jeu offensif de Valence et devrait titiller la défense du sous-marin jaune : « Cette saison, Villarreal encaisse beaucoup trop de buts et devra faire sans Marcos Senna, suspendu, et qui n’a pas de remplaçant, Edmilson n’ayant vraiment pas le rendement qu’on attendait de lui » explique le journaliste espagnol.

Villarreal est actuellement 7ème et semble perturbé par les rumeurs qui entourent son effectif. On annonce sur le départ le super gardien Diego López et le “Makelele” hispano-brésilien Marcos Senna. Le club du président Roig vient même de refuser une offre des Anglais d’Everton pour son attaquant américain Josy Altidore.

Sur et en dehors du terrain, le Sous-Marin Jaune coule à pic. La chance des hommes de Pellegrini passe par l’inconstance chronique de Valence à enchaîner les bonnes performances. « Valence n’a pas su digérer l’étape post Rafa Benítez, ils ont dilapidé l’héritage dans des transferts très couteux et peu rentables d’un point de vue sportif avec d’incessants changements à la tête de la direction sportive. Maintenant, avec Emery, le groupe retrouve un esprit d’équipe même si, encore aujourd’hui, l’équipe a besoin d’une profonde restructuration » raconte Carlos Bosch.

Villarreal dans une mauvaise passe et Valence qui peine à retrouver son niveau, ça sent très fort le mauvais match nul. Pas si évident que ça finalement selon le journaliste ibérique : « Ce n’est vraiment pas le derby le plus indécis de ces dernières années. Ça l’était plus à l’époque du Valence de Benitez et du Villarreal de Riquelme. Les joueurs à suivre sont d’un côté Villa et Silva ; à Villarreal, ce seront Pirès et Rossi ».

A la fois, si les espoirs des hommes en jaune passent par un type qui court les pieds en canard et sans plier les genoux, on peut se montrer relativement confiant pour le Valencia CF.

Par Alexandre Gonzalez




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