Liesa Van Der Aa : « J'ai fait du football à l'école avec Vincent Kompany »

Liesa Van Der Aa, c'est une artiste flamande dont le dernier disque (Woth) est un triple album ambitieux et profondément éclectique. C'est aussi une passionnée de football ayant la chance de le pratiquer une fois par semaine et avec qui on a parlé de Kompany, des Diables rouges et du foot féminin.

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Il paraît que tu joues au foot toutes les semaines ?
Ça doit faire environ six ans que je joue tous les lundis au sein d'une équipe associative. Ce n'est pas très professionnel, mais nous sommes cools. On a même fini quatrièmes l'année dernière de notre propre championnat.

Quel type de joueuse es-tu ?
Apparemment, je joue un peu comme un homme. C'est peut-être dû au fait que j'ai toujours fait beaucoup de sport, que ce soit du basket ou de l'athlétisme. Chaque été, on joue d'ailleurs avec des hommes parce que c'est la fin de saison et que nous sommes là pour nous amuser. Il y a peu, j'ai même cassé les orteils d'un mec. Je n'arrêtais pas de m'excuser, mais c'était trop tard. L'esprit de compétition me rend peut-être trop agressive (rires).

Ça fait partie de tes mauvais souvenirs liés au foot ?
Non, mon plus mauvais souvenir, ce serait plutôt lorsque les filles deviennent très agressives avec moi. Une fois, une joueuse m'a même cassé un doigt. Je n'ai pas pu jouer de violon pendant deux mois.

Et, à l'inverse, ton meilleur souvenir ?
C'était la première fois où je suis allé voir Anderlecht au stade. Je devais avoir 12 ans, j'étais avec des amis et j'étais très impressionnée par l'ambiance. Je me suis sentie toute petite face à tant de ferveur et d'animosité. J'avais l'impression d'assister à un spectacle de gladiateurs avec ces sportifs très musclés et tous ces gens en train de hurler. C'était à la fois très fort et très étrange, finalement.

Il paraît que tu connaissais Vincent Kompany étant petite ?
Quand j'avais 13-14 ans, j'étais à l'école avec lui. On était dans la même classe de latin. On a même fait du football ensemble à l'école. Pendant les récréations, on se rejoignait tous dans la cour et on jouait. Le monde est petit, non ? Aujourd'hui, c'est une grande star, et moi, je donne des interviews en parlant de lui (rires).

Du coup, j'imagine que tu as longtemps suivi Anderlecht, où il a fait ses débuts ?
Oui, forcément. C'était la fierté de voir un copain de classe commencer à réussir sa carrière. Mais je passe plus de temps à jouer au foot qu'à le regarder, à vrai dire. Je me contente essentiellement de regarder les matchs de Ligue des champions et de Coupe du monde aujourd'hui. Les grands événements, en quelque sorte.

Revenons-en au foot féminin. Tu suis régulièrement les résultats ?
L'année dernière, j'ai travaillé trois mois à Berlin et j'ai pu suivre la Coupe du monde de là-bas. Ce qui était très bien étant donné que l'Allemagne a remporté la compétition et que le football féminin y est très développé. J'ai pu regarder de nombreux matchs et j'ai été très impressionnée parce qu'elles sont à la fois très fortes, très grandes et très féminines.

FIFA a annoncé la présence d'équipes féminines dans l'édition 2015-2016. Tu penses que c'est une bonne évolution ?
Je ne suis pas du tout féministe, loin de là, mais il faut quand même avouer que nous vivons dans un monde d'hommes. Que ce soit le foot, le cyclisme ou la musique, la femme doit agir ou penser comme un homme pour survivre. Pour le sport, je peux comprendre à la limite, parce que les hommes sont naturellement plus forts. D'ailleurs, lorsque je joue avec des hommes, ils ont tendance à jouer plus cools ou à s'excuser lorsqu'ils taclent, alors qu'il n'y a aucun souci. C'est dans la nature du sport. Mais c'est très important que les équipes féminines soient enfin reconnues.

Et en Belgique, ça en est où ?
Pour être tout à fait honnête, on est loin derrière la France et l'Allemagne. D'ailleurs, personne n'en parle. Ce n'est jamais retransmis à la télé, et aucun média ne propose de compte-rendu ou de portrait. La sélection belge n'est peut-être pas assez développée.

À l'inverse, j'imagine qu'il y a un réel intérêt pour les Diables rouges à l'heure actuelle ?
C'est assez absurde, mais c'est la grande fête à chaque fois qu'ils jouent. Je pense que les Belges sont pour la première depuis des années fiers de leur équipe, qui est très forte et qui peut faire quelque chose l'été prochain durant l'Euro. Ça a même des répercussions d'un point de vue politique, ça unit les Flamands et les Wallons. Que ce soit à Anvers, à Bruxelles ou à Tournai, tout le monde crie « Tous ensemble » dans les stades. Et c'est une symbolique très forte pour un pays aussi divisé que la Belgique.

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Maxime Delcourt
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