Copa Libertadores - Quarts de finale

Par Thomas Goubin

Libertadores : Boca prend l'avantage, Santos trébuche

Rien n'est joué. Aucun avantage sérieux n'a été pris lors des quarts de finale aller de la Copa Libertadores. Les Argentins (Boca, Vélez) l'ont emporté sur la plus courte des marges face aux Brésiliens (Fluminense, Santos). La U continue de séduire.

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Joie des supporteurs (Boca Juniors)
Joie des supporteurs (Boca Juniors)
Boca a su profiter des circonstances. Au vu des minutes initiales, Fluminense avait pourtant clairement l'intention de faire taire une Bombonera bourrée jusqu'à la gueule, avec, en guest star, messieurs Martin Palermo et Carlos Tevez, dans le confort de leur loge. Privé de cinq de ses titulaires, dont Fred et Deco, forfaits, le champion en titre brésilien n'avait toutefois pas les moyens de ses prétentions, et a rapidement dû se résoudre à céder l'initiative du jeu à un Boca plus agressif.

Une histoire de bras a décidé du sort de la rencontre. A la 35e minute, Carlinhos interceptait un long dégagement du gardien xeneize du bras. Il recevait logiquement un second carton jaune. A dix, Fluminense allait concéder quelques mètres supplémentaires à Boca, mais aurait dû bénéficier d'un pénalty dans le temps additionnel de la première période, quand Roncaglia repoussait du... bras, une tête carioca. Face à des Brésiliens diminués numériquement et qualitativement, les Argentins ont manqué l'opportunité de faire le trou avant le match retour. Les occasions ont été nombreuses, mais les Xeneizes ne sont parvenus à trouver le fond des filets qu'à une seule reprise. Décalé par Dario Cvitanich, Pablo Mouche ouvrait la marque à la 51e minute. Fluminense, qui devrait récupérer Fred et Deco au retour, a limité les dégâts, mais 1-0 à domicile reste toujours un excellent résultat.


Neymar neutralisé

Argentine-Brésil, deuxième manche. La Bombonera pas encore vidée, les papelitos pleuvaient sur la pelouse du stade José Amalfitano. Devant plus de 40 000 spectateurs, Vélez défiait Santos, le champion en titre. Le défenseur argentin Sebastian Dominguez avait donné sa recette pour contrarier les Brésiliens : « Stopper Neymar, puis jouer notre jeu. » La star auriverde s'est trouvée neutralisée en première période, avant de régaler quelques fulgurances, mais sans jamais se montrer efficace, dans un match largement dominé par Vélez. Le pressing haut des locaux a considérablement contrarié le Peixe. Emmené par les excellents Francisco Cerro et Juan Manuel Martinez, El Fortin a inscrit le seul but de la rencontre à la 35e minute, quand Mauro Obolo profitait de l'apathie de la charnière centrale adverse pour placer une tête à bout portant. L'avant-centre de Vélez mettait ainsi fin à 1293 minutes de disette, soit l'équivalent d'un peu plus de quatorze rencontres. En deuxième période, les Argentins ont disposé d'opportunités de doubler la mise, mais 1-0 à domicile reste toujours un excellent résultat…


Mercredi, la U de Chile a pris une option en obtenant le nul sur la pelouse de Libertad (1-1). La presse paraguayenne a grossi les rangs des conquis par le jeu des Chiliens, auxquels personne ne résiste depuis un an et demi. « La U développe un jeu irréprochable et exquis », a ainsi considéré le site guarani, Teledeportes. Plus tard dans la soirée, Vasco de Gama et Corinthians n'ont pas franchement fait la promotion du football brésilien. L'ennui a prédominé dans une rencontre où chaque équipe a dominé 45 minutes, sans jamais trouvé la faille. Il faudra attendre le retour pour s'emballer.

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