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Lewandowski, mot compte quadruple

Pour le dernier match de la saison qui compte au Westfalenstadion, on a eu le droit à un Borussia Dortmund de gala. L'arrière-garde a fait le taf, le milieu a asphyxié l'entrejeu madrilène, et Lewandowski s'est gavé de Merengue.

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Weidenfeller (8) : Le seul trentenaire au début du match côté Dortmund a été très fringant. Sorties du poing, arrêts dans la plus grande sérénité, comme à l'entraînement. Il ne peut rien sur le but amené par la bourde de Hummels.

Piszczek (7) : D'habitude, le latéral polonais se retrouve souvent aux avant-postes. Ce soir, il est resté calme. En même temps, il y avait Fábio Coentrão et Cristiano Ronaldo à contenir. Résultat : il a bétonné, a balayé devant sa porte, pour le résultat qu'on connaît.

Subotić (7,5) : La tour de contrôle serbe a tout repoussé, tout contré. Ce soir, le Mur jaune, c'est lui.

Hummels (6/10 ou 20/20) : Et si c'était sa bourde monumentale qui avait ravivé les esprits des Schwarzgelben ? L'envie n'était plus trop là, elle est revenue après qu'il a lancé Higuaín pour le but. Les ouailles de Klopp se sont remobilisées, et sont reparties à l'assaut des buts de Diego López. Avec succès. Mats Hummels est un génie.

Schmelzer (7) : Toujours aussi bagarreur, le natif d'ex-RDA compense son manque de technique par une volonté sans faille. Mesut Özil n'a pas vu le jour. Son esprit est parti se coucher à Gelsenkirchen.

Gündogan (6 des fois, 8 des fois) : Ce mec a de la magie dans les pieds. Sauf que des fois, il en fait un peu trop. Les transversales pour chercher Błaszczykowski ou Lewandowski ne sont pas toutes indispensables. En revanche, dans le jeu court, il y a une qualité de passe indéniable. Et une accélération subite dans les petits espaces. Le MIP du Borussia.

Bender (7) : La tâche était a priori aisée : il fallait être un peu plus visible que Sebastian Kehl. Mission accomplie. Tel un guerrier viking, Sven a allongé ses compas, quitte à faire le Berserker par moments.

Błaszczykowski (6) : Courir, courir, courir. Tel est le credo de Kuba. Par contre, il va falloir penser à retrouver le niveau footballistique qui était le sien avant sa blessure récente. Sa complicité avec Piszczek est la marque de ce grand Borussia.

Götze (37) : Mario, sérieusement, pourquoi tu veux te barrer du Borussia Dortmund ? Alors ok, t'es né en Bavière, mais c'est la Ruhr qui t'a formé, qui t'a tout donné. Nul n'est prophète en son pays, Mario, tu devrais le savoir. Allez, laisse couler ta clause qui court jusqu'au 30 avril et fais pas le con. Ou plutôt, fais le bon choix.



Reus (8) : Marco Reus joue comme un daron. Pourtant, c'est sa première saison en Ligue des champions. Toujours aussi déroutant, toujours aussi imprévisible, il aura réussi à provoquer deux pénaltys. Dont un seulement a été sifflé.

Lewandowski (numéro 9 + 4 buts + 65 829 spectateurs en délire – 3000 Espagnols) : Le Grand Robert a fait la leçon à la défense madrilène. Un but de renard, deux buts tout en toucher (avec une bonne cacahuète pour assurer le troisième), et un pénalty pour finir le job. En signant un quadruplé en demi-finales de Ligue des champions, Robert Lewandowski est définitivement entré dans la cour des grands.

Kehl, Schieber et Grosskreutz (non notés) : Plus on est de fous, plus on rit.

Le public du Westfalenstadion (12) : Même réduite de moitié, la Südtribüne a poussé son équipe comme jamais. « Le joueur court, le stade brûle – Nous sommes les fans que toute l'Europe connaît. » Voilà pour les banderoles du début de match.

Klopp (Mention très bien, félicitations du jury, applaudissements) : Quand Jürgen n'est pas en survêt et ne gesticule pas dans tous les sens, il dégage une certaine classe. Une classe qui se traduit sur le terrain par un jeu léché, tout en vitesse, en percussion, en pressing, en combinaisons dans les petits espaces. Une synthèse de ce qui se fait de mieux en Europe. L'avenir est à lui.

par Ali Farhat
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