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Lettre à Adriano

Adriano, le vrai, le beau, le gros, pourrait rejoindre le HAC cet hiver. Si l'attaquant de 32 ans ne sait pas encore s'il quittera le Brésil pour la Haute-Normandie, qu'il lise cette lettre. Et fasse ses valises dans la foulée.

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Adrien,

J'ai une histoire vraie à te raconter. Je connais un mec qui a appelé son fils « Adriano » en référence à toi. C'est un gars qui, pendant que tu flambais à l'Inter Milan, gagnait la Coupe Gambardella, puis tombait dans l'oubli pour mieux y rester. Son quart d'heure de gloire a duré à peu près un quart d'heure. Il s'appelle Stéphane. Comme tout bon trentenaire qui se respecte, je sais à peu près quels sont les prénoms les plus donnés en France en ce moment. Et je peux te dire que le sien a disparu des radars. Le tien a un peu résisté au temps car ta moitié de demi-heure warholienne a dégouliné un peu partout sur les années 2000.

Tu sais, le HAC est vraiment fait pour toi. Depuis que Benoît Donckele a sorti l'info dans le Paris Normandie de mercredi, j'ai fait comme tout le monde, je me suis demandé si c'était juste un coup de comm' de Christophe Maillol - l'homme censé reprendre la présidence dans une semaine – ou une vraie perspective. Mon avis, c'est que cette ville est la tienne depuis toujours. Bon, pour l'instant, au Havre, tu es comme le soleil et le plein emploi : un vieux fantasme. Il paraît que tu viens visiter le club et la région dans quinze jours. J'ai entendu un supporter dire que ce n'était pas super malin de faire venir un Brésilien fêtard un 1er novembre au Havre. Je ne vois pas de quoi il veut parler. S'il pense que ta venue sera éclipsée par les 37 ans et demi que fêtera Jean-Michel Lesage ce jour-là, à mon avis, il se trompe. Quoique… Ici, à force de se faire piller nos trésors, on a pris l'habitude de vénérer des héros discount. Avec une Coupe de France en 142 ans d'histoire, c'est pas la visite du musée des trophées qui risque de te pomper le plus de temps lors de ta visite. Au fait, tu connais Jean-Michel Lesage ? J'imagine qu'entre dieux gauchers, vous avez déjà dû vous croiser quelque part dans la stratosphère.

Adrien, j'ai peur des chiffres, mais je dois te dire que c'est le 76 qui vous unit, celui qui sera sur les plaques de ta Golf quand tu vivras ici. Il y a des signes qui ne trompent pas : 76, c'est le nombre de buts de Lesage pour le HAC, le meilleur total de l'histoire du club. Peu importe que ce soit tiré par le cuir chevelu, toi, tu étais en couverture de So Foot en mai 2010, pour le n°76. Ne me fais pas croire que ce n'est pas un signe du destin. Si j'avais du forfait et un doute, j'appellerais Prof Bambo, qui a aimablement laissé ses coordonnées dans le hall de mon immeuble il y a quelques jours, pour me rassurer et m'appauvrir. Je ne sais pas si quelqu'un t'a prévenu, mais quand tu viendras au Havre dans deux semaines, ne t'encombre pas avec la crème solaire. Mais ouvre les yeux sur tout le reste. Tu as beau avoir fait toute ta carrière en Italie et au Brésil et soigné tes déprimes sous le soleil, le ciel gris qui héberge Le Havre est taillé sur mesure pour ton intérieur bousillé.

Tu as connu l'alcoolisme et le chômage, comme une vulgaire sous-préfecture de Seine-Maritime. Il y a des chances qu'ici, tu ne voies pas le côté « Deauville » que la mairie est en train d'essayer de donner au Havre. Mais si, tu sais Deauville... Bref. Je t'imagine plus t'épanouir dans les quartiers, au Mont-Gaillard ou à Caucriauville, organiser des barbecues hors-saison ou te prendre une murge au PMU avec les poivrots du coin. Au pire, les soirs où tu te sentiras d'humeur nocturne, tu pourras toujours demander quelques bonnes adresses aux frères Diawara. « Les gens disent que je vis en marge de la société, c'est peut-être vrai. Mais sans manquer de respect aux riches, je préfère rester avec les miens. » C'est toi qui as dit ça, mais tu dois savoir que tous les tiens n'habitent peut-être pas à Rio de Janeiro. Je rêve d'un monde où tu tutoies Jérôme Leroy et joue un match de Coupe de France contre Schiltigheim ou Carquefou. D'un monde où tu retrouves le sourire et fais taire ces clowns qui te résument aux 120 kilos que tu as un jour pesé sans savoir que si tu en étais arrivé là, c'est parce que tu aimais trop la vie ou pas assez.


Adrien, je te l'ai déjà dit, j'ai peur des chiffres. Tu as 32 ans et ta page Wikipédia existe dans 48 langues. Tu as joué 51 fois pour la Seleção (29 buts) et je viens de tuer 10 minutes de ma vie en passant en boucle ton coup franc de bourrin marqué à Casillas. Adrien, viens au Havre et on verra ce qui se passera. Et tant pis si tu n'arrives pas à relever le défi que je te propose : rejoindre mon panthéon et te perdre quelque part entre Cyrille Pouget, Teddy Bertin et Alain Caveglia.



Par Matthieu Pécot
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