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Letizi : « On demandera bientôt aux gardiens de faire des passes décisives »

Après la débâcle madrilène, le PSG a l'occasion de faire passer sa gueule de bois avec un bon « Letizico » . L’ancien gardien international et actuel entraîneur des gardiens de l’OGC Nice a évolué quatre saisons au FC Metz avant de rejoindre Paris (2000-2006), à une époque où ces clubs pouvaient encore jouer dans la même cour. Ça risque de lui faire tout drôle ce samedi.

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Metz, Paris, deux clubs dans lesquels vous devez avoir laissé un paquet de souvenirs. Qu’est-ce que ces clubs représentent pour vous ?
Metz a été un gros changement pour le Niçois que j’étais. Le Gym était à l’époque un petit club et pour évoluer, j’ai dû partir. Metz était un club en pleine progression, jouant la Coupe d'Europe chaque année. Pour moi, c’était un tremplin idéal avant d’aller à Paris, parce que c’était un club à la fois ambitieux et familial. Paris en 2000, ce n’était pas le Paris d’aujourd’hui, mais c’était déjà le club de la capitale, avec toutes les particularités que cela comporte. Grâce à Metz, j’ai pu y arriver armé mentalement, parce que ce n’était pas facile tous les jours.

Oui, comme en ce moment après la déception de l’élimination en Ligue des champions cette semaine. Vous avez regardé le match, j’imagine.
Bien sûr. Malheureusement, sur cette double confrontation face au Real, il n’y a pas eu photo. Paris a fait ce qu’il fallait une mi-temps sur quatre, la première du match aller. C’est tout. Derrière, ce que les joueurs parisiens ont proposé n’a pas laissé entrevoir beaucoup d’espoir.

Comment Paris peut-il devenir autre chose qu’une équipe qui bute chaque année en huitièmes ou en quarts ?
Je pense d’abord qu’il leur a manqué un peu de réussite au tirage. Un coup c’est Chelsea, l’autre c’est Barcelone, puis Madrid... Et puis Paris n’a pas pu aligner à chaque fois tous ses meilleurs joueurs au meilleur de leur forme. Cette année, la blessure de Neymar a été très handicapante. Mais quand on regarde, toutes les lignes du Real sont meilleures que celles du PSG. Je pense que collectivement, Madrid était mieux armé pour passer ce tour. C’est une équipe qui a gagné deux fois la Ligue des champions ces deux dernières années. Ce n’est pas anodin, même s’ils sont moins bien cette année en championnat. Il y a une continuité dans l’effectif et c’est dans ce sens que Paris doit travailler.

Tait : « Je suis bien partout, tant que je joue… » 


Retour aux affaires courantes face à Metz. Et même si ça reste un match des extrêmes, pensez-vous que l’élimination du PSG en Ligue des champions peut ouvrir une brèche pour Metz ?
Euh, non, je pense que ça sera de toute manière très dur pour Metz. Paris ne peut pas sombrer comme ça et je pense que Metz garde très peu de chances de faire un résultat au Parc.

Il y a 20 ans, vous gardiez les cages de Metz lors de cette incroyable saison 1997-1998 où vous perdez le titre lors de la dernière journée face à Lens. Comment vous aviez vécu cette année dorée en Moselle ?
C’est la meilleure de ma carrière. J’avais été bon sur les trente-huit matchs que j’avais joué. Personne n’attendait Metz à cette place. Et avec les surprises, c’est toujours pareil. Dès le début de saison, tout le monde pensait qu’on finirait par s’écrouler. Au mois de janvier, on était toujours là, au printemps aussi et on est allés jusqu’au bout. On a battu tout le monde, Paris, Monaco, tous les prétendants au titre. À cinq journées de la fin, on perd chez nous contre Lens, qui nous passe devant. On savait que notre seule chance d’être champions était de gagner le reste des matchs. Ce qu’on a fait. Et ce n’est pas rien de le faire. Finalement, Lens est champion de France pour une différence de cinq buts au goal average.

Avec du recul, être vice-champion de France dans ces conditions, c’est une frustration énorme ou ça reste avant tout une fierté ?
Sur le coup, on était très contents de cette saison. Les années passant, on se dit qu’une seconde place, ça ne compte pas comme un titre. Mais pour un club comme Metz, faire une telle saison, c’était quasiment inespéré. Ça ne s’est plus représenté. Donc je suis fier d’avoir participé à cette aventure.

À Metz, cette seconde place est souvent considérée comme le début des difficultés. Ça s’est ressenti à l’intérieur du groupe ?
Oui, forcément. Comme Montpellier en 2012, c’est le problème de ces clubs moyens qui réalisent un exploit sur une saison : les lendemains peuvent être compliqués à gérer. Ils ne sont pas préparés à assumer ça. Les joueurs qui ont brillé, comme Robert Pirès chez nous, sont demandés et il est difficile pour les clubs de les retenir. La situation actuelle de Metz est encore consécutive de cette époque, car au moment où le club est rentré dans le rang, les écarts financiers et donc sportifs se sont creusés entre les équipes du haut de tableau et les autres. Aujourd’hui, connaître une relégation a des conséquences beaucoup plus importantes qu’il y a vingt ans.


Cette perte de vitesse expliquait alors votre départ pour le PSG en 2000. Quelles étaient vos motivations au moment de rejoindre la capitale ?
Je voulais continuer à progresser alors que le club stagnait. Et quand se présente l’opportunité de jouer la Ligue des champions avec le Paris Saint-Germain, ça ne se refuse pas. J’avais 27 ans, c’était le moment ou jamais.

Vous retenez quoi de votre expérience parisienne ?
Je garde le souvenir de ces gros matchs que j’ai pu y jouer, en Europe, mais aussi les Classicos face à Marseille. J’ai pu aussi côtoyer des joueurs que je n’aurais pas pu croiser ailleurs, comme Ronaldinho, Anelka, Pochettino, Heinze, Arteta, Hugo Léal.

Vous quittez le PSG en 2006, juste au moment de l’arrivée de Colony Capital. Depuis, le club a pas mal changé. Arrivez-vous à vous identifier au PSG actuel ?
C’est sûr que le club n’a plus grand-chose à voir avec celui que je connaissais à l’époque. Vu de loin, le PSG est devenu un truc énorme.

Vous ne trouvez pas que la période où vous étiez au PSG est aujourd’hui dénigrée ?

Si, mais c’est normal, on n'a rien fait de suffisamment marquant. Il y a eu des bons matchs, on a gagné deux Coupes de France, mais en Ligue des champions on n'est pas allés bien loin, pareil en Coupe UEFA où on n'est pas allés plus loin qu’un seizième à Glasgow. En comparaison, les années 1990 étaient bien plus passionnantes. Il y a eu un quart de finale contre le Real, un titre de champion, les meilleurs Français y jouaient. À mon époque, ils étaient à l’étranger. Nous, on n'était pas les seconds couteaux, mais Paris prenait ce qu’il restait. On a fait ce qu’on pouvait.

Revenons en 1998 et au mois de mars. Pile vingt ans. Vous honoriez votre deuxième sélection avec les Bleus en Russie. Et il y a ce mauvais contrôle qui amène la défaite (0-1) et vous coûte votre place dans les 23...
Avant ce match-là, je n’avais jamais fait cette erreur, après je ne l’ai plus jamais refaite.
« 1998 reste une année charnière dans ma carrière : j’ai été bon du début à la fin, sauf pendant une seconde. C’est cruel. »
Je n’en ai fait qu’une et ça m’a coûté une Coupe du monde. Depuis, je suis passé à autre chose, mais sur le coup, ça m’a marqué. J’ai eu trois-quatre mois difficiles après la Coupe du monde, et après, il a fallu repartir de l’avant. Je ne regrette pas la suite de ma carrière, quand je l’ai arrêtée, je n’avais aucun regret, sauf que sur mon CV, il aurait pu y avoir une ligne « Champion du monde » . 1998 reste une année charnière dans ma carrière : j’ai été bon du début à la fin, sauf pendant une seconde. C’est cruel.

Vidéo

Que pensez-vous de l’évolution du poste de gardien ?
Le football évolue, les mentalités aussi et donc les postes aussi. Le gardien est celui qui a le plus évolué. Un arrière droit reste un arrière droit, même si on lui demande aujourd’hui d’apporter plus offensivement. Mais moi, quand j’ai commencé, on avait le droit de prendre les ballons à la main sur les passes en retrait et les touches. Maintenant, on demande au gardien d’être le premier relanceur. Et l’évolution s’est faite petit à petit. Au début, on me demandait de relancer droit devant ; puis ensuite, c’était plutôt « boum » sur les côtés ; après il fallait arrêter de faire « boum » , mais relancer proprement et prendre des risques balle au pied. Et ça va de plus en plus loin. Quand on voit Ederson Moraes, le gardien de Manchester City, il joue libéro. On demandera bientôt aux gardiens de faire des passes décisives.

Pourtant, il existe deux catégories de gardiens : ceux des équipes dominantes et qui ont la possession de balle et ceux qui doivent surtout être décisifs sur leur lignes, chez les équipes qui subissent. Est-ce que Kawashima et Areola font le même métier ?
C'est difficile de les comparer, mais il ne faut pas croire que c’est plus facile pour Areola. Ok, il sera moins sollicité, mais à la moindre erreur, tout le monde va lui tomber dessus, quel que soit le score. Kawashima est soumis à des vagues d’occasions et s’il sort quatre parades incroyables, on va dire qu’il a fait un bon match même si Metz perd 4-0. On va juger Areola sur ce qu’il va rater et Kawashima sur tout ce qu’il va réussir. Si vous mettez Areola à Metz, peut-être que Metz a huit points de plus, et Kawashima à Paris, peut-être huit points en moins. Mais leurs caractéristiques font qu’ils répondent à ce qu’on leur demande dans leur club actuel.


Auriez-vous pu répondre aux exigences attendues à ce poste aujourd’hui au PSG ?
Des fois, on se demande si Platini aurait été aussi fort s’il jouait à notre époque. C’est difficile de comparer les générations. En tout cas, ça m’aurait bien plu et je n’aurais pas craché dessus. (Rires.)



Propos recueillis par Mathieu Rollinger
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