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Les vraies questions existentielles du football

Les questions les plus bêtes sont parfois, souvent, les meilleures. Sofoot.com a décidé, tous les jeudis, de répondre à trois interrogations fondamentales de tout amoureux de la balle ronde et même des néophytes. Pas de discrimination, surtout pas en ce moment.

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  • Comment cire-t-on le banc ?


    Chaque semaine, il accueille des postérieurs. Des petits musclés, des gros galbés, des mollassons qui se négligent. Et nécessairement, il souffre. Soumis aux chocs et allers-retours des remplaçants, le banc de touche ne peut que subir l'érosion du temps. Pourtant, ceux qui s'emploient à lui ôter sa splendeur ne souhaitent que peu lui rendre de l'éclat : « Je ne viens pas pour cirer le banc » , peut-on régulièrement entendre dans la bouche de ceux qui, néanmoins, le rejoindront sans doute pour une durée indéterminée. Simple méthode Coué ou réel dégoût de la tâche. Pour Carla, femme de ménage à Paris, la solution est pourtant simple : « Si c'est du cuir, j'utilise du Breeze pour nettoyer et faire briller. Sur du plastique, mieux vaut du produit à vitres. Et pour le bois, la cire d'abeille donne de l'éclat. Toujours avec un chiffon, hein ! Je travaille à l'ancienne. » À variété de banc, variété de traitement. Toutefois, une interrogation subsiste quant à l'efficacité de ces cireurs, qui ne semblent pas disposer des bons outils pour mener à bien la tâche. Peu recommandé par les experts, le polyester qui compose la plupart des joggings irrite plus qu'il ne soigne. Mais alors pourquoi Luis Fernandez, à qui on attribue la paternité du cirage de banc depuis la Coupe du monde 1986, s'est-il évertué à populariser une action impossible ? Par nostalgie patronymique peut-être, ou plus certainement avec l'espoir de voir ses joueurs s'armer de chiffons au lieu de s'adonner aux bavardages intempestifs. Reste que la marmaille n'apprécie guère cette méthode de management basée sur le ménage. Dernière solution : demander aux équipementiers de fournir des joggings chiffonnés et arrosés de Breeze pour que le cirage se fasse naturellement. Un petit pas pour la mode, un grand pas pour l'entretien.

  • Une passe peut-elle être téléphonée ?


    C'est un classique des commentateurs de tout bord : une passe trop évidente, et donc bien souvent interceptée, est dite « téléphonée » . Le terme ne se limite d'ailleurs pas au football : un amorti téléphoné, un shoot téléphoné, un cad-déb téléphoné, un Tsurikomi téléphoné… La liste est longue : tout se téléphone. Mais dans les faits, cela vaut-il pour une passe ? « Cela dépend évidemment du forfait, éclaire Quentin, conseiller clientèle dans une boutique de la marque ronde comme la Terre. Avec un origami, c'est plié, tu peux pas y couper. » Avec tous les risques de contre-attaque que cela implique, pas forcément une bonne idée. « En fait, les gens ne savent pas vraiment ce qu'ils veulent. Ils négligent la réception, sinon ils n'achèteraient pas autant d'iPhone. Ça capte pas toujours très bien. Genre si t'es à Évian, dans les montagnes, ça peut vite être galère avec les interférences. Pour l'émission, c'est un peu pareil, mais on s'y intéresse moins. » Et oui, si au football, c'est celui qui donne qui est fautif, en téléphonie, c'est celui qui reçoit. Reste alors la passe au sens putassier du terme. Malheureusement, le faramineux développement des Internet, et l'utilisation exponentielle de la « nouvelle fenêtre de navigation privée » qui va de pair avec, a complètement ringardisé les coups surtaxés repérés sur RTL9, avec Cynthia, qui s'appelle en fait Dominique. La passe peut donc être téléphonée, à condition de choisir les bons outils.

  • Pourquoi les cartons sont-ils jaunes et rouges ?


    Avant les années soixante, comme certains s'en souviennent peut-être, les sanctions de l'arbitre étaient signifiées oralement aux principaux intéressés, ce qui avait le mérite d'économiser du matériel, mais aussi de plonger certains joueurs un peu sourds dans la perplexité. Le match qui va tout changer, c'est ce quart de finale entre l'Argentine et l'Angleterre à la Coupe du monde 1966. Suite à une action peu louable du défenseur Antonio Ubaldo Rattin, l'arbitre allemand Rudolf Kreitlein décide de sévir et d'expulser le capitaine argentin. Mais tout ne se passe pas comme sur des roulettes puisque ce dernier continue à jouer en faisant mine de n'avoir rien entendu, laissant penser à un imbroglio linguistique. Il faudra interrompre la rencontre pendant plusieurs minutes pour qu'il accepte enfin de sortir. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase puisque, dans ce même match, les frères Charlton, Bobby et Jack, n'ont découvert que le lendemain dans les journaux qu'ils avaient été avertis sur le terrain, ce qui pousse le sélectionneur anglais à demander une clarification de la FIFA. La solution, c'est le Britannique Ken Aston, responsable des arbitres du tournoi, qui va la trouver. Son leitmotiv est simple : il faut rendre la décision des arbitres plus claire et plus intelligible sur la pelouse afin d'éviter les polémiques. Tandis qu'il se torture le crâne pour sortir de l'impasse, une révélation s'abat alors sur lui alors qu'il rentre de Wembley en voiture. « Je conduisais sur Kensington High Street, et le feu tricolore de circulation est devenu rouge » , expliquait-il au site de la FIFA, avant de dévoiler la suite logique de son raisonnement. « J'ai pensé : jaune, faites attention ; rouge, dehors. » Le code couleur est parfait, l'inspiration divine : les cartons sont nés. Il faudra néanmoins attendre le Mondial 1970 et le match d'ouverture Mexique-URSS pour voir les cinq premiers cartons jaunes de l'histoire faire leur apparition. Pour la petite histoire, comme dirait CJP, c'est l'Allemand Kurt Tschenscher qui les a distribués.


    Par Christophe Gleizes, Raphaël Gaftarnik et Charles Alf Lafon
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