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  3. // Napoli-Lazio (1-1)

Les vendanges tardives du Napoli

Tout s'est passé en l'espace d'une minute en début de seconde mi-temps, Keita répondant à l'ouverture du score d'Hamšík. Un nul mal payé pour les Napolitains, et ce n'est pas nouveau, mais l'adversaire du soir avait un plan bien réfléchi.

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SSC Napoli 1-1 SS Lazio

Buts : Hamšík (52e) pour le Napoli // Keita Baldé (54e) pour la Lazio

« Décibel » , le célèbre speaker du San Paolo, avait à peine fini de scander le nom d'Hamšík pour la neuvième fois, qu'il a dû reprendre son micro pour annoncer l'égalisation adverse. Keita a mystifié Chiricheș et trompé Reina d'une frappe à ras de terre sur son poteau. Conscient de son erreur, le gardien espagnol se prend le crâne entre ses gants. Malgré une nette domination, le Napoli ne marquera pas de second but et laisse encore échapper de précieux points. La Lazio, elle, a obtenu ce qu'elle était venue chercher, c'est de cette façon qu'elle entretiendra ses chances d'accrocher un top 3, car il y a la place.

Le calme avant la tempête


Deux frappes avant que le chrono n’affiche la minute de jeu. Immobile d’un côté, Mertens de l’autre. Les hostilités sont vite lancées, rien d’étonnant venant de deux équipes très joueuses. La Lazio est même la vraie surprise de ce début de saison avec cette quatrième place, une unité devant son adversaire du soir. Excellent tacticien, Inzaghino opte pour un 3-5-2 avec le retour de Biglia en playmaker. En face, ce poste est occupé par le Guinéen Diawara qui est en train de mettre petit à petit Jorginho sur le banc. Comme souvent, le Napoli penche à gauche avec le trio Ghoulam-Hamšík-Insigne qui triangule volontiers, mais les Biancocelesti sont attentifs et plutôt bien regroupés. Le premier coup de chaud arrive à la 25e minute et un coup franc de Mertens qui frôle le poteau de Marchetti. Le Belge, très doué pour se faire oublier sur la ligne des trois quarts, se révèle le plus dangereux avec une autre tentative dix minutes plus tard qui passe au-dessus. Mais la Lazio ne se fait pas de frayeurs et essaie de répondre par des contre-attaques toutefois mal exploitées (Lulić régulièrement oublié à gauche). Une tête de Milinković-Savić non cadrée à la suite d'un coup franc et c’est déjà la fin d’une première mi-temps extrêmement déséquilibrée niveau possession (65 à 35 pour les Partenopei).

60 secondes chrono


Reprise avec un Strakosha en moins, le portier remplaçant laziale ayant apparemment chopé la gastro. La Lazio se montre enfin dangereuse. Immobile, bien trouvé par Lulić, tire sur Reina. Une minute plus tard, et toujours excentré côté gauche, l’avant-centre italien surprend encore la défense adverse, mais sa tentative finit cette fois hors cadre. Insigne décide de répondre à son pote avec une frappe vicieuse à l’entrée de la surface que Marchetti détourne en corner... que Ghoulam envoie sur l’équerre ! Le début de la seconde période est juste fou. Ghoulam trouve Hamšík dans la surface qui passe Wallace, s’excentre côté gauche et croise son tir dans le petit filet adverse. Et de 1-0 et 103 buts pour le capitaine, mais la joie est de courte durée. Deux minutes exactement avant que Keita Baldé n'égalise. Coup de bambou ? Pas vraiment, les Napolitains insistent toujours via le Slovaque crêtu mais aussi Hysaj qui emploie Marchetti d’une frappe aux vingt mètres. On ne s’ennuie pas !

Sarri joue alors la carte Gabbiadini pour Insigne, Mertens retrouvant l’aile. Les Azzurri poursuivent leur forcing. Manolo rentre bien dans son match, Zieliński contraint le gardien laziale à une autre intervention, ce dernier maintenant son équipe en vie. La Lazio n’en touche pas une et aurait besoin de quelques réajustements. Inzaghi s'y attelle et fait ainsi entrer Patric pour passer à un 4-3-3, mais cela ne change pas la physionomie de la rencontre. Heureusement pour lui, le Napoli ne peut tenir ce rythme effréné et baisse en intensité dans le dernier quart d'heure. Les remplacements de part et d'autre n'y changent rien, les visiteurs ont décidé, à juste titre, de défendre ce précieux point bec et griffes. Au coup de sifflet final, le San Paolo siffle, son équipe joue bien, certes, mais ça commence à faire beaucoup de victoires bazardées.

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    Par Valentin Pauluzzi
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    Dans cet article

    Je commence à en avoir marre de ces matchs dominés qui se terminent par une défaite ou un match nul à cause d'une (ou plusieurs) erreur(s) individuelle(s). Quand c'est pas Reina, c'est Ghoulam ou Koulibaly; et là ça commence à faire beaucoup de points perdus bêtement. Du côté de l'attaque, bah ça joue bien, mais la blessure de Milik a fait retomber Naples dans ses travers habituels, à savoir un ratio de 150 tirs tentés pour 1 but marqué...

    Sarri fait les bons choix en plus, il benche Allan et Jorginho pour Diawara et Zielinski qui alignent les bonnes perfs, il peut pas faire grand chose de plus, donc je comprends son désarroi grandissant au fil de ces matchs qui se déroulent quasiment tous de la même façon, et pour le même résultat final décevant.
    Un bon Napoli, volontaire et agressif, superbement emmené par le meilleur Hamsik de la saison, a, malheureusement pour lui, encore une fois, présenté un ratio tentatives de but/concrétisations beaucoup trop bas pour remporter la victoire. Cette carence, qui devient chronique, en phase de réalisation, fait que, aujourd'hui, l'équipe de Sarri n'est plus un postulant crédible au scudetto. Nous verrons dans les prochaines semaines si les troupes Napolitaines sauront éliminer cette carence. Sinon, elles devront alors changer leur objectif et batailler ferme avec les deux formations Romaines et, peut-être (?) aussi la formation de Montella afin de pouvoir atteindre de nouveau, l'année prochaine, la planète C1.
    Rien à voir, mais d'où vient ton pseudo ? Il aiguise la curiosité
    1 réponse à ce commentaire.
    Alain Proviste Niveau : Ligue 1
    Putain c'est pas croyable le nombre d'occasions manquées du Napoli à chaque match depuis des semaines ! Je compte même pas le nombre de points perdus depuis la blessure de Milik (hasard ou coïncidence ?), que ce soit en Serie A ou en LDC. Avec une efficacité tout juste moyenne, le Napoli serait déjà qualifié en 8e de C1 avec 12 points sur 12 et serait 2e de Serie A, dans la roue de la Juve.
    Depuis le début de saison, je pense que c'est de loin l'équipe qui vendange le plus, tous (grands) championnats confondus !

    Et si on ajoute à ça un Reina très loin d'être impérial dans les buts, ça donne des points perdus bêtement alors qu'à chaque match ou presque, les Azurri finissent avec une meilleure possession et plus de tirs que leur adversaire. Mais pour ça, la faute en incombe aussi aux dirigeants napolitains et à ADL : tout le monde sait que Reina, qui fut très bon à Liverpool, est sur la pente descendante mais personne a eu l'idée d'aller chercher un autre gardien. Quand je pense qu'un Perin est aujourd'hui toujours au Genoa...
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