Venezuela - Liga Venezolana - Deportivo Táchira - Supporter

Par Pierre-Philippe Berson, à Caracas

Les « ultras » les plus bêtes d’Amérique du sud

Aucun sens moral, zéro culture foot et des bastons absurdes. Telle est la « Avalancha Sur », les ultras du Deportivo Táchira, les supporters les plus stupides du Venezuela. Et sûrement d’Amérique latine.

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Les « ultras » les plus bêtes d’Amérique du sud
Les « ultras » les plus bêtes d’Amérique du sud
Le 28 octobre dernier devait être un match de championnat particulier. Le Deportivo Táchira reçoit l’Atlético Venezuela. Exceptionnellement, les locaux portent un maillot rose, façon de soutenir la campagne nationale contre le cancer du sein. La présidente du Deportivo, Juana Suárez, y tient. D'autant qu'un dirigeant du club se bat contre le cancer depuis des mois. Avant le match, c’est l’union sacrée. Manque de chance, la Avalancha Sur est en grande forme ce soir-là. Le groupe d’ultras de la tribune sud hurle avant même le coup d’envoi. Hors de question que leur équipe joue en rose. Quelques insultes homophobes et un envahissement de pelouse plus tard, le match est annulé.

Le capitaine de l’équipe, Andres Rouga, tente alors de les raisonner : « Je leur explique que le rose, c’est pour la bonne cause, mais ils ont rien voulu savoir. Pour eux, ces maillots sont moches et ils ressemblent à ceux du FC Caracas, l’ennemi juré », raconte-il, attristé, avant de jurer main sur le cœur : « Le cancer du sein, c’est sérieux. On a tous des copines ou des copains qui en souffrent » (sic). Les dirigeants assistent incrédules à la scène. Leur opération caritative tourne au fiasco. « On pensait faire un truc bien, humanitaire, généreux. C’était positif pour l’image du club. Tu parles ! En fait, c’est un désastre ! Et franchement, ce maillot, il n’a rien d’honteux. Il ne ressemble pas à celui de Caracas. Le leur est grenat ! », fulmine Mino Steboli, responsable des relations presse du Deportivo. Pour les ultras, cette couleur est une provocation. Le club joue normalement en jaune et noir. Pas question de changer. Rien à foutre du cancer.



Bouteilles d'urine, bus incendié et hools sud-américains

L’incident n’étonne pas Homero Duarte, journaliste depuis vingt-six ans à El Diario, journal local de San Cristobal, la capitale de l’état de Táchira : « Les gars de la Avalancha Sur sont idiots ! Complètement idiots ! J’en ai jamais vu d'aussi stupides. » Pourtant Homero Duarte en a vu d’autres. Il a couvert plus de quinze Coupes Libertadores. « À Santiago du Chili, lors d’un match entre Colo-Colo et Táchira, j’arrive en tribune de presse avec mes confrères. Sitôt installés, on reçoit des bouteilles d’urine ! Les supporters chiliens nous visaient, nous, les Vénézuéliens, parce qu’on suivait Táchira. La réputation du club est désastreuse. » En 2007, la Avalancha brûle le bus du FC Caracas. Un fait d’armes qui leur vaut une belle petite notoriété chez les hool’ sud-américains. Au Venezuela, les armes sont partout, sauf dans les stades. « Grâce à Dieu, nous n’avons eu aucun mort », confie, soulagé, un fonctionnaire de la Fédération vénézuélienne de football. « Ici, les barrabravas (bandes d’ultras, ndlr) n’ont pas de pouvoir, elles ne sont pas maîtresses des tribunes comme en Argentine. Là-bas, les groupes gèrent les billets et brassent beaucoup d’argent », analyse-t-il.

Alors l’Avalancha Sur, plus bête que méchante ? « C’est avant tout un ramassis d’illettrés du football. Ils ne connaissent rien au jeu et à son histoire! Quand je suis arrivé dans le club, les mecs me demandaient : “T’es qui toi ?“ », confie une ancienne gloire du football vénézuélien venue pantoufler comme dirigeant au Deportivo. « Les gars en tribune copient les ultras argentins. Ils adoptent les mêmes chants, les mêmes percussions. Ils vont jusqu’à adopter leur accent ! Vous allez voir, bientôt il va y avoir des morts dans nos stades ! » Pari tenu. Les maillots roses, eux, ont été mis aux enchères. La vente a rapporté 32 000 bolivars (6 400 €) reversés à la lutte contre le cancer du sein. Une somme rondelette pour des maillots qui n’ont jamais été porté en compétition. Ils sentaient encore la lessive.

Par Pierre-Philippe Berson, à Caracas

 





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12 réactions ;
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  • Message posté par *somagic* le 19/11/2012 à 15:27
      

    Ha m...
    1ere fois que je critique un article sur la forme au lieu du fonds...
    je comprends pas l'utilisation du (sic) sur le fait que "le cancer du sein peut concerner une copine ou un copain..."
    bah si le cancer du sein concerne aussi les hommes...
    Soit on se renseigne avant, soit on se mate la série OZ et on se souvient de Ryan O'reilly
    personnage dingue pour une série de dingue...

  • Message posté par hmiller le 19/11/2012 à 15:42
      

    Pe que ces hommes ont des copines/mères/femmes/soeur qui ont le cancer non ?

  • Message posté par El Xeneize le 19/11/2012 à 16:19
      

    Malheureusement en Amerique du Sud beaucoup éprouvent une fierté d'etre un barra brava !( pour majorité composé d'adolescents et jeunes adultes )
    Pour les chants Argentins ils sont copiés sur tout le continent et meme jusqu'en Europe , Allemagne et Espagne !
    Cependant c'est quasiment presque toute la société au Venezuela qui est gangréné par la violence , dont particulièrement Caracas , ville entouré de bidonville a la meme architecture de débrouillardise des favelas Brésiliennes .

  • Message posté par Dasauz le 19/11/2012 à 18:23
      

    Cher / Chère Somagic (parité oblige dans le cas présent)
    Sache que oui le cancer du sein peut aussi toucher l'homme bien qu'il soit bien sur bien moins fréquent...
    Dieu t'en préserve...

  • Message posté par VlarKe le 19/11/2012 à 19:14
      

    T'as raison l'ami bostero, beaucoup s'en inspirent. (bien qu'en Espagne on parle plus de barratapas que de barrabravas).

  • IlhaGrande a été mis sur la touche, tous ses commentaires sont masqués
  • Message posté par forzalazio le 19/11/2012 à 21:02
      

    en tous cas barcelone ecuador peut conté sur son stade de tarré

  • Message posté par *somagic* le 20/11/2012 à 11:43
      

    @ Dasauz
    C'est exactement ce que je dis... doù mon incompréhension sur l'utilisation du "sic" par le journaliste

  • Message posté par mackallaway le 21/11/2012 à 09:58
      

    Mouais...le plus étonnant est qu'il n'y ait toujours pas de mort là-bas (vu l'état du Vénézuela et de sa violence). Pour ce qui est de l'urine, les marseillais le font bien lors de la venue des parisiens, en remplissant leurs gobelets d'urine. Pour la lutte contre le cancer, c'est très abusé comme réaction, surtout que ces mecs là ont du avoir dans leur connaissance, une personne touchée par ce cancer.

    Maintenant, des idiots, il y en a partout et lorsque je vois qu'une minute de silence n'est pas respectée par une bande d'abrutis dans n'importe quel stade français...Petit exemple à suivre : je suis aller voir West Ham-City début Novembre.
    Minute de silence : un mec gueule, des chut chut se font entendre jusqu'à un "shut up motherfu*", puis silence jusqu'au bout...on peut effectivement s'inspirer du modèle anglais dans certains cas.

  • Message posté par Telex le 29/11/2012 à 00:15
      

    Bof en Angleterre certaines minutes de silence sont pas plus respectée qu'ailleurs, en demi de FA cup l'an passé, je crois (Tottenham-Chelsea il me semble), les fans de Chelsea avaient sifflé tout le long.

    Bref pas de généralité, mais les anglais niveau respect ou fair-play n'ont absolument aucun conseil à donner. Si y'en a qui ont été les précurseurs des violences dans les stades, c'est bien eux.

  • Message posté par Doudou0925 le 28/06/2013 à 15:54
      

    Complétement démago cet article. C'est grave d'écrire un ramassis de conneries comme cela, d'autant plus que ce n'est pas le genre de la maison. Déjà dénigrer de la sorte tous les membres de l'Avalancha Sur c'est honteux, pour connaitre certains de ces gars là ils sont surement bien plus passionnés de football que vous. De deux le match n'avait pas pu démarrer certes à cause de la ressemblance du maillot avec celui du FC Caracas ennemi de toujours (La rivalité et loin de ressembler a ce qu'on connait dans notre pays, qui au passage ne possède aucune culture foot, soit le "clasico" PSG-OM) , mais aussi à cause des mauvais résultats et de la gestion catastrophique du club depuis la Libertadores de l'année dernière.De plus quand vous prétendez a des incidents à ColoColo à cause de la muavaise réputation du club Vénézuéliens là c'est le summum... Les deux Barrasbravas (ColoColo et Tachira) sont amis! Alors si vous n'y connaissez rien au foot Vénézuéliens abstenez vous, par pitié...

  • Message posté par Doudou0925 le 28/06/2013 à 15:57
      

    De plus, on aperçoit le logo de ColoColo sur la photo que vous avez mis... -_-'


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