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Les U19 sur les traces de 2010 ?

L'équipe de France U19 est parfaitement lancée dans son Euro et s'est qualifiée pour les demi-finales. Les coéquipiers de Kingsley Coman abordaient cette campagne avec des ambitions légitimes, et peuvent même rêver d'ajouter la France au palmarès pour la troisième fois en dix ans. Ils succéderaient ainsi aux U19 victorieux en 2010, qui étaient venus apporter un peu de lumière dans un été pourri pour le football français. Retour sur les épopées de la génération 91.

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« Cette équipe des moins de 19 ans fait souffler un vent de fraîcheur sur le football français. » Lorsque Frédéric Thiriez prononce cette phrase aux journalistes de l'AFP après la victoire des mini-Bleus lors de l'Euro 2010, c'est surtout lui qui souffle. Enfin une équipe de France qui ne lui fait pas passer de nuits blanches en cet été 2010, marqué par le psycho-drame du Mondial sud-africain des aînés. Cinq ans après la victoire des U19 cru Lloris, Cabaye, Gourcuff et consorts, champions d'Europe 2005, les jeunots emmenés par coach Francis Smerecki se hissent à leur tour sur le toit du Vieux Continent.

Génération Kakuta


En 2015, cinq années après les faits, certains noms sautent immédiatement aux yeux lorsque l'on observe la liste des joueurs qui composaient l'équipe : Antoine Griezmann, Alexandre Lacazette, Clément Grenier. Et pourtant, les U19 millésime 2010 sont guidés par des joueurs que l'on peut aujourd'hui qualifier de seconds couteaux. Le meneur de jeu de la troupe est Gaël Kakuta, qui possède un CV déjà impressionnant. Évoluant alors à Chelsea, il peut se targuer d'être le plus jeune joueur de l'histoire des Blues à avoir été titularisé lors d'un match de Champions League. Un grand frère, un leader, un vrai, qui squatte les équipes de France depuis les U17. Le capitanat est assuré par Gueïda Fofana. Lacazette n'est alors qu'un joker de luxe, qui ne démarre même pas les matchs. Ainsi, lors de la finale, le Lyonnais entrera en jeu pour remplacer Gilles Sunu, autre nom rutilant de l'équipe. Car s'il est aujourd'hui un attaquant à la carrière en délicatesse, Sunu est en 2010 l'une des pépites d'Arsenal, un joueur dont le potentiel fait envie à d'autres grands clubs européens.

Une finale à la Schwarzy


L'équipe de France n'a même pas à disputer les tours de qualification, puisque la compétition se déroule at home, en Basse-Normandie. Les sept autres équipes qualifiées débarquent donc sur les plages normandes mi-juillet, pour observer les minots français réaliser un parcours sans faute. Aucune défaite, un seul match nul en phase de poules face aux ennemis historiques anglais, et un gros carton (5-0) envoyé à des Autrichiens qui rentreront chez eux très rapidement. « On faisait partie des favoris, et il y avait une ambiance bon enfant dans le groupe. Quand on rentrait sur le terrain, on se posait pas de questions » commente Gaëtan Bussmann, défenseur de cette équipe. Le match le plus compliqué de l'aventure fut logiquement la finale, disputée face aux Espagnols le 30 juillet. Un match remporté en costauds, quoi de plus normal le jour de l'anniversaire d'Arnold Schwarzenegger. Bussmann se souvient : « L'Espagne, c'était l'autre grosse équipe. Ils nous avaient déjà battus en U17 et en U18. » Dans un stade d'Ornano de Caen presque plein pour l'occasion, les Bleus s'autorisent la petite frayeur de rentrer aux vestiaires dominés et menés à la mi-temps, après un but de Rodrigo. Les 45 dernières minutes du match seront celles de la suprématie des joueurs frappés du coq. Un premier but de Sunu dès la 49e, puis un autre de son remplaçant Lacazette en fin de match après que Kakuta a martyrisé à lui tout seul la charnière centrale espagnole dont fait partie Marc Bartra.

Fortunes diverses


De cette génération que reste-t-il ? Les U19 de 2010 n'échappent pas à cette triste règle qui veut que des équipes qui remportent des titres chez les jeunes, la plupart des joueurs terminent avec une carrière plus ou moins bancale. Sur les 11 joueurs qui ont démarré cette fameuse finale face à l'Espagne, peu ont brillé. Abdoulaye Diallo, le gardien, se démène en prêt au Havre. Les défenseurs Faure et Nego sont allés s'enterrer respectivement en D2 écossaise et en Hongrie. Devant, Sunu espère rebondir au SCO la saison prochaine. Bakambu ne fait rêver que peu de monde à Bursaspor, en Turquie. Quant à Kakuta, après avoir enchaîné les prêts, il croise les doigts pour que son arrivée à Séville sonne comme la vraie confirmation. Seuls Kolodziejczak, Fofana, Coquelin et surtout Griezmann semblent avoir trouvé un minimum de réussite et de stabilité. Après 2005 et 2010, la logique, les mathématiques, les amoureux des symboles et fans du Da Vinci Code voudraient que l'équipe de France aille jusqu'au bout en 2015, comme l'ont fait leurs pas si lointains ancêtres. Le sélectionneur, Patrick Gonfalone, se veut pourtant prudent sur le site de la FFF : « Le but est d'atteindre le dernier carré. » Soit, la mission est désormais accomplie. 2015 semble réussir aux jeunes Français qui jouent au ballon, comme l'ont montré les U17 du fiston Zidane, champions d'Europe en mai. Alors, roulez jeunesse.

Par Alexandre Doskov
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