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Les trois héros de la qualification du Panama

Grâce à un but en fin de match, le Panama s'est imposé face au Costa Rica (2-1) et valide ainsi son ticket pour la Coupe du monde 2018. Une performance historique qui a été récompensée d'un jour férié par le président du Panama, Juan Carlos Varela. Focus sur les trois hommes qui ont permis cette qualification possible : Román Torres, José González et Walter López Castellanos.

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  • Román Torres

  • Avant d’être un défenseur central, Román Torres est avant tout un athlète exceptionnel. La preuve : alors qu’il ne reste que dix minutes à jouer et que le Panama est dans l’obligation de l’emporter pour espérer se qualifier au Mondial, le sosie officiel de Loïs Diony donne dans le dépassement de fonction et reste aux avant-postes pour mettre son mètre 88 au service de ses coéquipiers. Son physique de déménageur lui permet de prendre le dessus sur Kenner Gutiérrez, avant d’envoyer une praline sous la barre du portier costaricain, Patrick Pemberton. Román Torres peut alors exulter, retirer son maillot et courir en direction de ses supporters, le Panama jouera la Coupe du monde 2018, pour la première fois de son histoire.


    Ce but, Román Torres l’avait déjà vécu une fois. C’était le 6 juin 2017 face au Honduras. Mené au score, le Panama passe alors en mode ultra-offensif, et Román Torres en profite pour égaliser dans les arrêts de jeu et ainsi offrir le point du match nul à la Marea Roja. Un point qui s’avérera crucial dans la course à la qualification. Oui, le véritable héros du Panama, c'est lui. Un homme qui pèse 102 sélections, a le physique de Mathieu Bastareaud, est revenu d’une rupture des ligaments croisés qui l’a éloigné des terrains pendant un an entre septembre 2015 et juin 2016 et s’est fait tatouer sur son mollet une photo de lui soulevant la MLS CUP. Un homme de confiance, donc.


  • José González

  • Comme quoi, il est possible de devenir un héros national en ne disputant que 41 maigres minutes durant ces qualifications. José González n’a pas inscrit de buts à la dernière minute (zéro but en sept sélections), n'a pas non plus servi le caviar (zéro passe décisive en sept sélections), mais est pourtant le grand bonhomme de cette rencontre face au Costa Rica. Remplaçant comme à son habitude, José González a vite compris qu’il ne pourrait pas aider ses coéquipiers sur le terrain. Tant pis, quelques secondes après le but salvateur de Roman Torres, le milieu de terrain du CD Árabe Unido tape un sprint sur trente mètres pour dégager le ballon en tribunes et ainsi empêcher le Costa Rica de jouer rapidement. Ses coéquipiers respirent, se replacent. L’arbitre a beau condamner ce geste d’un carton jaune, José González s’en fout royalement, il ira tenir la chandelle en Russie en juin prochain.




  • Walter López Castellanos

  • Oui, l’histoire du Panama dans ces éliminatoires est belle. Mais elle a aussi été rendue possible par une grossière erreur d’arbitrage mercredi soir. Le tableau d’affichage indique la 52e minute et le Panama est toujours mené un à zéro par le Costa Rica avant ce corner frappé par Anibal Godoy. Au premier poteau, Román Torres est trop court, le portier costaricain, Patrick Pemberton, aussi. Le ballon rebondit alors dans les pieds de Gabriel Torres avant de s’écraser sur le poteau. S’ensuit un énorme cafouillage, une main de l’attaquant panaméen Blas Pérez – victime d’une balayette dans la surface – et un dégagement in extremis du défenseur costaricain Ronald Matarrita. Corner ? Pas pour l’arbitre guatémaltèque de la rencontre, Walter López Castellanos, qui, faute de goal-line technology, accorde le but au Costa Rica alors que le ballon n’a jamais, même partiellement, traversé la ligne. Pendant que les Costaricains, et plus tard les Américains, crient, à juste titre, au scandale, le Panama voit ce coup de pouce arbitral comme une revanche sur la Gold Cup 2015. Sur cette demi-finale où il menait face au Mexique précisément, avant que l’arbitre américain de la rencontre, Mark Geiger, n'accorde deux penaltys litigieux aux Mexicains, dont un sur une main totalement involontaire de... Román Torres.



    Par Steven Oliveira
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