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Les trois frères

Le trio Nenê-Javier Pastore-Jérémy Menez pèse 37 buts et 25 passes décisives. Oui, Carlo Ancelotti a trouvé sa formule magique en alignant ses trois tripoteurs de gonfle au sommet de son arbre de Noël. Suffisant pour aller y accrocher l'étoile ? Peut-être.

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Finalement, le meilleur schéma offensif du Paris-SG consiste à jouer sans attaquant de métier. C'est paradoxal, mais c'est comme ça. Quand Carlo Ancelotti aligne son trio Pastore-Nenê-Menez, le club de la capitale est injouable (5 matches, 5 victoires, 17 buts inscrits). Contre Valenciennes, dimanche dernier, les trois étoiles ont joué ensemble. Aussi bien offensivement que défensivement. Et ce, pour la première fois. Et quand ces trois mecs-là se dépouillent pour le collectif, ça fait mal. Chacun a son profil. Chacun a son style.

Javier Pastore, un génie endormi (12 buts, 5 passes décisives)

Difficile de dire si l'Argentin est un type sur-vendu ou un génie. On va passer sur le prix de son transfert car c'est un faux débat. Le vrai concerne son réel niveau. Une chose est sûre, l'ancien de Palerme a quelque chose de différent. Appelez ça comme vous voulez, mais il a un truc. Décrié, moqué, raillé, le numéro 27 semble vivre assez facilement avec les critiques. Pour expliquer sa saison en dents de scie, pour le protéger aussi, d'aucuns évoquent la jurisprudence Raï. Celle d'une star transparente lors de sa première saison avant d'exploser. A la différence du Brésilien (6 buts lors de son premier exercice), l'Argentin va rendre une copie plus qu'honorable (12 buts, 5 passes décisives déjà). Qu'en sera-t-il lorsqu'il réalisera une grosse saison ? Sur une touche de balle, il peut déstabiliser un bloc entier. Ils sont peu en Ligue 1 à pouvoir se vanter d'en faire autant.

Il ne faut pas oublier qu'El Flaco n'a vu le jour qu'en 1989. Sa marge de progression est donc importante. Parfois aligné en pointe au sein du trio, Javier est le seul à pouvoir occuper un poste plus reculé. Pour ce faire, il devra étoffer son jeu sans ballon. Notamment dans le harcèlement. "Je manque parfois d’agressivité, affirmait-il dans les colonnes de L'Équipe. Je n’ai pas découvert le football avec l’idée que les joueurs doivent se rentrer dedans violemment. Je sais que je dois devenir plus combatif, que je dois me conditionner pour répéter les duels avec l’adversaire." Quoi qu'il en soit, il sera intéressant de voir comment le numéro 27 s'accommodera à la Ligue des Champions et à la concurrence. Que ce soit celle de Kakà ou celle d'un autre.



Nenê, la gauche caviar (18 buts, 9 passes décisives)

Un corps à jouer les doublures lumière dans Chicken Run, cette saloperie d'écarte-narines, ce menton fuyant. Tout est énervant chez le Brésilien. Il se dégage de son jeu une réaction épidermique. Pourtant, l'ancien Asémiste est sur une année exceptionnelle. Certains ont beau vouloir lui casser la gueule à coups de clé à molette quand il s'effondre, Nenê marche sur l'eau. Meilleur buteur du club, deuxième meilleur passeur, le gaucher est même devenu constant. Fini le trou d'air de six mois dès que la température descend en-dessous des 15 degrés. Alors qu'il semblait le plus menacé après l'arrivée des stars cet été, cette concurrence l'a dopé. Sur son flan gauche, le Brésilien enchaîne les performances et les actions décisives.

Bon, on ne devient pas parfait du jour au lendemain, par contre. De temps en temps, il en fait trop. Il a tendance à abuser des dribbles ou des grigris inutiles. Pis, il galvaude certaines occasions de buts en oubliant ses potes. Notamment Kevin Gameiro à Auxerre. Il le sait. Mais quand il simplifie son jeu comme à Valenciennes, il est magnifique. Dimanche soir, il ne s'est d'ailleurs pas fait prier pour le dire en conférence de presse. "Je n’ai pas fait une passe, on dit que je n’en fais jamais. Ce soir, je fais deux passes décisives donc je suis très content. C’est d’abord mon premier rôle." Et en ce qui concerne l'organisation offensive sans pointe, il semble apprécier. "On n’a pas une vraie pointe. C’est plus difficile pour les adversaires car on n’a pas une position fixe. Ils ne savent pas où l’on se déplace. On prend du plaisir et on montre qu’on peut jouer sans attaquant." Avec le temps, on se dit que le mec est quand même passé à côté d'une sacrée carrière.



Jérémy Ménez, X-Factor (7 buts, 11 passes décisives)

Entre ses cheveux, sa dégaine, sa nonchalance, sa capacité à ne pas défendre et son ego présumé, les excuses pour faire de Jérémy Ménez une tête de truc ne manquent pas. Pourtant, l'homme au délit capillaire permanent est en train de prendre une épaisseur internationale depuis quelques semaines. Souvent présenté comme un enfant gâté incapable de se gérer, Menez n'avait jamais franchi le pas. On attendait son explosion. Membre de cette fameuse génération 1987 dorée (Champion d'Europe U17 avec Nasri, Benzema, Ben Arfa), le natif de Longjumeau semblait considérablement en retard sur ses collègues. Si son passage à la Roma n'a pas été un franc succès sportif, il a eu le mérite de confronter le mec aux rigueurs du haut niveau. Dans son club de cœur parisien, Jérémy Ménez a pris son temps. Balle au pied, il est stratosphérique. Parfois irritant quand il porte trop la gonfle, il est capable de foutre le bordel dans une défense à tout moment. C'est sa force. Ils sont peu à être capables de redoubler les prises de risque balle au pied. Jérémy, lui, insiste. Il insiste. Il insiste...

Utilisé comme avant-centre par Ancelotti, Ménez en a profité pour claquer quelques caramels. Depuis janvier, il est constant. Régulier. Performant. C'est une nouveauté. Bizarrement, dès qu'il quitte le onze francilien (blessures ou suspensions), le PSG mord la poussière. CQFD. Quasiment assuré d'une place à l'Euro, le numéro 7 francilien pourrait même y squatter une place de titulaire. Le mec a franchi un cap. C'est définitif. A 25 piges, il était temps. A ce propos, son agent ne cache pas sa joie. "Ce qui me frappe, c’est la façon dont ses entraîneurs parlent de lui, comme Ranieri ou Ancelotti. Cela ne trompe pas. Aujourd’hui, il arrive à maturité. Là où il a le plus progressé cette saison, c’est dans la régularité et la finition. Il peut faire partie des grands attaquants européens." Ah oui, il s'agit d'un certain Jean-Pierre Bernès.



Par Mathieu Faure
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