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  3. // PSG-Bordeaux (2-0)

Les tribunes du Parc crient de nouveau

Une grosse centaine d'ultras étaient présents en tribune Auteuil pendant PSG-Bordeaux. L'occasion pour le Parc de regoûter à un début d'ambiance digne de ce nom grâce à ces deux kops qui se sont rendu la balle pendant tout le match. Reste à conquérir les tribunes latérales...

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« Tout à l'heure, la sécurité bloquait une centaine d'ultras à l'entrée du périmètre du stade, mais visiblement ils sont entrés. » Ce spectateur du Parc à l'œil. Dans la partie supérieure de la tribune Auteuil, un groupe est agglutiné, en train de chanter, écharpes au poing. Annoncé via un système de ventes individuelles de billets, le retour des supporters les plus engagés du PSG prend forme. Et cela se ressent forcément. Dès l'échauffement, les ultras veulent reprendre possession et le font savoir. « Le Parc avec nous » , scande le groupe, qui reçoit quelques applaudissements en retour. Pas encore la folie d'un stade écossais un jour de Old Firm, mais un bon début qui contraste avec le son nonchalant de Gorillaz, le titre Clint Eastwood, qui a été choisi par le DJ du stade. Les décibels montent logiquement à l'annonce de la composition parisienne, avec une mention spéciale pour la coqueluche Edinson Cavani. Quand le bout de tribune dédiée aux supporters bordelais tente courageusement de se faire entendre, les deux kops parisiens couvrent avec des chants, écharpes déployées.


C'est plus calme dans les tribunes latérales, notamment la tribune Paris où s'agitent quelques drapeaux, mais dont ne descend quasiment aucun bruit. Le match lancé, Auteuil ne baisse pas le rythme, Boulogne suit le mouvement. Mais c'est bien l'ensemble du stade qui explose quand Edinson Cavani marque d'une tête piquée dès la troisième minute. Forcément, le nom de l'Uruguayen est scandé, jusqu'à ce que des sifflets viennent accueillir le craquage d'un fumigène dans le petit kop girondin. Au moins, il y a de la vie dans le stade. Un stade qui reste pour grande partie simple spectateur, mais l'autre partie venue pour pousser son équipe est bien là. Le début de match raté de Bordeaux aide, mais il n'est pas seul pour expliquer la sérénité qui se dégage de cette équipe parisienne. Même les gestes défensifs de Verratti ou Marquinhos trouvent des applaudissements. Et quand Cavani tombe dans la surface au contact d'un défenseur adverse, Auteuil et Boulogne tentent, en vain, d'influencer Antony Gautier pour gratter un penalty.

« Le Parc avec nous »


Régulièrement, Auteuil réclame le soutien de tout le stade : « Le Parc avec nous. » Applaudissements polis mais brefs en réponse. On sent clairement où se trouve la marge de progression et on peut imaginer de belles ambiances le jour où les tribunes Paris et Borelli se mettront au diapason. Mais pour le moment, c'est bien le contingent bordelais qui tente courageusement de rendre la pareille à Auteuil et Boulogne, avec à chaque fois les mêmes sifflets pour étouffer l'effort. Solidaires, les deux kops parisiens chantent « ô ville lumière » à la vingtième minute, cela ne suit toujours pas dans les latérales, malgré les demandes d'Auteuil pour réveiller tout le Parc. « Paris est magique » complète la playlist peu avant la demi-heure de jeu. Gros contraste entre des supporters engagés et des spectateurs presque neutres, sauf quand Cavani double la mise d'une Madjer quelques instants plus tard. Sur le son « Uptown Funk » de Mark Ronson, le stade scande le nom de Cavani et des milliers de petits drapeaux PSG pointent leur nez côté tribune Paris. L'intention est là... À l'annonce de la fin du premier acte, le stade applaudit, mais c'est bien, encore une fois, à Auteuil que l'on continue de chanter pendant que le reste du stade va profiter des commodités.


Au retour des vestiaires, les vingt-deux acteurs sont accueillis par les chants continus d'Auteuil et Boulogne, qui ont clairement décidé de marquer le coup. Cela s'enflamme même quand Areola sort de sa surface pour intervenir au pied (49e), ou quand Lucas est proche de tripler la mise (50e). Le reste du match est dans la même veine : des applaudissements généreux quand Verratti intercepte le dribble de Ménez (60e), des clameurs quand Cavani manque son duel avec Carrasso à cause d'un tir trop prévisible (66e), une ovation quand Verratti cède sa place à Rabiot (73e) ou que Lucas cède la sienne à Ben Arfa (78e), et une équipe du PSG qui déroule tranquillement dans un stade clairement acquis à sa cause. Grâce à ses kops retrouvés, entre autres. Ces derniers jours, il n'y a eu personne pour s'opposer, de près ou de loin, au retour progressif des ultras dans le stade. Pour « rêver plus grand  » , on peut penser que ces derniers ne seront pas de trop, tout comme l'ambiance qu'ils pourront imprimer à certaines soirées européennes où le Parc n'était jusque-là pas assez hostile à l'adversaire. Le tableau est encore loin d'être parfait, la prochaine étape sera de décanter tout le stade. Mais cela annonce peut-être du très bon : un regain de passion, une touche moins feutrée mais plus spontanée, qui permettra au PSG de redevenir l'équipe d'un territoire et d'une communauté avant d'être une marque ou un instrument de soft power.

Par Nicolas Jucha, au Parc des Princes
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