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  2. // Bilan

Les tendances de la L2

Puni d'exposition médiatique, la Ligue 2 n'en reste pas moins un championnat rempli de suspense. Son niveau paraît en nette progression même si le déchet technique est légion. Petit bilan au tiers de la saison.

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Les sensations : Tours (1e) / Sedan (2e)


Facile nous diriez-vous, ce sont les deux équipes en tête du championnat. Mais le Tours de cette année a pris de la hauteur. Armés de l'actuel meilleur buteur de Ligue 2 (Abraham Guie Guie, 9 pions), les Tourangeaux possèdent un groupe qui mélange fraîcheur et expérience. Des anciens de Ligue 1 (Cardy, Sartre) encadrent de jeunes footeux talentueux (Diego, Thuram-Ulien). Le tout pourrait d'ailleurs bien accoucher d'une accession à l'Élite, une première depuis 1984. Sedan semble bien placé pour accompagner le club du Centre. Actuellement deuxièmes, les Sangliers sentent bon l'offensive. Fauvergue, Karaboué et Allard régalent les Ardennes, qui ne demandent qu'à retrouver la Ligue 1. La dernière fois qu'ils l'ont connue, ils évoluaient avec Aliou Cissé.

Les favoris : Le Mans (3e) / Le Havre (6e)


Deux anciens pensionnaires de première division qui s'en sortent pas trop mal à l'étage inférieur. Les Manceaux ont connu des débuts pénibles, le temps que Thorstein Helstad s'acclimate à la Ligue 2. Tout le monde vous le dira dans la Sarthe : la MMA Arnena n'a pas été construite pour jouer en deuxième div'. Va falloir encore cravacher et ne pas prendre exemple sur Le Havre. Les mecs de Jean-Pierre Louvel ne sont pas parvenus à remonter directement à l'étage supérieur après leur descente en 2009. Ils ont donc changé de cap : exit Christophe Revault et autre Nicolas Gillet. Place à la jeunesse et au Jovial. Pour l'instant, les Havrais sont sixièmes.

Les surprises du chef : Evian TG (4e) / Troyes (5e) / Châteauroux (8e)


Trois clubs qui font moyennement bander. Mais les faits sont là : ces équipes scrutent le haut de tableau. Evian et Troyes sont tout juste promus en Ligue 2. Ces bizuths emballent déjà les observateurs par leur jeu et leur animation offensive. On cause quand même de clubs drivés par Furlan et Casoni. En parlant de coach, les bouclettes de Didier Tholot à Châteauroux ont l'air de plaire. Avec un effectif limité, la Berrichonne s'accroche dans la première partie de tableau même si on a senti un petit coup de mou lors des dernières rencontres. C'est tout le problème des effectifs limités.

Le spécialiste du nul : Boulogne (7e)


13 matches, 10 nuls et 0 défaite. Faîtes le calcul, Boulogne a engrangé 19 points et stagne au 7e rang. Alors certes les Boulonnais possèdent la meilleure défense du championnat (6 buts contre), avec enfin un gardien potable. Mais les Nordistes n'arrivent pas à gagner des rencontres à leur portée. On prend les paris, Boulogne finira dixième avec 20 matches nuls et seulement 15 buts encaissés. Laurent Guyot vise un premier record pour sa deuxième saison en tant qu'entraîneur principal de l'USBCO.

Les déceptions : Angers (11e) / Nantes (9e) / Clermont (14e)


Angers pour son recrutement made in Ligue 2 (Gillet, Florentin, Keseru) qui n'a pas l'air de fonctionner. Le FC Nantes pour sa médiocrité, qu'il n'arrive toujours pas à surpasser. Et Clermont pour ses belles promesses de l'an dernier non respectées.

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Les mous du genou : Dijon (12e) / Laval (13e) / Ajaccio (10e)


Ah le fameux ventre mou du championnat. Dijon le connait par cœur. Les hommes de Patrice Carteron ont terminé à la neuvième place l'an dernier. Les Dijonnais n'arrivent toujours pas à se faire violence pour jouer les premiers rôles, la faute à une défense perméable (16 buts encaissés). Les Lavallois ont vu, eux, partir leur joyau Romain Hamouma et l'effectif est toujours trop limité. Les Mayennais jouent le maintien, se contentant de glaner quelques points au stade Francis Le Basser. Ajaccio pâtit d'un début de saison scandale (17e au soir de la 6e journée). Les Corses possèdent quelques bons roublards (Socrier, Debes, Poulard), qui reprennent néanmoins des couleurs depuis quelque temps. A confirmer dès cet hiver.

Les dépressifs : Istres (19e) / Reims (18e) / Nîmes (16e)


Le National approche à grands pas pour ces trois clubs. A Reims, ça risque de vite arriver. C'est pas le tout de posséder Frédéric Fauré, il faut aussi avoir une bonne assise défensive. Istres s'est sauvé miraculeusement l'année passée mais José Pasqualetti ne peut pas faire de miracles avec tous les clubs. Les Istréens ne se sont emballés qu'une seule fois, face à Tours pour leur seule victoire de la saison. Quant aux Nîmois, ils déçoivent par leur jeu et leur attitude. Les Crocodiles n'ont plus les crocs et glissent dangereusement vers la zone de relégation.

Les gueules de bois : Grenoble (20e) / Metz (17e) / Vannes (15e)


Grenoble poursuit sa chute vertigineuse. Derniers de Ligue 1 l'an dernier, les Isérois ferment provisoirement la marche en Ligue 2. Mehmed Baždarević s'en est allé, Yvon Pouliquen est arrivé. Pour le même piètre résultat. Pas de ligne directrice, pas de fonds de jeu et toujours pas de dirigeants japonais présents. Metz a vu partir tous ses joueurs cadres (Rocchi, Cardy, Cissé), Dominique Bijotat a récupéré un groupe meurtri par deux accessions ratées. Les Lorrains peinent en attaque (13 buts marqués) tout en enchaînant les buts casquettes. Carlo Molinari ne veut pas voir le National de son vivant. A bon entendeur... Terminons par Vannes, le meilleur pour la fin. Les Vannetais traversent la Ligue 2 sans que personne s'en aperçoive. Il est loin le temps où les Bretons visitaient le Stade de France en finale de Coupe de la Ligue. Aujourd'hui quinzième, Vannes a vu partir son meilleur joueur (Frédéric Sammaritano) à Auxerre. Le VOC ne s'en est toujours pas remis.

Romain Poujaud

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