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Les techniciens de surface

Avec trois entraîneurs (et trois clubs) en demies de C3 et l'incontournable Mourinho, le Portugal brille par ses têtes pensantes. Et si les guesh étaient les meilleurs techniciens ?

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La présence de Benfica, Braga et du FC Porto en demi-finale de Ligue Europa a laissé le Vieux Continent presque incontinent. Non, le foot portugais ne fait plus pisser de rire. C'est lui qui se marre. Malgré les soucis qui rongent son championnat (impayés, violence, manque de financement, ndlr), le foot guesh brille - en surface - par ses techniciens.

Il y a bien sûr José Mourinho. L'entraîneur portugais du Real Madrid. La plus grosse fiche de paye de la profession. Un palmarès aussi imposant que son égo. Mais José est éliminé du dernier carré de la Ligue des champions. Les regards sont maintenant tournés vers son ancien disciple : André Villas-Boas. À 33 ans, le coach du FC Porto pulvérise les records. La comparaison avec le Mou est facile. «  Je ne parle pas avec José Mourinho, lâche-t-il presque agacé. Ça n'a rien à voir avec la séparation puisque qu'après que je sois parti à l'Académica nous nous parlions souvent » . Chacun sa vie. Mais pas de concurrence : « Je ne peux pas être le rival de celui qui est, selon moi, le meilleur entraîneur de tous les temps » . Quasi finaliste de la Ligue Europa avec les Dragons - après le 5-1 claqué contre Villarreal à l'aller - « le Petit Prince » se balade en C3. La capote ouverte. Sur les sept derniers matches, son équipe compte une moyenne de 4,1 buts par rencontre.

L'autre demie, met face à face Jorge Jesus et Domingos Paciência. Benfica contre le Sporting de Braga. Deux générations s'affrontent. A 56 ans, JJ vit son moment de gloire. Certes, il est le champion en titre déchu, éliminé de la Coupe du Portugal à domicile par le rival de Porto, mais Jesus tend la joue. Et continue de propager ses belles paroles : « J'ai réussi à faire ce qu'aucun autre entraîneur n'a réussi à faire » . Avec plus de 263 jours sans se faire virer du SLB, il garde la Luz allumée et rejoint le record de longévité sur le banc lisboète de ses dernières années détenu par Sven-Goran Eriksson (en 1992). Jesus qui avant de descendre sur Lisbonne faisait le bonheur dans la cité des Archevêques.





Mais aujourd'hui, le héros de Braga se nomme Domingos. Paciência l'impatient est à 42 ans l'un des Misters les plus prisés au bled. En deux saisons, il a fait entrer les Guerriers du Minho dans la cour des grands. Pas étonnant que le Sporting et son nouveau président, Godinho Lopes, en fasse sa première priorité pour le prochain exercice. L'ex-buteur de Porto est comme Jesus un ancien joueur. Une réalité quasi systématique pour les entraîneurs en France mais loin d'être évidente au Portugal.

Les « professores »

On les appelle « Professor. » Et ils sont nombreux au Portugal. Pas mal des entraîneurs de l'élite sont des diplômés. En EPS. L'ex-seleccionador, Carlos Queiróz, façonneur de la génération dorée championne du monde junior en 1989 et 1991, en fait partie. Le doyen Jesualdo Ferreira aussi. En Liga, la moitié des entraîneurs n'a pas fait carrière en tant que footeux. Et certains noms font déjà baver. Les jeunes Leonardo Jardim (ex-Beira-Mar, pressenti à Braga), Rui Vitória (Paços de Ferreira), Pedro Caixinha (União de Leiria), Daúto Faquirá (Olhanense), Carlos Azenha (Portimonense), le très verbal Manuel Machado (Vitória de Guimarães)et le (re)connu José Couceiro (Sporting) ont la côte. Face à eux, les (re)convertis Domingos, Jesus, Pedro Martins (Maritimo), Carlos Brito (Rio Ave), Bruno Ribeiro (Vitória de Setúbal), Ulisses Morais (Académica), Ivo Vieira (Nacional), Carlos Mozer (Naval) et Rui Bento (Beira-Mar). Sans oublier le nouveau patron de la Selecção, Paulo Bento.

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Au-delà de leur brevet tamponné UEFA, ces anciens cramponnés ont pris goût au banc grâce à leurs ex-Prof. Inspirés aussi par l'homme du compromis : Artur Jorge. Buteur légendaire – il était surnommé le « coup-de-pied moulin » pour ses retournés acrobatiques – le Roi Artur est un mythe en tant que coach. Et il était une tête. Un mec engagé contre le régime salazariste qui est parti perfectionner ses méthodes d'entraînements à Leipzig, en ex-RDA. Il y empoche même une Licence en philologie avant de parfaire son CV de trophées...

Des entraîneurs modernes

Mais le temps de la moustache est révolu. La haute-technologie a fait son entrée. Le iPad est devenu l'outil incontournable chez les entraîneurs guesh. Et c'est encore Mourinho qui a servi d'exemple. José a mis un point une application multimédia. Le « Moupad » est même en vente au prix de 39€90. Dans le bucolique stade de la Mata Real à Paços de Ferreira, Rui Vitória l'a déjà adopté. Il faut dire qu'en Superiga, les coaches sont de la nouvelle génération. Avec une moyenne d'âge de 43,8 ans ils figurent pimpants devant les Français (49, 4 ans) et presque gamins face aux Managers anglais (52, 8 ans). Le foot portugais aime les méthodes nouvelles. Le FC Porto a mis en place une base de données poussée sur les joueurs. Tous les matches diffusés à travers le monde sont enregistrés et stockés. Un moteur de recherche par mots clés permet à l'entraîneur de retrouver une cible en un clic.





Les méthodes d'entraînements n'échappent pas non plus aux tendances. En 2006, avec l'arrivée de Co Adriaanse, les Dragons ont adopté la « Méthode Coerver. » Elle repose sur la création de mécanismes et d'automatismes à travers la répétition d'exercice basés sur six paliers : contrôle du ballon, réception et passe, 1 contre 1, finition et, au sommet, l'attaque collective. Un travail de fond qui s'opère chez les jeunes. Cette création inspirée du jeu de Pelé et de Garrincha et qui porte le nom de son créateur, le néerlandais Wiel Coerver, est adoptée à Manchester United, au Barça mais aussi en J-League et en Chine.

L'apport des étrangers

Si Co Adriaanse ne fera pas de vieux os à Porto, ses méthodes – et certains de ses adjoints – resteront. Le coach hollandais s'inscrit dans la tradition des entraîneurs étrangers de la Liga portugaise. Sur les 75 techniciens champions, plus de 50 n'étaient pas des « nationaux » . Les onze premiers titres (années 30) reviennent à des Hongrois. Il y a eu les Anglais, Galloway, Jimmy Hagan ou Robson, les Brésiliens comme Carlos Alberto Silva ou Otto Glória, les Italiens Materazzi (le papa) et Trapattoni, les Roumains Schwartz et Bölöni ou encore le Yougoslave Ivic ou le Suédois Eriksson... Le Portugal s'est nourri des différentes cultures et techniques venues d'ailleurs. Et les actuels entraîneurs ont été éduqués par ces aliens.

Cette saison, les locaux ont pris le pouvoir mais bien inspirés par les étrangers. Le foot portugais paraît bien loin du sectarisme français. En 2005, lorsque Ricardo – qui en 1997 devenait pourtant le deuxième plus jeune entraîneur de l'histoire à atteindre une finale de coupe d'Europe avec le PSG en C2– s'installe à Bordeaux, l'UNECATEF s'élève et exige des diplômes estampillés bleu blanc rouge. Sur bloGolo, le Portugais Paulo Duarte se souvient de son passage au Mans : «  J'ai été très bien accueilli. Le seul vrai problème que j'ai rencontré c'est pour mes diplômes. J'ai dû prouver l'authenticité de chaque document qui pourtant est reconnu par l'UEFA, je devais me justifier de tout, apporter les preuves que j'avais été entraîneur en D1 à l'étranger... Les démarches ont duré un mois ! C'était exagéré... » . Depuis une vingtaine d'années, la France se renferme sur ses acquis et ses seules qualités. Invité sur M6, à 100% Foot, Bernard Lacombe qui a fantasmé sur Mourinho et est loin du rêve avec Puel ne semble pas s'intéresser à Villas-Boas. Haussement d'épaules, la moue et un : « Non, non... » . L'OL n'en veut pas. La Roma, la Juventus et Liverpool (entre autres) y songent déjà. Après avoir foiré nombre de joueurs qui ont explosé au Portugal, la L1 boude les Misters guesh. A quand le vrai ménage ?

Nicolas Vilas

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Ha ha! très bon le titre. Et content d'avoir lu cet article qui fait passer le Portugal pour autre chose qu'un nid de jeunes talents, on va peu-être finir par se rendre compte que la culture foot' est très importante là-bas, bien plus qu'en France par exemple où les footix considèrent encore que le Portugal fait partie des pays de seconde zone (en football j'entends).
Je n'aime pas ces entraîneurs. Ils ne font que bétonner.
Vraiment scandaleux ces clubs français. Par frilosité refuser un Vilas-Boas ou autres
Et se retrouver par exemple avec un Tigana ou un Boloni dont on sait pertinemment qu'il va faire de la merde...
Ce qui est sûr c'est qu'ils sont assez novateur dans leur démarche et que ça fonctionne.

"Ils ne font que bétonner" : La France gagne la CDM par maîtrise et rigueur défensive...
J'irai même jusqu'à considérer que le Portugal est LE pays du foot en Europe, peut-être le pays où le foot est le plus important dans la société. De très bons clubs, une grande équipe nationale, tout ça pour 10 millions d'hab et une économie modeste, c'est tout simplement énorme. Il y a une telle culture foot là-bas, un vrai pays de connaisseurs.

Et que dire de son ancienne colonie, le Brésil !

Bref, si on est fan de foot, mieux vaut être né lusophone.
Wagneau : Des bétonneurs ?! Pourquoi pas des maçons aussi ;)
Tu ne peux pas dire ça. Ok, peut être que Domingos à Braga ne joue pas toujours hyper offensif mais il fait avec ce qu'il a.
Quant à Porto, 4,1 but / match depuis 7 rencontres.
Benfica ne joue qu'avec un milieu déf et ils ne font que jouer (ce qui parfis est un souci). Demande à l'OL... Ça fait 16 ou 17 matches de rang qu'ils prennent des buts (et qu'ils en marquent presque à chaque fois).
Pardonnez-moi chers camarades, j'avais juste tenté un mauvais jeu de mot, en écho au titre qui m'a bien fait marrer. Rien de sérieux dans mon post précédent.

Je n'ai rien contre le jeu pratiqué par ces entraîneurs, au contraire. C'est vrai que taxer Benfica et Porto de "bétonner", il faudrait oser.

Sinon je suis d'accord avec toi Dudley. Je rajouterai également les Pays Bas, 17 000 000 de personnes et des générations de génie du foot qui se succèdent quasiment sans discontinuer depuis bien longtemps. Impressionnant
Combien de joueur portugais sont titulaires à porto ? Deux voir trois pas plus.

porto /inter mm combat seulement une équipe sud américaine.

Ok mou arrive à faire gagner l'inter une équipe de loser, faire de lui, le plus grand entraineur de tout le temps, il lui reste du chemin encore à parcourir.
Qu'est ce que je peux pas saquer cette expression "Guesh", mon Dieu.

Anyway.

Je me méfies de ces tendances qui font de tel ou tel entraineur le nouveau "Mourinho".

Je me rappel de l'après Mourinho au Portugal. Tout le monde cherchait son Mou' et les clubs ne se penchaient que sur l'apparence "hum hum celui-là est jeune, une façon de communiquer pleine de confiance et d'arrogance, il a fait l'Université" etc etc

Il y a eu pas mal de victimes comme Joao Carlos Pereira, Vitor Pontes, Carlos Carvalhal, José Couceiro...

Alors quand je vois cette liste je m'en méfie grandement.

Puis il y a des noms qui ne doivent pas y figurer comme celui de José Couceiro, une vraie arnaque à mon sens tant ses équipes ne ressemblent à rien comme le Sporting actuellement.
Aller pour être franc j'ai pas toujours digéré son passage catastrophique par Porto. Il a voulu copié Mourinho dès sa conférence de presse de présentation, ça sentait la fraude.

On parle de Leonardo Jardim comme du next big thing..., mouais ses résultats et le comportement de son équipe (Beira Mar) ne m'ont pas impressionné. Il ira surement à Braga la saison prochaine, on verra bien.
Il y aussi Dauto Faquira qui mériterait une chance dans une équipe plus huppée.

Villas-Boas est très au dessus du lot. Il a complétement révolutionné l'équipe (qui pourtant a pratiquement les mêmes joueurs que la saison précédente). Et on peut voir là sa grande compétence. Allié à une structure mature et professionnelle comme celle de Porto ça donne les résultats de cette saison.

Jorge Jesus peut se vanter de réaliser quelques perfs à Benfica mais je doute de sa capacité tactique pour ça j'vais donné un exemple. L'année dernière contre Liverlol il a placé David Luiz arrière gauche, poom il s'est fait déchiré. Cette année il a remis ça contre Porto poom 5 dans la gueule et autoroute pour Hulk sur le côté de D.Luiz. Il n'apprend pas de ses erreurs.

Domingos a donné un gros caractère à Braga malgré ses yeux de Bambi. A Coimbra, son équipe jouait un football plaisant mais là à Braga c'est le mental. A suivre mais dommage qu'il aille s'écraser au Sporting.

Il est indéniable que l'apport des entraineurs étrangers en Liga a été essentiel, c'est un point de diff avec la France c'est vrai. Bobby Robson a énormément influencé Villas-Boas et Mourinho par exemple.

Que Bernard Lacombe ne soit pas intéresser par Villas-Boas ça ne me surprend pas. Pour lui l'entraineur n'est pas un élément essentiel comme il le dit dans le So Foot de Mars. Rien de surprenant donc de voir Puel encore sur le banc. Il préfère effectuer des investissements sur les joueurs pensant que ça va changer. Mais force est de constater que c'est un échec. C'est tout un ensemble qui fait le succès d'un club pas une seule partie (les joueurs pour lui).

En France je pense pas que la mentalité soit fermée quand on voit Lille, Lorient, ou Blanc quand il était à Bordeaux. Alors c'est vrai qu'il y a une idéologie dominante basé sur France 98 mais ça va changer car les résultats ne sont plus là.
@paolo-rossi : il y a peu de titulaires Portugais c'est vrai mais c'est des bons, les meilleurs qui sont aussi titulaires en sélection ou presque.

A Porto tu as Moutinho, Varela, Rolando, Ruben Micael. Tous convoqués en sélection mais pas tous titulaires. Ricardo Carvalho et CR7 sont devant.

A Benfica il y a l'excellent Fabio Coentrao et Carlos Martins, tous 2 titulaires en sélection.

A Braga il y a Silvio, Hugo Viana, Custodio, Ukra, Helder Barbosa.

Pas beaucoup mais les meilleurs, donc rien à voir avec l'Inter (mais qui est en parfait accord avec son histoire).
les portugais à porto titulaires sont rolando, moutinho, varela et ruben micael. ils ont vendu leur portugais l'année dernière (raul meireles, bruno alves)
Le football actuel n'est pas que lusophone. Il est hispanique.

Comment oublier que l'Espagne est championne d'Europe et du monde en titre? Que le Barça et le Real sont les deux clubs les plus prestigieux du monde? Que les demis d'Europa, cette saison, sont composés de trois clubs portugais et un espagnol? Que l'Argentine est une puissance footballistique comparable au Brésil? Sans parler d'Uruguay, Mexique, Chili et les autres?

Je sais que les 4 médiocres clasiscos ont saoûlé tout le monde mais bon.
Cher Nicolas Vilas,

il serait temps que tu arretes de nous faire du Djamel a deux balles, genre j'suis un mec marrant et decale et j'emploie le langage des djeunes! Alors de grace, tu en finis illico avec ton "imigrantês" de banlieue bien relou sans saveur et tu essayes de bien parler. On dit 'portugais' et pas 'guesh'. Cela dit, je t'ai entendu parler portugais a RMC, et cet accent, doux Jesus... quel plouc tu fais! Alors a defaut de bien parler, essaye au moins de bien ecrire.

Obrigado.
Faut actualiser votre logiciel les mecs, avec Pazzini, Motta & Ranocchia, l'Inter est le deuxième club italien qui a fourni le plus de titulaires à la Squadra Azzura, juste derrière la Juve hein...
Les portugais ou pour etre plus exact les guesh, sont effectivement de tres bons techniciens de surface.. On le sait en France depuis les annees 70....
@ Ronaldo:

Vu ton historique de commentaires, t'as pas a la ramener avec des discours comme ca.

Fouder
VA TE SCHFOUDEL KARAI

c'est mieux la ronaldo?
Cher Ronaldo,

Je suis heureux que mon travail te plaise autant. Visiblement, je suis tellement chiant et mauvais que tu me suis partout. Que tu tombes sur moi en permanence. Surement par hasard...
Le mot "guesh" est une entorse impardonnable à la langue française. Incurable. Tout comme celui qui dit "rebeu" devrait rendre de suite sa carte de presse.
Mon portugais est d'une médiocrité sans nom. D'ailleurs les gens qui m'emploient pour écrire et parler dans la langue de Camões doivent surement avoir des soucis d'audition. Et mes diplômes portugais ? Des faux.
Promis je prends rendez-vous chez l'ortofonista.
Quel dommage que tu ne saisisses pas la subtilité du second degré...
Je t'assure que des fois ça pourrait presque te faire marrer...
Autant demander à Grégory Basso de résoudre un algorithme.

Va tuner ta twingo @Ronald, c'est ce que tu sais faire de mieux blaireau.
Cher Vilas,

"la subtilité du second degré"... arrete de peter plus haut que ton c-u-l, tu seras gentil, et appelle un chat un chat, ainsi ton pseudo-humour autoproclame "second degre" apparaitra moins gras.

Bien a toi.

PS: t'as tellement d'humour que tu devrais commencer une carriere de comique troupier a la tele...
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