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Les surprises du chef

Stade Malherbe Caen – SCO Angers, une affiche qui fleure bon la Ligue 2. Pourtant, ce dimanche en début d’après-midi, elle oppose deux des meilleurs clubs du début de saison en L1. Où vont-il s’arrêter ? Éléments de réponse avec Alex Dupont et Albert Cartier, qui ont dû gérer cette situation - pas si confortable.

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« C’est un hold-up. » La dernière fois que Stéphane Moulin a affronté le Stade Malherbe Caen avec le SCO Angers en match officiel, ce petit bonhomme de coach l’avait mauvaise. C’était le 28 avril 2014, au soir de la 34e journée de Ligue 2, lors d’un match capital dans la course à la montée. Pour la formation angevine, la défaite à domicile (1-2), contre le cours du jeu, sonne alors comme un coup de bambou. À l’heure du sprint final, tandis que le SCO allait - une nouvelle fois - se prendre les pieds dans le tapis, avec ces trois points, les Normands confortaient, eux, leur place sur le podium, et validaient quelques semaines plus tard leur accession dans l’élite.

Une saison plus tard, les Angevins brisent enfin le mauvais sort en arrachant leur ticket pour la L1 dans le money time du championnat. Dernier à la trêve hivernale, le Stade Malherbe réalise, de son côté, une deuxième partie de saison en boulet de canon, ce qui lui permet d'obtenir brillamment son maintien. Voilà comment, pour la deuxième fois de leur histoire (après 1993-94), les deux clubs de l’Ouest se retrouvent cette saison dans l’élite. Mais qui aurait pu croire que les lascars (Caen, 3e et Angers, 4e, à l’aube de la 14e journée) allaient se tirer la bourre au sein du peloton de tête de Ligue 1, au tiers de l’exercice 2015-16 ?

« Physiquement, il y a un moment où tu plonges »

Deux trajectoires imprévisibles, deux équipes qui n’en finissent pas d’épater et qui rappellent le parcours du promu brestois il y a déjà cinq ans. Alex Dupont n’a rien oublié de cette sensation bretonne. « La montée n’était pas préparée, puisqu’un an auparavant, on se sauve de justesse. » En débarquant en L1, le coach brestois s’attendait à un bon début, « sur la lancée de l’accession » , mais pas au point d’être leader devant le Stade rennais et l'OM après 13 journées ! « On a joué sur l’enthousiasme, l’envie, la surprise. (…) Mais ça ne suffit pas longtemps. Physiquement, il y a un moment où tu plonges. Ce qui faisait notre force, c’était ce jeu de possession, bien défendre en ayant le ballon... » Entre Caennais et Angevins, Alex Dupont reconnaît davantage ses Brestois chez les Normands, « parce qu’il y a plus de maîtrise » . « Chacun des deux clubs a son authenticité, il y a un travail collectif remarquable de part et d’autre » , note Albert Cartier, assis sur le banc messin la saison passée.

La période des ajustements du mois d’août et des équipes encore en rodage facilite chaque année l’émergence de trouble-fêtes en haut du tableau. Mais à la mi-novembre, tant pour Caen, Angers ou encore Nice - plus attendu -, il ne s’agit plus de ça. Pour autant, Alex Dupont insiste sur l’effet de surprise. « Il existe ! La dynamique s’enclenche naturellement, la peur du début de saison – ce complexe d’infériorité – disparaît. » « Il faut entretenir tous les maillons de la chaîne, éviter toute routine qui pourrait s’installer. C’est l’affaire de tous » , explique Albert Cartier, qui a rebondi à Sochaux. Sauf que cette réussite ne tient qu’à un fil.

Une ou deux blessures, et c’est toute la machine qui s’enraye


Séduisant promu à l’automne l’an passé, le FC Metz s’est vite retrouvé aux portes de la zone rouge à la mi-saison, avant de sombrer. Albert Cartier justifie cette chute par « un manque de cohésion » , mais préfère ne pas mettre sur la place publique « ces explications internes » . Le Stade brestois aussi a eu chaud lors de sa saison faste, en assurant son maintien seulement lors de l’ultime journée. Une ou deux blessures, et c’est toute la machine qui s’enraye. « Juste avant Noël, on avait perdu Nolan Roux. En défense, Jonathan Zebina était absent, explique celui qui est revenu sur le banc de Francis-Le Blé après une pige à l'AC Ajaccio. Mentalement, ça fait mal. Quand ton buteur n’est plus là pour conclure le travail de l’équipe, tout le monde est touché. » Et les revers s’enchaînent. Jocelyn Gourvennec pourrait aussi en témoigner au vu de la courbe du promu guingampais en 2013-14.

« La saison n’est pas réussie, c’est seulement le début de saison » , soulignait il y a peu Stéphane Moulin sur le plateau de L’Équipe 21. Malherbe et le SCO ne sont pas (encore) à l’abri d’un scénario catastrophe. « En 2010-11, lors de la deuxième partie de saison, les équipes se montraient plus méfiantes et venaient à Brest pour bien défendre et contrer » , se souvient Alex Dupont. Les victoires au cordeau peuvent vite se transformer en défaite amère. Et le public place la barre haut. « La saison suivante, on fait match nul à domicile contre Saint-Étienne, les gens n’étaient pas contents. "Désolé hein, mais c’est Saint-Étienne." (…) Il ne s’agit pas de jouer pour faire match nul, mais il faut aussi accepter de partager les points quand on ne peut pas l’emporter. » Garande et Moulin ne cessent de le répéter : l'objectif, c'est le maintien. Vu l'état de l'ESTAC et du Téfécé dans le grupetto, pour Malherbe et Angers, il y a une sacrée marge. En attendant, qu'ils en profitent.





Par Florian Lefèvre - tous propos recueillis par FL
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