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Les supporters lensois hésitent entre colère et résignation

Comme Strasbourg, Le Mans ou plus récemment l'AP Luzenac, le Racing Club de Lens a été refroidi par la DNCG en se voyant refuser la montée en Ligue 1. Enthousiasmés à l'idée de retrouver l'élite, les supporters ont vite déchanté. Entre la direction nationale de contrôle de gestion, Hafiz Mammadov et Gervais Martel, ils se demandent à qui ils peuvent bien s'en prendre.

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16 mai 2014. Un sentiment de bonheur et de soulagement envahit les cœurs sang et or des supporters lensois au coup de sifflet final du match qui les oppose au Cercle athlétique bastiais. Au bout des 38 journées de Ligue 2, l'essentiel est enfin acquis. Après trois saisons à se morfondre dans l'antichambre de la Ligue 1, le Racing Club de Lens se réconcilie avec l'élite. Un championnat dont il fait partie intégrante, cumulant 57 années passées de présence. Mais depuis l'annonce de la DNCG de refuser la montée au club nordiste et de l'obliger à taper une purge de plus en Ligue 2, l'ambiance aux alentours de Bollaert en a pris un coup, au même titre que l'engouement suscité par la venue d'un certain Hafiz Mammadov, débarqué en sauveur il y a un an. Une décision prise par la direction nationale de contrôle de gestion que certains supporters peuvent juger surprenante. Car à en écouter les propos de Bastien Drut, auteur du bouquin Économie du football professionnel, le club nordiste avait toutes les raisons d'y croire. « En plus de l'apport de fonds de Mamadov, il y aurait eu des recettes, des droits télés substantiels si Lens avait pu monter en Ligue 1. Il y aurait de toute façon une affluence qui serait importante. Les recettes seraient suffisantes pour assurer la pérennité du club en Ligue 1. La DNCG n'était pas obligée d'être aussi rigoureuse. »

«  Après le 6-2, il se met à rigoler »


Un verdict de la DNCG qui aurait simplement pu proposer d'encadrer la masse salariale du club, jugé trop sévère par l'économiste. Même si celui-ci rajoute que le club a également sa part de responsabilité dans l'affaire. « Gervais Martel est obligé d'avancer l'argent à partir du moment où le budget est annoncé. Maintenant, peut-être que Lens aurait dû être moins ambitieux au départ et ne pas afficher un budget aussi important. » Sauf qu'au sujet de ce budget, le président du RC Lens avait reçu quelques garanties de la part d'Hafiz Mammadov, qui avait promis d'injecter 10 millions d'euros. Une somme dont Gervais Martel ne verra finalement jamais la couleur. En dehors de cette crampe adressée par l'homme d'affaires azerbaïdjanais aux Lensois, il émane surtout un sentiment de frustration chez les supporters, comme le soulève Pierre. « On est tous déçus, dépités et en colère. Il y avait une saison qui était bonne sur le plan sportif. Les mecs ont joué le jeu en obtenant la montée en Ligue 1. » Même si pour le responsable du groupe de supporters des Red Tigers, la situation aurait pu être anticipée. « On n'est pas surpris par le personnage. On ne le connaissait pas quand il est arrivé à Lens. Il a injecté des millions dans le Racing, on ne sait pas vraiment pourquoi il a fait ça. » En tout cas certainement pas pour l'amour du maillot. « Derrière on a entendu dire via un communiqué qu'il était amoureux du Racing mais le mec, on l'a vu une fois à Lens, une fois à Monaco. Après le 6-2 (6e journée du championnat de Ligue 2 contre Le Havre, le 14 septembre 2013), il se met à rigoler.  » Avec toujours, le sentiment d'avoir été pris pour des cons. « Mais derrière, c'est nous qui trinquons. »

« Gervais, il reconnaît ses torts  »


Dès lors, des manifestations populaires, comme celle du samedi 19 juillet, tendent à s'organiser. Mais si sur le papier, cela semble être une réussite pour l'organisateur du dernier rassemblement en date Guillaume Kaznowski, accessoirement conseiller municipal de Liévin (un millier de Lensois se sont retrouvés dans la rue), dans les mœurs, c'est autre chose. « On a décidé de ne pas y aller. On ne voyait pas trop l'intérêt de manifester. Manifester contre quoi ? Contre la DNCG ? Contre Mammadov ? Contre Martel ? » précise Pierre, qui n'exclut cependant pas d'autres regroupements de ce type. « Peut-être qu'on le fera si demain Lens ne monte pas. » De là à en vouloir à Gervais Martel ? « Il a quand même beaucoup apporté au club. Il a fait des erreurs mais tout le monde fait des erreurs. Je ne pense pas que ce soit Martel le fautif. Pour moi, ça reste l'actionnaire.  »


Pas question non plus pour Daniel, habitué des tribunes de Bollaert depuis son plus jeune âge, de taper sur son président. « Il reconnaît ses torts. C'est lui qui a sauvé le club. Quand il l'a pris, on n'avait plus rien, et on s'est retrouvés champion de France, vainqueur de la Coupe de la Ligue et demi-finaliste de la Coupe de l'UEFA. Il ne faut pas non plus brûler ce qu'on a adoré. » Hors de question également pour le responsable des Ch'tis Gavroche, de tout saccager. « Quand tout sera fini, on aura des réunions entre les groupes de supporters et Gervais. À ce moment-là, on s'expliquera et on verra bien. Mais pour l'instant, je suis dans l'expectative. On fera le point avec la direction du club. De toute façon, je vais vous dire, j'ai 65 ans, je vais au stade Bollaert depuis l'âge de 10 ans. Mon cœur est sang et or, et il le sera jusqu'à la mort. » Certaines choses ne changeront jamais.

Par Victor van den Woldenberg et Boris Teillet.
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