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Les Suisses peuvent avoir des regrets

La Pologne s'est qualifiée pour la première fois de son histoire pour les quarts de finale de cet Euro après avoir éliminé aux penaltys des Suisses qui peuvent avoir des regrets. Revenus au score grâce à une bicyclette de Shaqiri, bien plus influent en meneur de jeu, la Nati était peut-être la meilleure équipe, mais n'est pas parvenue à concrétiser ses nombreuses occasions face à un Pologne qui a fait le dos rond et attendu son heure.

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Une mine sous la barre comme pour dire merde. Comme pour dire « ok, on n'a pas été terribles, mais nous, on a bossé les tirs au but » . Car dans un exercice que l'on lie bien trop souvent au hasard, Grzegorz Krychowiak, comme ses quatre partenaires avant lui, a parfaitement exécuté Yann Sommer. Une sentence que seul Granit Xhaka, plus décidé à viser les tribunes, n'a pas réussi à transformer. La réalité est rude à encaisser pour des Suisses bien plus sexy que lors de la phase de poules et emmenés par un Shaqiri de gala, mais la vérité est bien là : c'est la Pologne qui verra les quarts de finale pour la première fois de l'Euro de son histoire.

Grosiki parfait dans son rôle du « je te mets le bordel dans la défense »


Pour ceux qui pensaient que ce match allait être ennuyeux, celui-ci a accouché d’une première mi-temps moins stérile que prévu. Grâce notamment à la Pologne ou plutôt à son sélectionneur, Adam Nawałka, tenu responsable des progrès effectués depuis le catastrophique Euro joué à la maison il y a quatre ans. Sans être géniale, et à l’image de la Hongrie, la Pologne s’appuie sur un fonds de jeu où chacun sait exactement ce qu’il a à faire. Un empilement habile de « role player » qui ne se la racontent pas, y compris Lewandowski, moins « neuf » et plus « et demi » avec sa sélection qu’avec le Bayern et qui, pour le coup, tente de se fondre dans ce collectif sans exiger de faveurs particulières. C’est lui qui profite d’une mauvaise relance de Djourou, qu’on a vu plus inspiré que dans cet Euro, pour offrir la première occasion, dès la première minute de jeu, à Milik qui manque le but vide aux seize mètres. Dans ce premier quart d’heure, les Polonais se voient au Cap-d’Agde et improvisent de jolis threesome en attaque. Ça combine à trois ou quatre, ce n’est pas toujours totalement réussi, mais Grosicki joue à la perfection son registre « je mets le bordel dans la défense » . Il peut marcher sur le ballon, l’oublier en route, ce n’est pas toujours très joli, mais il se passe souvent quelque chose. Sur une contre-attaque, il manque son dribble au milieu de deux défenseurs suisses, le récupère miraculeusement et sert Błaszczykowski, seul sur le côté droit aux seize mètres qui passe le ballon entre les jambes de ce beau gosse de Sommer. Pas scandaleuse, l’ouverture du score des Polonais conclut une timide réaction des Suisses qui s’en remettent souvent aux montées de leurs latéraux, Lichtsteiner à droite, Rodríguez à gauche, pour apporter un peu de danger. Djourou, deux fois sur corner et de la tête, inquiète Fabiański. Pas grand-chose d’autre à signaler côté occases suisses. Cela en dit long sur leurs difficultés à créer des décalages et produire du jeu. À l’image de Shaqiri, dont le physique d’haltérophile turc pourrait être un sujet de thèse. Perdu sur son aile droite, il ne sert à rien ou presque. On ne voit que des jambes arquées et des bras de garagiste.

La touchante joie d'enfant d'un Shaq ressuscité


Pas étonnant que Petković le repositionne au centre dans un rôle de meneur de jeu en deuxième mi-temps. Du coup, sous l’impulsion de son homme fort, la Suisse se réveille. L’attaquant de Stoke City taquine les gants de Fabiański sur une frappe à l’entrée de la surface de réparation, puis se rappelle les mots d’Ottmar Hitzfeld – « c’est un dribbleur hors du commun et il possède une force physique remarquable » –, alors, pour la galerie, il effectue une Zidane, puis une autre Zidane – j’efface d’un double contact de la semelle en tournant sur moi– pour conserver un ballon au milieu du terrain. Bien éduqué, il laisse un coup franc bien placé à Rodríguez que Fabiański claque juste sous sa transversale. Et puis cette 82e minute. Ce ballon de Derdyiok qui arrive à mi-hauteur aux vingt mètres, ces petits bras qui s’écartent pour assurer l’équilibre et ce ciseau qui envoie le ballon au ras du poteau gauche de Fabiański pour l’égalisation suisse et cette touchante joie d’enfant d’un Shaq ressuscité qui remet la Suisse dans le sens du jeu. Reste à finir le taf en prolongation. La Pologne tire la langue ou fait semblant de ne plus avoir d’idées en faisant tourner les aiguilles sans prendre aucun risque. Ils sont tout proches de lâcher sur une ouverture de Shaqiri que Derdiyok reprend de la tête, mais Fabiański sauve la patrie d’une claquette. Chaque corner déclenche l’hystérie du virage suisse. La balle de break est pourtant pour la Pologne et Błaszczykowski. Les Suisses auraient sûrement trouvé ça moins cruel que les penaltys. Peut-être même que Xhaka, qui a manqué le sien, aurait aimé que le match s’arrête là. Les Polonais ont le malheur de se tromper de côté et d’aller célébrer leur qualification devant les supporters suisses qui les bombardent de bouteille. En plastique. Rien de bien méchant comparé à ce qui attend peut-être Marseille.




Par Joachim Barbier, à Saint-Étienne
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