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« Les stades sont rénovés et on jette les ultras avec les débris »

Voici quelques semaines, le New-York Times publiait un article sur les supporters que la MLS trouvait un brin trop vulgaire dans leurs chants. Il est vrai qu'en Amérique du Nord, le soccer reste toujours une curiosité, très loin du cœur de l'americana sportive (football américain / base-ball / hockey sur glace). Les petits codes culturels importés du Vieux Continent doivent laisser quelque peu interdits des Américains ou des Canadiens davantage habitués à imposer leur conception du loisir au reste du monde. Parmi tous les clubs, l'Impact de Montréal, tout jeune débarqué dans cette ligue fermée, possède la singularité de pouvoir compter le mouvement ultra le plus structuré et proche des canons européens. Notamment les Ultras Montréal, très actifs en tribune et sur le net. Éric, un de ses capos, explique le particularisme de la MLS, les longs déplacements continentaux, la répression envers les ultras, la rivalité avec Toronto, Twitter et même les dissolutions de groupes en France...

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Comment le « soccer » est-il perçu aujourd'hui au Canada et au Québec ?
On ne se le cachera pas, même si les gens impliqués dans le sport ici claironnent sur tous les toits depuis des années que c'est la discipline le plus pratiquée chez les jeunes, il reste qu'il n'y a presque aucune culture foot au Québec. Le gens ne sont pas encore entièrement à l'aise avec le ballon rond. Ça se sent dans les médias autant que dans la population. Mais les choses changent, rapidement. Surtout depuis l'entrée de l'Impact en MLS.

Dans ce cadre, comment décrivez-vous votre club, l'Impact de Montréal ? Sa situation sportive ?
Dans l'immédiat, ça va très bien. Nous sommes en voie de nous qualifier pour les playoffs, pour notre seconde saison en MLS. À titre comparatif, notre rival, Toronto, n'a jamais réussi à se qualifier depuis 2007. Et ça nous amuse, évidemment. Avec un peu plus de régularité sur la route, nous serions en tête, mais j'imagine qu'on ne peut pas tout avoir. Aussi, l'équipe a remporté la Coupe des Voyageurs - la Coupe du Canada, si vous voulez - qui nous a donné accès à la Ligue des champions. C'est une très bonne saison pour nous.

Peux-tu nous présenter maintenant les Ultras Montréal ?
Le groupe a vu le jour en 2002. Le stade était entièrement dépourvu d'ambiance à l'époque et nos cofondateurs ont décidé d'y remédier. Les débuts ont été difficiles, mais le championnat remporté en 2004 a contribué à solidifier les bases. Ensuite, le nouveau stade inauguré en 2008 nous a permis une solide expansion. La première saison en MLS en 2012 nous a aussi largement aidé à grandir.

Justement, en face, quelle serait la spécificité des supporters en MLS ?
La spécificité du mouvement des supporters en MLS est qu'il n'y a pas réellement de spécificité. C'est assez complexe à décrire. La majorité des groupes de supporters se disent indépendants, mais ce sont en fait de gros fan clubs, au sein desquels les gens de tous les horizons se retrouvent. Ils n'affichent pas de personnalité propre. Ça ressemble en fait aux kops anglais en version bon-enfant, familiale et improvisée, et sans la puissance vocale. Pour notre part, nous nous revendiquons du mouvement ultra. Bien entendu, nous sommes parfaitement conscients que le contexte se révèle différent de l’Europe, mais nous nous efforçons de respecter les principes du mouvement le plus possible, même s'il faut parfois faire des compromis. Il nous est impossible d'être présent à chaque match à l’extérieur en raison des distances, par exemple.

Quels seraient vos « rivaux » dans le championnat ? Peut-on parler de « Clásico » ?
Nous n'avons qu'un seul rival à proprement parler : Toronto. Nous ne manquons pas une occasion de les chambrer, notamment dans nos tifos. Mais ils ne semblent pas avoir la capacité ou l'envie de répliquer. Pour nous, chaque match contre Toronto doit être gagné. C'est pourquoi nous avons mal réagi cette saison quand l'entraîneur y a envoyé l'équipe réserve en Coupe du Canada. Pour nous, c'est inacceptable.

En France, les groupes de supporters ont souvent du mal à communiquer avec leurs dirigeants, quelle est votre expérience à ce sujet ?
Les relations avec la direction de l'Impact se révèlent relativement bonnes et les discussions sont généralement ouvertes et franches. Le gros point de discorde réside dans l'utilisation de fumigènes et de torches. Concernant les autorités, elles sont peu présentes dans les stades de ce côté-ci de l'Atlantique et agissent généralement à la demande des clubs, s'il y a lieu.

Puisque tu évoques la pyrotechnie, on peut trouver de nombreuses photos avec des torches, cela ne doit pas vraiment correspondre à la culture locale non ?
Pas du tout, non, en effet ! Notre stade est le seul au Canada où il est possible de voir régulièrement des fumigènes dans la tribune. Peut-être un peu à Toronto, et rien à Vancouver. Ailleurs en MLS, c'est assez parsemé. Certains clubs les interdisent, d'autres les permettent de façon contrôlée. Chez nous, c'est prohibé, mais on en voit davantage que n'importe où ailleurs. Cependant, ça commence à se répandre de plus en plus dans les niveaux inférieurs (NASL, USL Pro, l'équivalent des D2 et D3, ndlr).

Et suite logique, peut-on devenir interdit de stade au Canada ?
Concernant les IDS, se faire coincer en possession d'un fumigène équivaut à un minimum de 10 matchs d'interdiction. L'an dernier, après l'utilisation de torches, deux personnes proches des UM ont écopé de 12 et 17 matchs. Chaque club possède ses propres règles. Par exemple, à Philadelphie, vous êtes foutus dehors jusqu'à ce que vous écriviez une lettre au club afin d'expliquer pourquoi il devrait vous autoriser à retourner au stade, sans oublier de devoir obligatoirement suivre une formation bidon de la MLS sur la bonne conduite dans un stade. Et ça ne garantit pas qu'ils vont vous laisser revenir. La surveillance est accrue, la MLS se permettant même d'espionner certains supporters en ligne.

« Facebook et Twitter pourraient servir à démystifier le mouvement ultra »

Vous êtes très actifs sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, chose plutôt impensable en France ou même en Europe pour la plupart des groupes. Pensez-vous qu'Internet puisse être bénéfique pour le mouvement des supporters ?
Pour nous, Facebook s'avère très utile pour joindre les gens et passer de l'information. Par exemple, comme nous ne sommes pas assez nombreux dans le groupe pour remplir un autobus, nous organisons des déplacements ouverts à l'ensemble des supporters, donc Facebook et Twitter nous permettent de les annoncer à grande échelle, et d'amener un petit kop sur la route chaque fois, plutôt que de nous limiter à 10, 15 ou 20 ultras. Ces outils ne doivent pas selon nous être rejetés du revers de la main par les groupes en Europe. Le contexte est différent et la surveillance accrue, oui, mais Facebook et Twitter pourraient servir à démystifier le mouvement ultra. En ce moment, de nombreux groupes décrient la façon dont ils sont dépeints dans les médias, et rétorquent avec des communiqués cryptiques qui ne touchent en fin de compte que les gens qui y sont déjà impliqués. C'est un peu se tirer une balle dans le pied que de rejeter d'office des outils qui permettent à notre message d’atteindre des milliers de personnes...

Tu en as parlé plus haut, comment se déroulent les déplacements quand il s'agit de se rendre aux USA ? En matière de logistique, de coût, de problèmes administratifs?
Ce n'est pas beaucoup plus compliqué quand on doit se rendre à Toronto. Évidemment, la distance joue un rôle non négligeable. Notre déplacement le plus court est à 5 h 30 de route. C'est Boston, et encore, de là, il faut emprunter un bus durant 45 minutes en direction du stade. Pour nous, en raison de l’éloignement et de la réglementation dans les transports, impossible d'arriver directement et de repartir tout de suite après le match. Notre chauffeur doit obligatoirement se reposer 8 heures avant de reprendre la route. Nous devons donc partir tard la veille pour arriver tôt le matin afin de pouvoir redémarrer tout de suite après le match. Ça nous fait à tous les coups deux nuits consécutives dans le bus et très peu de sommeil. Nous faisons donc beaucoup de tourisme. Ce qui n'est pas plus mal, dans certains cas. Une journée à New York avant un match, c'est quand même pas dégueulasse.

Pour revenir à votre activité en tribune, vous positionnez-vous par rapport à la question québécoise ? À la politique ? Vous arrive-t-il de bâcher sur des questions autres que le foot ?
Nous sommes apolitiques. Nous ne bâchons sur rien d'autre que le foot et les questions qui nous touchent directement : messages au club ou à la ligue. La politique ici est plutôt complexe et suscite beaucoup trop de passions mal placées. On veut donc éviter. Ça ne nous servirait pas, loin de là. Par contre, d'autres groupes au sein de la tribune s'affichent ouvertement anticapitalistes et/ou antifa/antiraciste.

Et vis-à-vis de la violence...?
Il se manifeste très peu d'agressivité dans les stades ici. Les accrochages ont surtout lieu avec les stadiers zélés qui agissent parfois comme des brutes. Autrement, il demeure toujours un risque lorsque nous nous déplaçons à Toronto, mais comme ils se sont surtout inspirés du film Green Street Hooligans, ça reste folklorique la plupart du temps. Il existe bien des vols d'écharpe, mais nous sommes très loin du hooliganisme.

Sinon, entretenez-vous des relations avec des acteurs de la société québécoise ? La scène musicale, punk-rock, etc ?
L'an dernier, nous avons enregistré un de nos chants avec le groupe punk East End Radicals, dont certains membres assistent au match dans le kop avec nous. Nous avons de très bonnes relations avec eux. Autrement, rien à signaler.

Et avec d'autres groupes de supporters ? Canadiens ou européens ?
Pas officiellement, non, toutefois certains membres sont proches de groupes dans divers pays, notamment en France et en Belgique, voire aussi en Corée. Nous avons en outre quelques membres qui étaient autrefois dans des groupes français.

La répression touche de plein fouet le mouvement ultra français. Craignez-vous de subir le même sort de l'autre côté de l'Atlantique ? Ou, au contraire, le mouvement ultra pourrait-il véritablement s'implanter au Canada et aux USA ?
En ce qui nous concerne, la ligue et les clubs ont encore besoin de groupes comme le nôtre pour solidifier le statut de la MLS. L'ambiance que nous amenons ne se retrouve dans aucun autre sport ici et cela apporte au soccer un pouvoir attractif certain, en plus d'en faciliter la promotion en utilisant des images de nos tifos, gestuelles, drapeaux et autres. Par contre, la tendance demeure davantage au fan club, à l'instar de Seattle. De bons petits élèves, qui respectent bien les règles, suivent bien les directives et font des petits bisous à la ligue. C'est loin d'être notre style. Très peu de groupes se revendiquent ultras, et étrangement, cette saison, tous ceux qui se réclament du mouvement subissent des pressions ou des sanctions pour diverses raisons plus ou moins valides. Nous sommes surveillés de près, c'est une évidence ; filmés, photographiés, etc. Il y a quelques matchs, j'ai encore aperçu un responsable de la ligue qui prenait des photos des bâches des différents groupes présents en tribune. À Montréal, les ultras sont indésirables, mais indispensables. Ça plonge la ligue et le club dans un profond dilemme. Comment nous contrôler sans trop nous bousculer ? Nous ne ferons aucun compromis. Le club avait une occasion à saisir l'an dernier quand nous avons entrepris des démarches pour travailler ensemble sur un projet de pyro encadrée, inspiré de ce qu'on retrouve dans certains clubs en Norvège, mais son manque de sérieux dans le dossier et ses menaces subséquentes de sanctions - alors que nous attendions qu'ils donnent suite au projet - nous ont fait comprendre que cela ne servait à rien.

Dernière question, comment percevez-vous la situation du mouvement ultra français ?
Le mouvement ultra français a toujours été une inspiration pour nous, mais il se meurt, malheureusement. Récemment, les Green Angels on annoncé leur dissolution. Ça s'en va dans la mauvaise direction. C'est dommage, mais la chasse aux ultras est ouverte et le mouvement n'en sortira pas vivant si ses acteurs continuent à réaliser des coups d'éclat négatifs, alors que les autorités les ont plus que jamais dans leur ligne de mire. Il suffit de se rappeler les attaques sur les bus de supporters adverses qu'on a pu voir récemment. Mais bon, qui sommes-nous pour juger, nous, les Canadiens ? Reste que les piliers du mouvement français tombent les uns après les autres : Paris, Sainté... Si ça continue ainsi, ils seront tous par terre avant l'Euro 2016, ce qui semble être l'objectif des autorités. Les stades sont rénovés et on jette les ultras avec les débris. Il serait peut-être temps de revoir les bases et de se serrer les coudes pour assurer la pérennité du mouvement au lieu de se lancer des bouteilles sur la gueule.

Propos recueillis par Nicolas Kssis-Martov & Antoine Aubry
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Raphael Simon Niveau : District
Intéressant. Merci pour cet article.
Fossa Dei Leoni Niveau : District
Super cette interview de bon matin! C'est vrai qu'au niveau des médias, entendre les commentateurs de RDS ou TVA (affreux d'ailleurs) commenter le foot comme du hockey, tu sens qu'il y'a encore des marches à franchir. Après à Mtl, la sphère foot grandit de plus en plus et y'a toujours moyen d'aller taper des matchs à Jarry ou à Papineau!

Enfin (c'est pas pour raconter ma vie mais c'est un sujet qui me tient à coeur), c'est vrai que la victoire 6-0 à Saputo le printemps dernier à Saputo, c'était un putain de bon moment, le kop était chaud et même le 9/10 des spectateurs restants (families) avait enfin décidé de mettre de la voix (on se faisait Toronto quand même, même combat que si c'était les Maple Leafs!)

Bref, merci pour cette interview!

Allez l'Impact et vu que la saison de lnh a repris, allez le CH !!
Ce plouc et son accent degueulasse semble s'y connaitre en football francais.
Super sympa cet article!

J'ai pu assister à un match de l'Impact contre Chivas au stade Saputo cet été dans le kop et c'est vrai que j'ai été agréablement surpris par l'ambiance. J'avais quelques préjugés sur la MLS et l’aseptisation des fans de sports US en général, mais les mecs chantent pendant 90min non-stop, craquent des fumis quand ça marque, insultent le gardien adverse,... Un vrai petit bout d'Europe en Am-Nord!

Une bien belle expérience mais d'après ce que me disaient les gars là-bas et ce que dit cette itw, l'Impact est une exception dans ce championnat.

Longue vie à l'Impact!
L'ITW est intéressante, je comprends le gars de vouloir éviter la pôlitique - au Canada, ça a pas donné des résultats terribles dans le milieu skin donc... - et j'aime son côté "mature et organisé", sans doute l'un des aspects qui manquait trop souvent au mouvement en France.
Pour le reste, ce gars mérite le respect comme tous les mecs qui font vivre les tribunes, surtout vu de France (sinon que pourrait dire les anglais ou les italiens à notre propos).
el santino Niveau : DHR
"la tendance demeure davantage au fan club, à l'instar de Seattle. De bons petits élèves, qui respectent bien les règles, suivent bien les directives et font des petits bisous à la ligue"

c'est comme ça dans tous les sports US non ?! pour avoir assisté à un match du Canadien de Montréal (équipe NHL de la ville) j'ai été assez impressionné par le calme général de la salle, bon, le match était sans enjeu majeur certes (dernier match de la saison régulière) mais en gros, à part des "defense ! defense!" sur des phases de jeux ou des "OOhhh!!" sur des gros blocks, tu regardes ça un eu comme si t'étais au ciné j'ai trouvé...
Il n'y a pas de culture d'organisation de groupe de supporters avec un coin attitré du stade ou de la salle, je trouve illusoire de croire que ça va changer.
Je crois que pas mal de fans sont d'origines latino ou des émigrés africains et européens (qui sont nombreux à Montréal) qui essayent de retrouver les ambiances du pays à Saputo et qui viennet grossire les rangs des ultras du coin ???
Note : 1
Un yankee de la mls qui prend des photos , tu écrits en Français sur la bache et c'est régler !
Facile envers un peuple unilinguiste :)

Non sérieusement , le hic c'est que certains ultras se gargarisent eux mêmes , soit dans un comportement agressif envers un supporter adverse juste pour une couleur différente de maillot , ou dans l'utilisation de feu de bengale jeter betement sur la pelouse !
( amalgamer a tord avec un fumigène )

A partir de la on colle une étiquette de hooligan , pour le mot Anglais , ou barra brava , pour le mot Hispanique d'Amsud .

Alors que le mot Ultra mouvement Italien a la base si je m'abuse , et ayant inspirer les groupes de supporters Français et Allemand maintenant , sont juste de suivre son équipe a domicile et a l'extérieur en donnant de la voix ! ( et de son temps et argent )

Sinon les Québécois ont vraiment l'air d'etre des Français des Amériques dans leurs façon de penser , bon sur ceux lachez pas la patate alors !
( Et surtout garder toujours votre langue Française du Québec intacte , les impérialistes de la langue Anglaise a travers le monde n'auront jamais raison des autres langues !! )
Fossa Dei Leoni Niveau : District
Message posté par el santino
"la tendance demeure davantage au fan club, à l'instar de Seattle. De bons petits élèves, qui respectent bien les règles, suivent bien les directives et font des petits bisous à la ligue"

c'est comme ça dans tous les sports US non ?! pour avoir assisté à un match du Canadien de Montréal (équipe NHL de la ville) j'ai été assez impressionné par le calme général de la salle, bon, le match était sans enjeu majeur certes (dernier match de la saison régulière) mais en gros, à part des "defense ! defense!" sur des phases de jeux ou des "OOhhh!!" sur des gros blocks, tu regardes ça un eu comme si t'étais au ciné j'ai trouvé...
Il n'y a pas de culture d'organisation de groupe de supporters avec un coin attitré du stade ou de la salle, je trouve illusoire de croire que ça va changer.
Je crois que pas mal de fans sont d'origines latino ou des émigrés africains et européens (qui sont nombreux à Montréal) qui essayent de retrouver les ambiances du pays à Saputo et qui viennet grossire les rangs des ultras du coin ???


Des "defense! defense!" pour du hockey?! En NBA, ouais, mais jamais entendu ça au Centre Bell mon gars...
Message posté par El Xeneize
Un yankee de la mls qui prend des photos , tu écrits en Français sur la bache et c'est régler !
Facile envers un peuple unilinguiste :)

Non sérieusement , le hic c'est que certains ultras se gargarisent eux mêmes , soit dans un comportement agressif envers un supporter adverse juste pour une couleur différente de maillot , ou dans l'utilisation de feu de bengale jeter betement sur la pelouse !
( amalgamer a tord avec un fumigène )

A partir de la on colle une étiquette de hooligan , pour le mot Anglais , ou barra brava , pour le mot Hispanique d'Amsud .

Alors que le mot Ultra mouvement Italien a la base si je m'abuse , et ayant inspirer les groupes de supporters Français et Allemand maintenant , sont juste de suivre son équipe a domicile et a l'extérieur en donnant de la voix ! ( et de son temps et argent )

Sinon les Québécois ont vraiment l'air d'etre des Français des Amériques dans leurs façon de penser , bon sur ceux lachez pas la patate alors !
( Et surtout garder toujours votre langue Française du Québec intacte , les impérialistes de la langue Anglaise a travers le monde n'auront jamais raison des autres langues !! )


Le mouvement ultra italien est né dans les 60's/70's, je te laisse imaginer le coté docile et "non violent" des jeunes de cette époque.
En Italie, la violence est constante et présente depuis des décennies, le mot d'ordre pour beaucoup est "tifo e violenza".
Donc, non, il ne s'agit pas simplement de suivre son équipe.
Crois bien que je le regrette mais le mouvement ultra, ce n'est pas ça.
Si on l'a cru à un moment, c'est que le mouvement "hools" français a essaimé un peu avant le mouvement ultra français (beaucoup de clubs ont eu une firm ou un groupe à tendance casual avant d'avoir des ultras), ledit mouvement "hools" étant bien souvent en connexion avec le mouvement skin de l'époque (lui-même antérieur à ces deux mouvements).
Par exemple, en 84, quand l'angleterre affronte la France à Paris, les hools anglais tombèrent sur des skins français, manière de dire que les seuls violents de l'époque étaient des skins (dont certains devinrent casual par la suite etc...).
En bref, puisque ces mouvements ont précédé le mouvement ultra, les ultras ont été vus (et se sont regardés eux memes) comme "différents" des hools/casuals.
Cela dit, il y avait des contre exemples (sté, ses ultras se battent depuis longtemps, dédicace au gus qui vous servait de chef dans les 90's et ses méthodes très classes, ou encore Mars...).
Au total, après avoir quasiment avalé tout ce qui se faisait de hools en France, les ultras se sont petit à petit radicalisés - et je trouve que depuis 15 ans, internet a beaucoup participé à cela - et on a vu le propos "tifo e violenza" s'imposer, au moins dans les faits.
el santino Niveau : DHR
Message posté par Fossa Dei Leoni


Des "defense! defense!" pour du hockey?! En NBA, ouais, mais jamais entendu ça au Centre Bell mon gars...


à l'époque c'était le molson center et oui en effet c'était plutôt des "Go Habs, go" scandés sur le même ton que les "defense" de NBA.
au temps pour moi !
Message posté par one_of_the_amoks


Le mouvement ultra italien est né dans les 60's/70's, je te laisse imaginer le coté docile et "non violent" des jeunes de cette époque.
En Italie, la violence est constante et présente depuis des décennies, le mot d'ordre pour beaucoup est "tifo e violenza".
Donc, non, il ne s'agit pas simplement de suivre son équipe.
Crois bien que je le regrette mais le mouvement ultra, ce n'est pas ça.


Je suppose que tu parles spécifiquement du mouvement Ultra Italien ?
aucune idée a vrai dire leurs états d'esprits , ni meme réellement du hooligan Anglais et du gars habillé en civil allant dans un stade ( casual en définition je crois )

A vrai dire pour moi la définition d'etre un Ultra est de suivre son équipe toute les semaines , avec animation , chants etc ( ici en France )

Mais quelqu’un étant pacifiste , je ne pense pas que psychologiquement il passe la barrière de voir un supporter adverse comme un ennemi !
( raisonnement humain Ultra primitif )
Même en France, les choses ont évolué.
A Paris, Lyon, Mars, Sté, Bdx, Metz (etc...), tu avais des ultras prêts à se battre.
C'est juste un constat.
louvressac Niveau : DHR
comme quoi,malgré 45 ans passé dans les tréfonds de la 4eme provinciale belge (le 8eme nouveau,quoi !) il est toujours bien de voir qu'il y a des fans du SL villers-matima partout dans le monde.....les gros nigauds de voisins du RC sartois ne peuvent une fois de plus pas en dire autant !
Message posté par one_of_the_amoks


Le mouvement ultra italien est né dans les 60's/70's, je te laisse imaginer le coté docile et "non violent" des jeunes de cette époque.
En Italie, la violence est constante et présente depuis des décennies, le mot d'ordre pour beaucoup est "tifo e violenza".
Donc, non, il ne s'agit pas simplement de suivre son équipe.
Crois bien que je le regrette mais le mouvement ultra, ce n'est pas ça.
Si on l'a cru à un moment, c'est que le mouvement "hools" français a essaimé un peu avant le mouvement ultra français (beaucoup de clubs ont eu une firm ou un groupe à tendance casual avant d'avoir des ultras), ledit mouvement "hools" étant bien souvent en connexion avec le mouvement skin de l'époque (lui-même antérieur à ces deux mouvements).
Par exemple, en 84, quand l'angleterre affronte la France à Paris, les hools anglais tombèrent sur des skins français, manière de dire que les seuls violents de l'époque étaient des skins (dont certains devinrent casual par la suite etc...).
En bref, puisque ces mouvements ont précédé le mouvement ultra, les ultras ont été vus (et se sont regardés eux memes) comme "différents" des hools/casuals.
Cela dit, il y avait des contre exemples (sté, ses ultras se battent depuis longtemps, dédicace au gus qui vous servait de chef dans les 90's et ses méthodes très classes, ou encore Mars...).
Au total, après avoir quasiment avalé tout ce qui se faisait de hools en France, les ultras se sont petit à petit radicalisés - et je trouve que depuis 15 ans, internet a beaucoup participé à cela - et on a vu le propos "tifo e violenza" s'imposer, au moins dans les faits.


Oui le "tifo e violenza" semble être devenu la norme. Internet est évidemment un facteur, les "exploits" sont hypermédiatisé, et tout les merdeux de 17 piges ont l'impression d'être des ouf et des révolutionnaires car ils craquent un fumi, ou chasse un adversaire isolé dans la rue.

Le grand public étant choqué des vols de baches alors que c'est quasiment un acte fondateur des groupes....

Pour moi la dérive est triste, dangereuse et ne menera qu'a une seule issue: leurs disparition.
Message posté par Fossa Dei Leoni


Des "defense! defense!" pour du hockey?! En NBA, ouais, mais jamais entendu ça au Centre Bell mon gars...


Moi non plus. Et j'y suis allé plusieurs fois.

De toute façon, on ne peut pas vraiment comparer les ambiances du hockey avec celles du foot.
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